Note : Ce dossier, qui retrace les événements en Haïti à
partir de mi-mars 2004, est consacré à la suite de l’insurrection de février
(lire le dossier 04 HAI 3).
Le nom du dossier provient de la date de première émeute repérée,
soit le 20 avril à Port-au-Prince.
http://www.haitipressnetwork.com/presse/index.cfm?pressID=662
Le
nouveau gouvernement se fait attendre
Source : HPN, 15 mars 2004
Le
nouveau Cabinet ministériel n’a été constitué ni le week-end écoulé ni
ce lundi à la mi-journée, comme l’a prévu le Conseil des sages. Le Premier
ministre a promis la publication de son gouvernement au plus tard le mardi 16
mars dans la soirée. Entre temps, les fonds publics sont gelés et
l’administration publique est en dysfonctionnement. La population se retrouve
privée des services de base : l’électricité, l’eau potable, les soins de
santé, entre autres.
000000
Un
soldat américain a été blessé dans un échange de tirs entre marines et
civils armés dans le quartier populaire de Bel-Air, dimanche soir. Le soldat,
dont l’identité n’a pas été révélée, a été rapatrié à Miami. Son
état de santé serait stable, à en croire les responsables militaires américains.
000000
Le
brigadier Ronald S. Coleman a été installé comme commandant en chef de la
force multinationale en Haïti, lundi 15 mars. Il a fait l’objet d’un
accueil chaleureux de la part des responsables du gouvernement. Le général
Coleman soutient que cette force est là pour aider à l’établissement d’un
climat de paix dans le pays. Il ne s’agit pas d’une force d’occupation,
a-t-il précisé.
000000
Le
chef des États majors de l’armée américaine, le général Richard Myers, a
visité la force multinationale en Haïti le samedi 13 mars dernier. Le général
Myers a indiqué que les forces étrangères étaient dans le pays pour
combattre la violence et aboutir au désarmement des bandes illégales.
000000
Le
Premier ministre Gérard Latortue a ordonné un gel des relations entre Haïti
et la Jamaïque. Cette décision est intervenue en raison de l’invitation
faite à l’ancien Président haïtien par le Premier ministre jamaïcain,
Percival James Patterson. L’ancien chef de l’État a été autorisé à
passer environ 10 semaines dans ce pays des Caraïbes. Cette décision du
gouvernement jamaïcain a été mal accueillie par plusieurs secteurs de la vie
nationale qui craignent une augmentation de la violence en Haïti à cause de la
présence de Jean Bertrand Aristide dans la région.
000000
La
sélection haïtienne de Foot-Ball a fait match nul (1-1 ) samedi soir contre la
sélection américaine à l’Orange Bowl de Miami. Les joueurs haïtiens ont
dominé d’un bout à l’autre la sélection adverse qui a pu arracher le nul
à la dernière minute du temps additionnel de la rencontre. La sélection
nationale aura à affronter l’équipe jamaïcaine dans le cadre de la deuxième
phase des éliminatoires de la coupe du monde 2006 qui doit se dérouler en
Allemagne.
000000
Plusieurs
anciens membres du régime lavalas ont obtenu leur arrestation au cours du
week-end écoulé. Par lesquels Jacques Anthony Nazaire, identifié comme un
homme de main de l’ex- président, Paul Keller, ancien responsable du SMCRS,
Harold Sévère, Rosny D. Pétion, alias Douze, bras droit de l’ancien chef de
la police nationale Jean Claude Jean Baptiste, cité comme le responsable
d’une cellule de zéro-tolérance.
000000
Des
civils armés, identifiés comme des partisans de l’opposition, ont tiré sur
la résidence de Elysée Sincère, correspondant de Vision 2000 à Petit-Goâve.
Les bandits ont incendié le véhicule du journaliste et tué son chien. Les
agresseurs ont reproché à M. Sincère d’avoir rapporté l’absence
d’autorités policières dans la ville abandonnée aux mains de civils armés.
000000
Des
partisans de l’opposition ont gagné les rues, dimanche 14 mars, pour réclamer
l’arrestation des anciens responsables lavalas, notamment l’ex-président
Aristide et son Premier ministre Yvon Neptune. Aucun incident n’a été
enregistré. CJD/JEC
http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1761

![]()
Guy Philippe bluffe les Américains
16 mars 2004
François
Hauter
Le chef des insurgés a manipulé les autorités en
place et la presse internationale
Jean-Bertrand Aristide a-t-il fui son pays, dans la nuit du
28 au 29 février, devant une troupe de 60 rebelles armés de 17 armes, qui menaçaient
de prendre la capitale d’Haïti en bluffant complètement sur leurs forces réelles,
aussi bien les journalistes que les diplomates de l’ambassade des Etats-Unis
en poste à Port-au-Prince ?
C’est la version de Jean Robert Lalanne, le chef de
« l’armée du Nord », qui nous a expliqué que l’opération de
Guy Philippe avait été une « énorme manipulation » et « une
grande imposture ».
En résumé, les diplomates américains auraient fait fuir
Aristide, car ils pensaient sincèrement que le chef des rebelles Guy Philippe
était à la tête de plusieurs milliers d’hommes, et d’un arsenal capable
de mettre Port-au-Prince à feu et à sang. Pour éviter des affrontements
meurtriers, ils auraient alors embarqué Aristide manu militari vers une
destination d’exil - Bangui -, décidée au dernier moment, avec
l’active complicité du ministre français des Affaires étrangères,
Dominique de Villepin.
« Les Américains se sont complètement fait avoir
par Guy Philippe », affirme Jean-Robert Lalanne, en expliquant que le chef
des rebelles est arrivé de la République dominicaine avec « un ou deux
pistolets », et qu’il est entré dans la ville des Gonaïves sans armes
et sans rencontrer la moindre résistance, puisque les policiers avaient alors déserté
leurs postes devant les forces rebelles locales, commandées alors par un chef
de gang sans envergure. Le même scénario s’est reproduit peu après au Cap
haïtien, la seconde ville du pays.
C’est huit jours avant la chute d’Aristide que les
diplomates américains à Port au Prince auraient établi un contact téléphonique
avec Guy Philippe et se seraient fait convaincre par l’habile bluffeur qu’il
disposait d’un millier d’hommes superbement armés par ici, de 2000 autres
par là... Jusqu’à cet instant, les Américains avaient effectué les pires
pressions sur l’opposition pour qu’elle travaille avec Aristide. Mais,
soudain, il n’était plus temps de discuter : la menace sur
Port-au-Prince était réelle... !
Les leçons de cette farce - qui se termine bien, puisque
Haïti grâce au culot de Guy Philippe a été débarrassé de l’un des pires
dictateurs de sa longue histoire - sont terribles aussi bien pour les Américains
que pour les journalistes internationaux.
Pour les Américains, Haïti est une nouvelle démonstration
de l’indigence de leurs renseignements, qui reposent trop exclusivement sur
l’électronique high tech, et pas sur des hommes capables d’aller se
renseigner en allant sur le terrain. Dans un pays du tiers-monde comme Haïti,
les écoutes de la National Security Agency (NSA) n’ont guère d’intérêt...
Pour toute la presse internationale qui a repris les
communiqués menaçants de Guy Philippe sans vérifications ni recul, faisant
gronder la perspective d’un ouragan de feu imminent sur Port-au-Prince, la
gifle n’est pas moins cuisante.
A la seule décharge des dindons de cette farce, 70 000 Haïtiens
écoeurés par Aristide avaient défilé dans les rues du Cap, et presque autant
à Port-au-Prince, cela avant la chute du dictateur, donnant le sentiment bien réel
que le pouvoir, gangrené comme un fruit pourri, était à prendre d’une
simple pichenette. C’est ce que Guy Philippe a très adroitement exploité.
Mais, en entrant à Port-au-Prince, avec ses maigres forces, il a commis une énorme
faute : il a soudain dessillé les yeux des Américains, révélant son
indigente faiblesse. Le voici, tel le roi nu, obligé de courir les provinces de
son pays, au jour le jour, pour tenter de se constituer, enfin, une troupe digne
de ce nom...
Il n’est pas prêt de réussir. Car, même s’il mérite
un titre de général pour son génie tacticien, Guy Philippe se retrouve cette
fois devant 1 600 Marines, et une administration américaine qui ne lui
pardonnera pas son audace de sitôt !
http://www.nzherald.co.nz/storydisplay.cfm?storyID=3555924&thesection=news&thesubsection=world
Multinational
forces enter cradle of
20.03.2004
1.50pm
On a mission to restore order to the still-restive town, a column of more
than 140 French Legionnaires in armored personnel carriers, trucks and jeeps
pulled into a university compound in
In the afternoon the French went out on their first foot patrol, backed
up by two armored vehicles with mounted cannons. Wearing berets, with some
carrying bazookas and sniper rifles, the soldiers said "bonjour" and
waved at residents. A beaming old lady clapped her hands and shouted
"merci, merci."
A string of mopeds and bicycles latched on to the back of the patrol like
a comet's tail. The troops went past the ruins of the
It was the first major push by multinational forces into the seaside town
where the latest bout of violence in the impoverished
The 3,000-member force sent by the United Nations to restore order after
Aristide's departure on February 29 had concentrated on
"We have won the first part of the battle but at heart our aim went
beyond fighting a dictator," said Wynter Etienne, a spokesman for the
Rebel leaders in charge of
Etienne said the so-called Front for the Liberation of Haiti would lay
down their arms in front of Latortue, a native of
"It is now up to police and the international force to guarantee
security. But if needed, the Front is willing to help." Etienne told
Reuters.
POCKETS OF TENSION
Buter Metayer, leader of the street gang that led the
Despite these assurances, occasional pockets of tension were seen. One
young man waving a pistol in one hand and a semi-automatic rifle shouted:
"No one is taking my guns."
Some residents warned the "war" was not over and expressed
caution about Latortue's new government.
"We can't trust him yet," said Fritz Desir, self-appointed
spokesman for the people of Raboteau, a
"We the Haitian people created the monster Aristide. We need to
watch what this man does. After all, it's been 200 years of the same thing,"
he said, referring to the succession of despots since
Barricades of rusty car frames, shipping containers and scrap metal had
been pushed aside and life returned to its chaotic norm. Bicycles and cars
clogged the streets.
Guns, once everywhere, were rarely seen and Metayer's fighters had
discarded uniforms and flak jackets stolen from police.
Captain George Tourmente, commander of the French troops, said the
Legionnaires intended to allow police to take up their posts again and help the
city return to a normal life.
"We have no mission of disarming the people," he said.
-
REUTERS
http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1804
![]()
Human
Rights Groups Critical Of
22 mars 2004
CAP-HAITIEN,
Haiti (AP)—Haiti’s new leader is in an "unholy alliance" with
rebels including convicted assassins, one human rights group charged, while
another warned that peacekeepers aren’t doing enough to control rebels.
Several
human rights groups questioned interim Prime Minister Gerard Latortue’s
actions at a weekend rally where he celebrated the gangsters who began
Meanwhile
ousted President Jean-Bertrand Aristide’s Lavalas Family party, in disarray
since many officials fled or are in hiding, appeared to be regrouping and warned
Monday that there can be no peace without the participation of Haiti’s largest
political movement.
A
statement from Sen. Yvon Feuille charged Lavalas members are being hounded
across the country and even killed.
"Everywhere
Lavalas is a victim. Besides those physical massacres, we see there is a
political massacre being prepared behind Lavalas’ back," he said. "Without
Lavalas, there is no solution. Without Lavalas, there won’t be the peace we
need so much."
He
denounced what he said was a "white American and French colonists’
plan" to marginalize the movement that helped bring
Aristide
left Feb. 29, claiming he was forced from power by the
Under a
U.S.-sponsored plan, Latortue last week formed a transitional government that he
said is neutral but includes no Lavalas member and is loaded with Cabinet
members critical of Aristide.
Aristide
is staying temporarily in
Latortue,
the
New
York-based Human Rights Watch warned Monday that fighters in the rebel-held
north were illegally detaining former Aristide officials and journalists who
supported him.
It urged
French troops to quickly fill a "security vacuum" in northern
"The
multinational forces need to extend their reach," said Joanne Mariner,
Human Rights Watch director, said on her return from the north. "Right now
there really is no rule of law in much of northern
Her
group said there are now fewer than 50 police for the northern region, which
used to have a few hundred, and that rebels in Cap-Haitien had 16 prisoners in
custody Saturday.
The New
York-based National Coalition for Haitian Rights, meanwhile, accused Latortue of
"fanning the flames of lawlessness" when he shared a platform with
rebel leaders at a rally in his hometown of
Coalition
director Jocelyn McCalla criticized Latortue for standing shoulder-to-shoulder
with "thugs" including rebel commander Jean Pierre Baptiste, also
known as Jean Tatoune, who escaped from jail after being sentenced to two life
sentences for involvement in the 1994 massacre of some 15 Aristide supporters.
"Tatoune
should have been in jail instead," McCalla said.
"We
strongly condemn the unholy alliance which the interim government has struck
with the
Amnesty
International’s
Cabinet
Minister Robert Ulysse rejected the criticism, saying Latortue was trying to
"reckon with everything in the past" and discuss the "repressive
nature" of Aristide’s government.
"The
government has solemnly pledged not to interfere with ... justice," Ulysse
said.
Human
rights groups say the government should arrest prominent rebels such as
Louis-Jodel Chamblain, a convicted assassin who led army death squads.
Some 300
people died in the uprising that began in
The
rebellion was begun by a street gang formerly allied with Aristide and grew to
include former soldiers of
http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1802
Haïti,
régime sous cocaïne
23
mars 2004
Développant les réseaux, plaçant ses barons, Jean-Bertrand
Aristide, le président déchu, a favorisé l’essor du trafic de drogue sur
l’île. Quant aux opposants qui viennent de le renverser, certains ont les
mains pleines de poudre.
Pas un seul cargo dans la magnifique rade de Jacmel. On ne
voit pas davantage de barcasses de pêcheurs. Et, depuis longtemps, on n’aperçoit
plus de yachts sur un littoral pourtant dentelé par les criques, les havres et
les mouillages. La navigation est jugée ici trop dangereuse. A cause de mystérieuses
embarcations qui, régulièrement, frôlent le rivage : des hors-bord avec
trois ou quatre moteurs développant au moins 150 chevaux. Ils ne surgissent que
la nuit. Mais il arrive qu’au matin les villageois en retrouvent certains
abandonnés sur la grève. Si le littoral nord d’Haïti a été une terre à
pirates, avec leur célèbre repaire de l’île de la Tortue, celui du sud,
entre Jacmel et la petite ville de Marigot, est devenu la côte des
narcotrafiquants. Pour une première bonne raison : Jacmel est situé en
face du port de Barranquilla, en Colombie. A un millier de kilomètres de là.
500 kilos de « blanche » par mois
Depuis une dizaine d’années, une large partie du trafic
de cocaïne à destination des Etats-Unis passe par Haïti. Au moins 15 %, selon
les estimations officielles. La République dominicaine voisine, pourtant plus
vaste et riche en infrastructures, ne compte que pour 5 %. Cela fait d’Haïti
la première plaque tournante de la région. Fin février, lors de son procès
à Miami, le « baron » haïtien Jacques-Baudoin Kettant
reconnaissait que son réseau acheminait 500 kilos de « blanche »
par mois sur le territoire américain. Se demander comment un pays aussi petit a
pu devenir une plaque tournante aussi importante, c’est poser la question des
complicités au sommet de l’Etat. Pourtant, le nom de Jean-Bertrand Aristide
n’est apparu que récemment. Etrangement, les Etats-Unis, qui disposaient de
solides preuves contre lui, dont celles accumulées par la vingtaine d’agents
de la DEA (département américain de lutte contre la drogue) travaillant à
Port-au-Prince, se taisaient. La défiance à son égard n’est apparue
ouvertement que lors de la dernière conférence de lutte antidrogue pour l’Amérique
du Sud et les Caraïbes qui s’est tenue du 20 au 24 octobre 2003 à Salvador
de Bahia (Brésil). Haïti avait été le seul Etat de cette zone à n’être
pas invité.
Petite ville d’environ 40 000 âmes, aux étranges
maisons coloniales piquées sur de minces et hauts piliers de fonte, Jacmel ne
ressemble en rien à un repaire de gangsters. La cité vit encore tournée vers
son passé, dans « le charme des après-midi sans fin » dont parle
l’écrivain canado-haïtien Dany Laferrière (1). Avec trois fois rien :
un peu de commerce, d’agriculture, quelques services de l’Etat et une
vingtaine de collèges et lycées privés, dont l’extraordinaire centre
Alcibiade-Pommayrac, qui, dans l’état d’abandon absolu de l’éducation,
avec des élèves de toutes classes sociales et tout en étant quasiment
gratuit, réussit à approcher 100 % de réussite au bac français. Dans cette
cité paisible, pas de trafiquants colombiens en vue. Même pas de seconds
couteaux, ou alors fugitivement, à l’hôtel le Mirage, bouclé certains soirs
de livraison. Ici, les « parrains » sont les élus locaux : Célestin
Fourrel, ex-président du Sénat, nommé par Aristide, les députés Wilmet
Content et Immacula Bazile, dont la voiture officielle servait à des transports
répréhensibles son chauffeur est en prison. Tous ont disparu un peu avant
la chute d’Aristide.
Depuis sa résidence qui donne sur la baie, l’évêque de
la ville, Mgr Poupard, 62 ans, n’est pas mécontent de leur départ.
Adversaire résolu du dictateur défroqué, il a dû faire face aux coups montés
de ses partisans. Sur les murs de la ville, des inscriptions rageuses, peintes
lors des derniers événements, lui imputent les pires infamies. « La
dernière grande livraison de drogue, se souvient-il, s’est produite il y a
quelques mois à Lavaneau, un quartier de l’autre côté de la Grande Rivière
de Jacmel. Des bateaux l’avaient amenée à proximité du rivage. Mais comme
le cours d’eau était en crue, les policiers chargés de récupérer la cocaïne
n’ont pas pu le franchir avec leurs voitures. Quand ils y sont parvenus, la
population s’en était déjà emparée et ils ont dû bastonner les gens pour
la récupérer. »
Pas de tour de contrôle
Jusqu’à la chute d’Aristide, le 29 février, le trafic
à Jacmel était en plein essor. En témoigne la construction, presque achevée,
d’un aéroport à la sortie de la ville, distante seulement d’une heure et
demie de Port-au-Prince par la route. Pas de tour de contrôle prévue. Ni de téléphone.
Mais la piste est longue de... 1 200 mètres. Et a dû coûter une jolie
fortune. Car la drogue n’arrive pas que par bateaux. Des avionnettes sont
aussi utilisées, de même que pour sa réexportation aux Etats-Unis. D’où
des atterrissages remarqués sur certaines routes nationales, notamment la n° 1
et la n° 9. Pour dissuader les Haïtiens de les emprunter la nuit, les
trafiquants ont fait courir la rumeur qu’elles étaient hantées par les
zombies (fantômes d’un mort dans la croyance populaire). « On les
fermait même à la circulation le temps que l’avion se pose et redécolle.
Parfois, comme à Léogâne (à une trentaine de kilomètres de la capitale,
ndlr), on voyait des voitures officielles venir chercher la drogue »,
raconte Lyonel Trouillot, un des grands écrivains haïtiens et membre du
Collectif Non les intellectuels hostiles à Aristide. D’où la question de
la responsabilité directe de l’ex-Président dans le trafic. « De hauts
responsables de la lutte antidrogue américains m’ont confié : "On
ne va pas te dire qu’on est remontés jusqu’à Aristide mais on est close
enough (assez près, ndlr)." C’était déjà il y a quatre ans. Le
gouvernement Clinton a toléré ce trafic bien que sa destination finale soit
les Etats-Unis », répond-il.
En fait, les Etats-Unis n’ont pas fermé les yeux sur les
activités de celui qu’ils avaient réinstallé au pouvoir en 1994, chassant
les militaires qui l’avaient renversé. « Grâce à leur système
d’observation, les services américains savaient même le numéro des plaques
d’immatriculation des voitures qui venaient chercher la cocaïne », résume
un expert occidental détaché à Port-au-Prince. Aussi multiplient-ils les
pressions sur le pouvoir. D’où quelques arrestations. « En 2003, une
quarantaine, mais seulement des petits passeurs qui sont relâchés lors de
l’amnistie de fin d’année, et 45 kilos de cocaïne saisis, une paille à
l’échelle du trafic », ajoute-t-il. Les Etats-Unis ont fini par se fâcher.
Ils ont infiltré la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) haïtienne
et y disposent d’un homme, Rudi Therassan. Ils veulent surtout faire tomber
Jacques-Baudoin Kettant et son frère Hector, les deux plus gros bonnets haïtiens,
liés aux cartels colombiens de Medellin et de Norte del Valle. Le 13 février
2003, la BRI, sans l’aval d’Aristide, monte une opération contre Hector qui
sera tué. En juin, Jacques-Baudouin tombe dans un piège qui le conduit droit
dans une prison américaine. Il lui a été tendu par... Aristide lui-même, qui
a cédé aux pressions américaines. Le Président est pourtant l’ami de
Kettant et ce dernier est le parrain d’une des filles de l’« ex-prêtre
des bidonvilles ». Il sera arrêté au palais national et aussitôt transféré
en Floride. Puis, le 16 octobre 2003, en parfaite violation des lois
internationales, des agents de la DEA arrêtent, à l’hôtel Rancho de
Port-au-Prince, un autre « parrain », Elieaubert Jasmin, dit Ed-One,
qu’ils emmènent sur-le-champ à Guantanamo, puis à Miami. Craignant pour sa
vie, Rudi Therassan s’est réfugié aux Etats-Unis.
Les paravents du Président
Pour échapper à une condamnation à quarante ans de
prison, Jacques-Baudouin Kettant collabore avec la justice américaine. Il
balance tant et plus qu’il n’écopera que de vingt-sept ans de prison. Lors
du procès, il met directement en cause Aristide, assurant lui avoir versé des
millions de dollars : « Soit on le payait, soit on mourrait. »
Désormais, les Américains sont arrivés jusqu’au président haïtien. Tout
au moins, à ses paravents : Gladys Lauture, son égérie et sa financière,
Jean-Claude Jean-Baptiste, secrétaire d’Etat aux Affaires sociales, en fait
son éminence grise. L’un et l’autre ont actuellement disparu. « Aristide
n’est pas un vrai trafiquant mais il avait besoin de beaucoup d’argent pour
se maintenir au pouvoir. Alors, il acceptait des versements mensuels des gros
barons pour fermer les yeux sur leurs trafics. Quand la dictature a commencé,
en 2000, l’aide internationale a chuté. Il lui fallait le fric de la drogue
pour la remplacer. Cela a constitué le trésor de guerre de Lavalas (le parti
qui soutient Aristide, ndlr), lui permettant de financer les centaines de gangs
de chimères et de contrôler à travers eux la population », explique le
même expert occidental.
Comme dans une vulgaire bataille de gangs, le coup décisif
lui sera asséné par un autre trafiquant, l’ex-commissaire de police Guy
Philippe, chef de l’armée du Nord, dont la rébellion, à la mi-février, a
précipité la chute du dictateur. Selon le même spécialiste, Philippe a fait
partie du gang des Equatoriens il a fait ses études à l’académie de
police de Quito de 1994 à 1996. « Lui, c’était un vrai trafiquant de
came. C’était aussi un proche de l’ex-Président, et il le disait :
"Mon patron, c’est Aristide." Mais, fin 2001, le Président l’a
brusquement accusé de trahison. » Confirmation de l’écrivain Lyonel
Trouillot : « Guy Philippe est un mondain. Tout le monde sait que ses
beaux vêtements ont été achetés avec l’argent de la drogue. Mais il n’a
pas une mauvaise image. Il a été chassé par les chimères qui ne le
trouvaient pas assez répressif. Aujourd’hui, les Haïtiens iraient jusqu’à
cotiser pour lui s’il a besoin d’armer ses hommes. » Si
l’ex-commissaire représente à ce jour l’espoir des Haïtiens, lui entend
bien jouer aussi un rôle politique de premier plan. Mais les Américains, qui
l’ont obligé à désarmer, ne veulent plus entendre parler d’un trafiquant
de drogue, fût-il repenti, comme futur chef de l’Etat. Cela n’empêche pas
l’ex-flic d’être déjà en campagne dans la perspective de prochaines élections.
A Jacmel, il a reçu un accueil triomphal. A Haïti, un trafiquant va-t-il en
remplacer un autre ?
Jean-Pierre
PERRIN
La reproduction, la
redistribution ou la syndication du texte ci-dessus, dans son intégralité ou
en partie, nécessitent l'autorisation préalable et expresse de Liberation.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
L'IPI
appelle le gouvernement Latortue et la police nationale à protéger les
journalistes en Haïti
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Port-au-Prince, 23
mars 2004 -(AHP)- L'institut de
L'IPI a fait savoir que cette attaque a été perpétrée
par des membres de la coalition politique dénommée Convergence démocratique.
Cet incident survenu le 13 mars est la plus récente des
attaques perpétrées contre les médias dans le cadre de la lutte pour le
pouvoir en Haïti, a souligné l'organisation de défense de la liberté de la
presse basée à Vienne.
En février, rappelle l'institution, deux stations de
Radio, Radio Télé Konbit et Radio Africa, ont été détruites par des rebelles
anti-Aristide.
Concernant l'attaque lancée contre le domicile de Elisée
Sincère, le directeur exécutif de IPI Johann P. Fritz, a appelé les autorités
haïtiennes à trainer les coupables devant la justice.
M. Fritz a souligné qu'il y a une tendance au sein des partis politique à considérer les journalistes comme leur propriété personnelle.
AHP 23 mars 2004 1:20 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Des
anciens militaires désarment les policiers et prenent le contrôle du
commissariat de Mirebalais
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Mirebalais, 24 mars
2004 -(AHP)- Des anciens miltaires ont pris mardi le contrôle du
commissariat de Mirebalais dans le Plateau Central, en y installant leur nouveau
commandant, un ancien militaire nommé Philippe.
Lors des événements meurtriers qui ont précédé le départ
du président Aristide le 29 février, des anciens militaires et des membres du
FRAPH conduits par Louis Jodel Chamblain et l'ancien sergent Joseph
Jean-Baptiste avaient libéré les prisoniers qui se trouvaiient incarcérés au
commissariat avant de le piller.
Mais les policiers originaires de Mirebalais avaient pu
ensuite regagner leurs postes.
Cependant, mardi , un groupe de militaires conduits Joseph
Jean-Baptiste et le nommé Fénélon ont désarmé les policiers et installé de
"nouveaux responsables".
Des fouilles ont été opérées toute la nuit dernière
dans la ville.
AHP 24 mars 2004 2:10 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
AHP
30 mars 2004 2:40 PM
** Les habitants de plusieurs régions du pays notamment
ceux de
Dès la tombée de la nuit, des individus armés
terrorisent les populations de ces régions. Ils invitent les autorités en
place à assumer leurs responsabilités.
*** Les rebelles du Nord ont annoncé avoir remis le
commissariat de police du Cap-Haïtien aux forces de police. Ce commissariat
avait été incendié par les rebelles au moment où ils prenaient la ville dans
le cadre de la lutte pour renverser le président Aristide.
Parallèlement, dans plusieurs communes du Nord-est, dont
Ouanaminthe, ce sont les forces armées du Nord qui continuent de faire la loi
dans tous les domaines d'activités.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
AHP
31 mars 2004 3:30 PM
** Les policiers des Cayes ont repris du service mardi dans
la 3è ville du pays dans des conditions extrêmement difficiles plus d'un mois
après la prise et le déchoukage du commissariat principal de la ville par des
anciens militaires et des partisans de l'ex-opposition.
Ces derniers avaient tout emporté (chaises, bureaux et
autres matériels de travail). Ces hommes avaient également libéré tous les détenus
de la prison civile des Cayes.
http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1852
Le
double jeu de la République dominicaine vis-à-vis du président déchu
1er
avril 2004
Poursuivant leur campagne pour isoler le gouvernement
provisoire haïtien, un groupe d’avocats et de proches de Jean-Bertrand
Aristide a accusé la République dominicaine de complicité dans le "coup
d’Etat" qui aurait renversé l’ancien président. Paris et Washington
soutiennent que M. Aristide est parti volontairement. Selon les témoignages
recueillis par Le Monde auprès de ses proches et de diplomates témoins de ses
dernières heures en Haïti, le président Aristide a pris la décision
d’abandonner le pouvoir de peur d’être tué par les rebelles qui
approchaient de Port-au-Prince.
Se présentant comme une "commission indépendante",
le groupe, comptant parmi ses membres Me Brian Concannon, l’un des avocats de
M. Aristide, et Kim Ives, journaliste à Haïti-Progrès, affirme que les
armes utilisées par les rebelles provenaient d’un stock de 20 000 fusils M16
remis par les Etats-Unis à l’armée dominicaine. Les rebelles auraient été
entraînés par des membres des forces spéciales américaines et auraient
utilisé des installations militaires en République dominicaine. Le président
dominicain, Hipolito Mejia, a nié ces accusations. "Le premier des fusils
promis par les Etats-Unis n’est toujours pas arrivé", s’est-il exclamé.
Les rebelles, réfugiés en République dominicaine depuis plus de deux ans,
"étaient surveillés de manière permanente par les organismes de sécurité
de l’Etat". "Nous avons maintenu une attitude équidistante entre
les groupes armés, ici et de l’autre côté de la frontière", a
cependant reconnu M. Mejia.
DEUX FERS AU FEU
Comme ses prédécesseurs, M. Mejia a gardé deux fers
au feu. Il n’a cessé, dans les enceintes internationales, de réclamer la
reprise des programmes de coopération en faveur d’Haïti. Des armes
dominicaines ont été fournies aux partisans du président Aristide par
l’intermédiaire d’une Haïtienne résidant dans la zone frontalière.
Parallèlement, le président Mejia était au courant des activités des
comploteurs haïtiens, Guy Philippe et ses deux mentors, Wendel Claude et Paul
Arcelin. Par l’intermédiaire de Jerry Mourra, le fils d’un vieil ami, M. Mejia
a appris que les rebelles achetaient des fusils, pour un montant de 50 000
dollars, à une société dominicaine, Eulalio Peralta. Jean-Bertrand Aristide
lui a demandé l’extradition de Guy Philippe. "Nous ne pouvons l’arrêter
pour des raisons politiques. Envoyez-nous le dossier de trafic de drogue que
vous dites avoir contre lui", a répondu le président dominicain, par
l’intermédiaire de son ambassadeur à Port-au-Prince. M. Aristide n’a
jamais transmis de dossier.
Lorsque le gouverneur de Floride, Jeb Bush, frère du président
américain, a visité Saint-Domingue, en octobre 2003, les comploteurs haïtiens
ont pris langue avec un membre de sa délégation, l’avocat afro-américain
Ometrias Dion Long. "Au début, je ne les ai pas pris au sérieux, puis,
lors d’une deuxième visite, en décembre, j’ai vu qu’ils étaient déterminés.
Ils cherchaient de l’argent pour acheter des armes et souhaitaient établir
des contacts à Washington", se souvient Me Long. Cet avocat d’Orlando
affirme n’avoir rien dit au frère de George Bush, mais reconnaît être
intervenu en faveur des rebelles auprès de personnalités haut placées à
Washington.
Jean-Michel
Caroit
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Monde.
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Amnesty
international dénonce de graves violations de droits de l'homme commises en Haïti
depuis le départ précipité d'Aristide
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Port-au-Prince, 7
avril 2004 -(AHP)- L'organisme
international de droits humains, Amnesty International a présenté ce mercredi
un rapport sur la situation des droits de l'homme dans le pays à l'issue d'une
mission de 15 jours en haïti.
Les membres de la délégation d'Amesty International ont
indiqué avoir réalisé plus d'une cinquantaine d'interview avec des victimes
dans la région métropolitaine de Port-au-Prince qui ont exprimé, ont-ils dit,
un profond sentiment d'insécurité et de peur malgré la présence de la force
multinationale.
La représentante de l'organisme des droits humains auprès
des Nations Unies, Yvonne Terlingen, a souligné
qu'Amnesty International a reçu des rapports faisant état de cas d'exécutions
sommaires et de kidnapping des
partisans de Fanmi Lavalas.
Selon elle, la situation est encore plus complexe
aujourd'hui dans le pays actuellement en raison de l'augmentation des acteurs
dans le jeu politique. Les bandes armées sont encore bien plus nombreuses
qu'elles l'étaient avant le départ précipité d'Aristide le 29 février
dernier.
Dans son rapport, Amnesty International a également dénoncé
le gouvernement Latortue en raison de la chasse aux sorcières lancée contre
des proches de Lavalas pour leur implication présumée dans des cas de
violations des droits humains alors que des individus déjà condamnés évadés
de prison ou qui s'étaient réfugiés à l'étranger courent les rues en
toute impunité au vu et au su de ce même gouvernement.
Yvonne Terlingen a estimé que le gouvernement devrait
faire une déclaration publique ferme s'engageant dans la lutte contre l'impunité.
Les responsables de violations de droits humains doivent être jugés quelle que
soit leur appartenance politique, a-t-elle souligné.
L'organisation de défense des droits humains a également
mis l'accent sur la nécessité pour le gouvernement de procéder au désarmement
de tous les bandes armées en vue d'assurer la sécurité de tous les haïtens.
Plusieurs secteurs tant nationaux qu'internationaux s'étaient
récemment déclarés sidérés par les déclarations du ministre intérimaire Gérard
Latortue selon lesquelles les ex-rebelles des Gonaïves étaient, selon lui, des
combattants de la liberté.
Au cours de sa mission, la délégation d'Amnesty
International a notamment rencontré le président provisoire Alexandre
Boniface, le ministre de la justice Bernard Gousse et le directeur général de
la police Léonce Charles autour de l'urgence d'avoir en Haïti une justice et
une police impartiales pour garantir le respect des libertés individuelles.
Amnesty International s'est montrée très critique à
l'encontre de la force multinationale qui n'a fait, selon elle, aucune tentative
sérieuse de concert avec la police pour désarmer les gangs armés.
Elle a déploré que les promesses faites en ce sens par
L'équipe d'Amnesty International a indiqué avoir également
visité le Pénitentier National où plus d'une quarantaine de personnes détenues
dont une majorité de membre de
Selon l'organisme, les responsables de l'ambassade américaine
en Haïti n'étaient pas en mesure de fournir des explications sur les
accusations retenues contre ces détenus.
Amnesty International demande au gouvernement américain
d'apporter des éclaircissements sur ces arrestations.
AHP 7 avril 2004
3:40 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
AHP
8 avril 2004 1:20 PM
** Des individus non identifiés ont mis le feu au local de
Radio Compas à Léogane, dans la nuit de Mercredi à jeudi.
Ces individus ont emporté
le matériel de
** Des membres de l'organisation RAMICOS proche de
l'ancienne opposition, ont empêché mercredi l'installation d'un nouveau
commissaire du gouvernement à St-Marc, Me Wisvick Mathieu Baugé.
Les membres de RAMICOS ont reproché à Me Baugé d'avoir
été proche d'une organisation populaire rivale "Bale Wouze".
Ces accusations ont été démenties par Me Baugé
http://www.aporrea.org/dameverbo.php?docid=15555
Haití.
Fuertes desórdenes se reportan desde el interior del país
Por: Prensa
Latina
Publicado el
Viernes, 09/04/04 11:34am
Puerto Príncipe,
9 abr (PL) Pese a las insistentes declaraciones de la jefatura militar
estadounidense en Haití de que la situación es estable y segura en el país,
fuertes desórdenes se reportan desde diversos puntos del interior.
Medios de
prensa refieren enfrentamientos en la portuaria ciudad sureña de Les Cayes,
entre simpatizantes del depuesto presidente, Jean Bertrand Aristide, e
integrantes de las bandas armadas que aterrorizaron el país en febrero pasado.
De acuerdo con
esas fuentes, los grupos armados, integrados en su mayoría por ex soldados del
extinto ejército haitiano y ex miembros de grupos paramilitares de la dictadura
del general Raoul Cedrás (1990-1994) se dedican a cazar partidarios de Aristide
pretextando presuntos robos.
Sólo en las
villas miseria de Les Cayes se reportó la ejecución de cinco personas,
mientras la policía nacional se mantiene al margen y obvia cualquier
investigación sobre los hechos bajo el argumento de que carece de recursos.
Emisoras de
radio y corresponsales de varios medios reportan que tanto en Les Cayes como en
numerosas ciudades haitianas hay una verdadera batalla por el control de la
situación.
Pero los
esfuerzos son insuficientes, acotan, a pesar del despliegue de una fuerza
militar extranjera de tres mil 500 efectivos liderada por Estados Unidos.
El inspector
policial Joseph Avril, si bien indicó que siguen los empeños para concretizar
el desarme de los grupos, consideró que esa tarea tomará mucho tiempo.
Por su parte,
el nuevo ministro de Justicia, Bernard Gousse, afirmó que el gobierno de
transición intenta poner más policías en las calles para acelerar las labores
de desarme, pero reconoció que el reclutamiento de nuevos efectivos tomará
meses.
La inseguridad
imperante concierne en primer lugar a los dueños de negocios, quienes fueron víctimas
de saqueos en febrero por la acción de las bandas de sediciosos y ante los
temores de nuevos desmanes entregan armas a civiles para conseguir protección
particular.
Los reportes
de estos hechos se suceden cuando se anuncia la llegada en julio de un fuerte
contigente militar de Brasil, país que asumirá la jefatura de las tropas
internacionales de manos de Estados Unidos.
Fuentes
oficiales de Brasilia indicaron que el ministerio de defensa está preparando un
contingente de mil 470 efectivos del ejército, la marina y la aviación, que
deberá estar no menos de seis meses en Haití
http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1913
Rebels
fill power vacuum
11 avril 2004
Armed
elements still control several regions of the country as human rights groups
call on the government to take decisive action.
MILOT,
They
peeked inside passing vehicles, stared at strangers, and just as scores of
others like them in
More
than a month after former President Jean-Bertrand Aristide left Haiti amid a
bloody revolt, former rebels still control large swaths of northern Haiti,
sometimes jailing suspected criminals, sometimes persecuting Aristide supporters
while hoping to eventually become paid police officers or soldiers in a new
Haitian army.
In
places like the northern port city of
This
troubles human rights groups such as Amnesty International, which on Wednesday
said it was concerned that ``a large number of armed groups continue to be
active throughout the country.’’
Louis
Jodel Chamblain, convicted in absentia for the 1994 Raboteau massacre, spends
much of his time in
PRO-ARMY
SIGNAL
Prime
Minister Gerard Latortue has said he favors the appointment of a commission to
study resurrecting the military. But his appointment of Hérard Abraham as
minister of the interior and security, a former general who has indicated his
support for a new military, is seen as a strong pro-army signal.
While
the politicians discuss the issue, former rebels told The Herald they’ve been
told the army’s return is a done deal.
’’It’s
not a matter of if,’’ said Tony Francois, 27. ``It’s a matter of when.’’
Francois
is one of about 40 former rebels who have been entrenched in the northern city
of
They
have been patrolling the streets and dispensing their own brand of justice,
arresting and jailing alleged criminals.
And they
readily admit going after Aristide backers.
’’That’s
our main objective,’’ said Francois as he and three others stood watch
outside an orphanage. ``We want to find Aristide people to put them in jail.’’
Asked
what he would do with Aristide backers, Toussaint Innocent, 28, said he would
throw them in the jail.
But
Innocent and other former rebels said they so far have not been faced with that
in Port-de-Paix because Aristide supporters have either fled or were killed in
the February revolt.
Innocent
said he would welcome the return of police to Port-de-Paix along with French
troops, who recently entered the city but promptly returned to their base in
Maj.
Xavier Pons, a spokesman for French troops, said the plan is to eventually send
soldiers to Port-de-Paix, but that Fort Liberté, 35 miles east of Cap Haitien,
which also is in the hands of former rebels, is a greater priority.
POWERFUL
FORCE
But even
in
Former
rebels still hold the main police station. The police, who are slowly returning,
have not asked the rebels to leave.
Pons
said the French soldiers have no relations with the rebels and deal exclusively
with Haitian police. He added that it is not the role of French troops to disarm
the rebels, a sharp contrast to
’’It’s
not our job to take their weapons. Our job is to provide safety in the area for
the local population. Disarmament is a problem of the government,’’ Pons
said.
The
French position may be changing. The Associated Press reported Friday that
French peacekeepers and Haitian police briefly detained Wilford Ferdinand, a
rebel commander who had been accused of kidnapping a Haitian police officer. The
AP also reported that
’’You
have more police on the streets and day by day the situation is more
quiet,’’ Pons told The Herald. ``Institutions are starting to
function normally.’’
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redistribution ou la syndication du texte ci-dessus, dans son intégralité ou
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Herald.
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Fanmi
Lavalas affirme que les élections ne sont pas possibles pendant que ses
partisans sont assassinés et persécutés à travers le pays
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Port-au-Prince, 13
avril 2004 -(AHP)-
L'organisation politique Fanmi Lavalas a annoncé officiellement ce mardi
qu'elle est dans l'opposition au gouvernement Latortue, à l'occasion de sa 2ème
conférence de presse depuis le départ
précipité du président Aristide le 29 février.
Les membres de la commission de communication de Fanmi
Lavalas a dénoncé la façon dont les responsables et les partisans de
l'ex-opposition agissent aujourd'hui par rapport à la démocratie. Ils ont dénoncé
notamment une campagne d'élimination des partisans du parti lancée à travers
tout le pays où plus de 100 personnes ont déjà trouvé la mort, ont-ils dit.
Le président du Sénat, Yvon Feuillé a fait état de
nombreux actes arbitraires et d'exécutions sommaires perpétrés contre les
membres du parti depuis le 29 février.
Il a fait savoir que Fanmi lavalas a fait retrait de son
représentant au gouvernement de consensus, Harold Julien, en raison des
violences dont sont l'objet les membres du parti et des difficultés confrontées
par la formation politique pour réunir ses membres.
L'un des plus hauts responsables du parti, Yvon Neptune a
été obligé de se commettre à couvert en raison des menaces de mort dont il
est l'objet.
Il a déclaré ne
pas comprendre comment le gouvernement Latortue a pu déclarer caduc le budget
2003-2004. Lavalas éprouve des difficultés à collaborer avec des gens qui ne
respectent la constitution, a-t-il encore fait savoir.
Pour sa part, l'ancien député de Trou du Nord Rudy Hérivaux,
tout en affirmant reconnaitre aujourd'hui encore que tous ceux qui veulent
arriver au pouvoir doivent passer par des élections, a fait savoir que les
conditions ne sont pas réunies pour
la désignation du représentant de Lavalas au CEP.
" Comment le gouvernement en place fait la chasse
peut-il demander au à Fanmi lavalas
de se faire representer dans l'organisme électoral pendant qu'il fait la chasse
aux partisans deu parti à travers tous le pays, s'est in interrogé l'ancien député.
Un autre porte-parole de Fanmi Lavalas Gilvert Angervil, a
fait savoir que les partisans du parti continuent d'être victimes d'actes de
vandalisme de la part des partisans de l'ex-opposition et d'anciens militaires
qui contrôlent, a-t-il dit, 7 des 10 départements
du pays .
Selon Givert Angervil, plus de 40 personnes ont été déjà
tuées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince dans le cadre de cette
campagne visant à éliminer les partisans du parti.
"La démocratie qui avait été promise ne s'est
toujours pas manifestée dans le pays", ont fait savoir les dirigeants du
parti, affirmant que les élections ne sont pas possibles dans cette situation
de terreur, également dénoncé ont-ils dit, par des organismes internationaux
de droits de l'homme.
AHP 13 avril 2004
2:50 PM
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Les
ex-rebelles basés au Cap-haïtien réclame des discussions avec les autorités
intérimaires pour éviter un retourement de la situation
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Cap-haïtien, 14
avril 2004- (AHP)-Les ex-rebelles basés au Cap-haïtien (Nord) et qui ont
oeuvré au renversement du président Aristide commencent à exprimer leur mécontentement
contre le gouvernement Latortue.
Ces rebelles qui croyaient pouvoir jouer un rôle actif
dans le gouvernement, ont fait savoir mercredi dans une lettre aux tenants du
pouvoir qu'ils s'attendaient à ce qu'ils entament des discussions avec eux sur
leur sort, pour éviter un retournemenmt de la situation.
Dans le même temps, la cohabitation entre les ex-rebelles
et le contingent françis présent sur le terrain devient de plus en plus
difficile.
Un responsable de ce contingent, le colonel Antoine Leroy,
a réitéré en début de semaine son appel aux anciens militaires et
ex-rebelles pour qu'ils déposent les armes.
Ils ont été même contraints de qui quitter la douane du
Cap-Haïtien qu'ils considéraient comme leur base.
Ces nouveaux développements de la situation ne semblent
pas du tout plaire aux ex-rebelles, ont fait savoir plusieurs sources dans la
deuxième ville du pays.
Le gouvernement semble êrtre confronté à un grave
malaise par rapport aux rebelles.
Si le premier ministre intérimaire a qualifié ceux des
gonaïves de combattants de la liberté, le chef de la diplomatie américaine,
Colin Powell, les taxe pour sa part de "bandits"dont il a réclamé le
désarmement lors de sa récente visite à Port-au-Prince.
Leur chef, Guy philippe, pose de son côté des conditions
pour la remise des armes en possession de ses hommes. Il réclame notamment leur
réinsersion dans la vie civile.
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Les
anciens rebelles inquiets sur leur sort: un de leur chef Winter etienne
rencontre un responsable de la primature
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Port-au-Prince, 16
avril 2004 -(AHP)- Un des
responsables des ex-rebelles des
Gonaïves, Winter Etienne, a été reçu jeudi par un responsable à
A l'occasion de sa visite dans
Winter Etienne a déclaré vouloir des explications sur ces
promesses restées jusqu'ici insatisfaites.
Il a toutefois annoncé que ses hommes entendent déposer
leurs armes le 18 mai.
Parallèlement, au Cap-Haïtien, un ex-rebelle qui a pris
les armes aux côtés des hommes de Guy Philippe et de Louis Jodel Chamblain
contre le président Aristide, a été arrêté ce vendredi par le contingent
français déployé dans la région.
Robert Jean contre lequel un mandat avait été décerné
depuis quelque temps est accusé d'avoir commis des exactions sur la population,
et de responsabilité dans des cas de kidnapping et de vols de voitures.
Dans le Plateau Central, les anciens militaires ont organisé
ce vendredi une marche pour exiger leur intégration dans la police nationale et
prortester contre l'invitation qui leur est faite à déposer les armes.
Cette marche est partie de leur quartier général à
Papaye pour aboutir à la ville de Hinche.
Les anciens rebelles qui contrôlent le département du
centre ont déclaré n'avoir nullement l'intention de déposer leurs armes ni d'intéger
la police nationale puisque, ont-ils dit, la constitution reconnait l'existence
des forces armées.
Entre temps, de plus en plus de voix s'élevent pour dénoncer
toute tentative d'intégration des ex-rebelles dans la police nationale, en dépit
des promesses faites par les autorités intérimaires.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a été le
premier à considérer les ex-rebelles commes des "bandits et des
violateurs de droits de l'homme".
De nombreux autres officiels américains ont ensuite emboîté
le pas dont les parlementaires William Nelson et Kendrick Mick.
Mercredi, c'est le nouveau représentant du gouvernement
intérimaire à l'OEA Duly brutus qui affirmait que le gouvernement en place n'a
rien à voir avec les rebelles ayant pris les armes en février dernier.
"Je me sentirais géné si je représentais un
gouvernement qui serait formé avec des anciens rebelles", a lancé Duly
Brutus.
Selon des sources proches des anciens insurgés, ces
derniers seraient très inquiets de la lenteur prise par les autorités à se
prononcer sur leur sort.
Plusieurs d'entre eux ont fait savoir qu'on leur avait
promis qu'ils joueraient un rôle dans le gouvernement post-Aristide.
En début de semaine, le chef de l'armé du Nord a posé
des questions pour la remise des armes en possession de ses hommes. Il réclame
leur insertion dans la vie civile.
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Fanmi Lavalas dénonce la
poursuite de la chasse aux sorcières contre ses membres
Port-au-Prince, 19 avril 2004 -(AHP)- La
chasse aux militants et partisans de Fanmi Lavalas se poursuit dans différentes
régions du pays dont Petit-Goâve, près de deux mois après le départ pour
l'exil du président Jean Bertrand Aristide.
Du 1er mars à nos jours, ce sont les anciens militaires,
les ex-rebelles et les membres de l'ancienne opposition qui ont le contrôle de
Les militants Lavalas ayant eu la vie sauve, ont dû
gagner le maquis laissant leurs maisons en flamme, ont fait savoir deux
militants Lavalas qui se sont réfugiés à Port-au-Prince, Luc Mésidor
Luc et Jean Fritz Flerimont.
Ils déclarent s'être réfugiés à Port-au-Prince
pour échapper au climat de violence instauré dans la ville par des hommes
lourdement armés ayant à leur tête un certain "Ti Kendé" qui s'est
autoproclamé commissaire de police de
De professeurs, de juristes et autres professionnels,
ont dû également se mettre à couvert, ont encore affirmé les deux jeunes.
Ils invitent les organisations haïtiennes de droits de
l'homme à avoir le courage de mener une enquête à Petit-Goâve afin de dénoncer
les axactions des hommes de Ti Kendé qui continuent ont-ils dit, de rançonner
la population.
AHP
19 avril 2004 10:50 AM
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Les ex-rebelles, une épine
au pied du gouvernement Latortue
Port-au-Prince, 19 avril 2004 -(AHP)- Les
ex-rebelles composés pour la plupart d'anciens militaires représentent une épine
au pied du gouvernement Latortue.
Au Cap-Haïtien, plusieurs militaires démobilisés
ont appelé au cours du week-end leurs collègues à reprendre le contrôle des
commissariats qu'ils occupaient jusqu'à récemment.
Ces anciens militaires qui ont manifesté vendredi
dans la 2è ville du pays, ont affirmé vouloir signifier à qui veut l'entendre
que l'armée est de retour et qu'ils entendent jouer leur rôle dans le
pays.
Ces ex-rebelles ont fait savoir qu'ils n'obéiront plus aux
ordres de l'ancien chef du FRAPH, Louis Jodel Chamblain, considéré jusqu'ici
comme le commandant de l'armée du Nord.
Dans le Plateau Central, les anciens militaires ont
organisé vendredi une marche pour protester contre l'invitation qui leur
est faite de déposer les armes.
Les anciens rebelles qui contrôlent le département du
centre ont déclaré n'avoir nullement l'intention de déposer leurs armes ni d'intéger
la police nationale puisque, ont-ils dit, la constitution reconnait l'existence
des forces armées.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Le secrétaire général
de l'AJH dénonce les menaces de mort dont l'objet des journalistes et des
corresppondants de presse en plusieurs points du pays
Port-au-Prince, 20 avril 2004 -(AHP)- Le secrétaire
général de l'Association des journalistes, Guiler C. Delva, a dénoncé mardi
les menaces de mort dont sont l'objet des journalistes et des correspondants de
presse à travers le pays.
M. Delva a sutout pointé du doigt les bandes armées opérant
en différents points du pays, notammen les ex-rebelles ayant pris les armes
contre le président Aristide dans le cadre du mouvement de l'opposiition visant
le renversement de ce dernier.
Le secrétaire général de l'AJH a déploré le fait que
des corresopondants de presse ont été réduits au silence en raison des
menaces qui pèsent sur eux.
"Nous avons même réglé leur compte à certains des
nôtres qui voulaient mettre notre mouvement en péril, a rapporté M. Delva qui
a parlé à l'un des ex-rebelles du plateau central.
Ce sont les ex-rebelles basés à Mirebalais qui avait
enlevé vendredi le correspondant de Radio Solidarité dans cette région.
Le responsable de l'AJH affime avoir rencontré le président
et le premier ministre intérimaires, Boniface Alexandre et Gérard Latortue
autour de la nécessisté de rétablir l'ordre dans le pays et de permettre aux
journalistes d'accomplir leur travail à l'abri de menaces et de persécutions.
Guy Delva a également appelé les autorités à relancer
les dossiers relatifs à l'assassinat du directeur général de Radio Haïti
Inter, Jean Léopold Dominique et de Brignol Lindor.
AHP
20 avril 2004 3:30 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Un jeune décédé et 20
autres blessés au cours des échauffourées ayant marqué la 2ème journée
d'inscriptions pour la formation de la 15è promotion de
Port-au-Prince, 20 avril 2004 -(AHP)- Un
postulant policier Jerry Prophète est mort piétiné ce mardi sur la cour de
l'académie de police à Frères au cours d'échauffourrées à l'occasion de la
2ème journée d'inscriptions pour la formation de la 15è promotion de
Plus de 20 autres personnes ont été blessées au
cours de ces opérations qui se sont déroulées dans un vaste mouvement de désordre
et marquées par de graves irrégularités
L'inspecteur général de la police, Jean Yonel Trécil, a
confirmé que 23 postulants ont été blessés dont quatre grièvement. Les
blessés ont été conduits à l'hôpital de la communauté haïtienne.
M. Trécil a fait savoir que
la situation aurait pu être pire sans la présence des
militaires français qui ont pu fournir les premiers soins aux personnes blessées
Plusieurs des candidats ont dénoncé les manoeuvres de
plusieurs policiers de
Ils ont également accusé des agents de
"Nous avons été humiliés et maltraités par les
policiers", ont affirmé plusieurs jeunes dont certains sont arrivés de la
province.
Dépassés par les événements, les responsables ont décidé
à surseoir provisoirement au processus d'inscriptions, en attendant la mise en
place de meilleures structures.
AHP
20 avril 2004 2:30 PM
http://www.medialternatif.org/alterpresse/article.php3?id_article=1337
Un mort et plusieurs blessés lors d'une
opération d'inscription à la police
Posté
le mardi 20 avril 2004
Port-au-Prince,
20 mars 04, [Alter Presse] --- La deuxième journée d'inscription pour le
recrutement d'une nouvelle promotion de
Un
jeune homme de vingt-trois ans Jerry Prophète est décidé ce 20 avril devant
le local de l'académie nationale de police à Frères (Pétion Ville), après
avoir inhalé du gaz lacrymogène.
Parmi
les personnes blessées 8 ont été transportées d'urgence à l'Hôpital de la
communauté Haïtienne, située dan la région de l'accadémie à Frères (périphérie
Nord-est), a indiqué à AlterPresse l'Inspecteur Lionel Trécil.
Un
reporter d'AlterPresse a pu constater l'ampleur de la situation à l'Hôpital de
la communauté Haïtienne où le personnel médical se démenait pour a apporter
des soins à 6 jeunes grièvement blessés. Selon une responsable, d'autres
blessés plus graves ont été transportés à l'hôpital de l'Université
d'Etat d'Haïti.
Devant
le local de l'Académie de police, des milliers de jeunes attendaient la reprise
du processus d'inscription. Ils étaient en majorité des étudiants et élèves
qui se sont déclarés tiraillés par le chômage. Nombre d'entre eux
attendaient depuis depuis la veille.
A
un certain moment les nerfs ont cédé et il y a eu affrontement entre
postulants et forces de l'ordre. Selon des postulants, le fait par les policiers
de réclamer de l'argent à certains d'entre eux pour leur faire avoir les premières
places, allait provoquer le début des tensions.
L'Inspecteur
Jean-Yonel Trécil a fait savoir que les responsables séviront contre des
policiers qui ont eu « un comportement contraire à l'éthique et à la déontologie
policière ».
Des
gendarmes français qui assuraient la sécurité du processus d'inscription ont
montré des signes de fatigue.
Après
ce grave incident, les responsables de
Quant
elles vont reprendre, les inscriptions vont se faire par ordre alphabétique,
par zones géographiques et dans divers commissariats de police, ont annoncé
des dirigeants de la police nationale.
Plusieurs
médias avaient souligné le fait que le processus de recrutement s'était
ouvert le 19 avril dans une atmosphère de pagaille.
Sur
Télé Haïti, station de télévision privée, on pouvait voir des policiers à
bord de pick-up qui transportaient des postulants policiers et qui facilitaient
l'accès de ces derniers au local de l'académie de police au détriment des
nombreux autres postulants qui faisaient la queue pendant des heures. Ce qui
avait scandalisé ces derniers.
La
police nationale d'Haïti ne compte actuellement qu' environ 2500 policiers pour
8 millions 500 mille habitants. Son effectif devrait passer à environ six mille
dans deux ans, a annoncé le ministre de la justice et de la sécurité
publique, Bernard Gousse. [rv
vs gp apr
http://www.jang.com.pk/thenews/apr2004-daily/18-04-2004/main/update.shtml
ISSN 1563-9479
(Updated at 0925 PST)
The dead man, 23-year-old Jerry Prophete, was among thousands who answered a
recruitment call for the new Haitian police force. Riot police used tear gas and
bludgeons to maintain order in the crowd after a scuffle. People in the crowd
struck back at the police by throwing rocks. French troops later intervened to
restore calm and treat the wounded.
http://www.levif.be/belga/BelgaNieuws.asp?ArticleID=3309&SectionID=10
Bron: Belga
21/4/2004 1:10
PORT-AU-PRINCE 21/04 (BELGA/AG)
= Un jeune homme est mort étouffé et 23 autres jeunes gens ont été blessés,
dont quatre sérieusement, lors d'une séance d'inscription pour une nouvelle
promotion de
http://haitiimpact.com/cgi-bin/index.cgi?pl=headlines&id=1082560662&display=1
Bousculades lors du
recrutement de nouveaux policiers: 1 morts, 23 blessés
-- AFP
Un jeune homme est mort étouffé et 23 autres jeunes gens
ont été blessés, dont quatre sérieusement, lors d'une séance d'inscription
pour une nouvelle promotion de
Des milliers de jeunes gens s'étaient présentés à cette séance de
recrutement provoquant des bousculades qui ont été réprimées par la police
anti-émeute (CIMO).
Jerry Prophète, 23 ans, est mort alors qu'il venait de s'inscrire pour devenir
policier.
Lors des échauffourées,
Un détachement de gendarmes mobiles français, cantonnés à Port-au-Prince,
est intervenu pour réanimer les blessés et ramener le calme.
Un responsable policier, le commissaire divisionnaire Lyonel Trécile, a déploré
ces incidents et indiqué que le recrutement était suspendu jusqu'à lundi.
De nombreux jeunes ont dénoncé sur les radios haïtiennes le rôle de la
police anti-émeute et le comportement de nombreux policiers qu'ils ont accusé
de "rançonner" les jeunes pour les faire passer avant d'autres
candidats.
http://www.bradenton.com/mld/bradenton/news/world/8485067.htm?template=contentModules/printstory.jsp
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Posted
on
1 Killed in
MICHELLE FAUL
Associated Press
Police
fired tear gas and beat back applicants with batons as thousands of job hunters
rushed the academy on Tuesday, crashing through the gates and past French guards.
U.S. Marines helped to control the crowd by blocking the academy entrance with
Humvees.
Meanwhile,
the
During
the stampede, Jerry Prophete, 23, fell and was trampled to death, said Police
Commissioner Jean-Yonel Trecile, who said 23 others were injured and eight were
hospitalized.
"The
crowd got so big that the police couldn't control the situation,"
Jean-Pierre Benjamin, 25, said Wednesday as he recovered at a hospital in
suburban Petionville. "The gates broke open and people started falling. I
fell and others stepped on me."
As many
as 4,000 applicants showed up for the first day of the recruiting drive on
Monday. The numbers swelled to as many as 15,000 people on Tuesday, Trecile said.
Trecile
said police had not anticipated the turnout, but said the job hunters were
partly to blame. "At one point they went wild," he said.
He said
some officers from the riot squad on Monday were taking bribes to allow would-be
recruits through the gates of the academy. Trecile said police were
investigating.
Most of
the impoverished
The
police recruiting drive has been postponed until Monday, when applicants will be
divided among three locations and by the first letter of their last names.
Some 150
officers were fired last week for abandoning their posts and ethics violations
by a U.S.-backed interim government backed by a U.S.-led multinational force.
The
But a
Francoise
Newry, wife of Ambassador Eugene Newry, was shot and robbed of her handbag at a
market near the downtown presidential palace on Saturday. That night, Michelle
Williams, wife of the embassy's second secretary, received a threatening
telephone call.
Mrs.
Newry underwent surgery that day in
© 2004 AP Wire and wire service sources. All Rights Reserved.
http://www.bradenton.com
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Panique
ce mercredi Hinche, tension à
Petit-Goâve et arrestations à Miragoâne
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Hinche, 21 avril 2004
-(AHP)- Des membres de la populations de Hinche ont manifesté ce mercredi pour
protester contre la présence de la force multinationale dans la région.
Les ex-rebelles qui avaient pris les armes en février
dernier contre le président Aristide ont dû abandonner les commssariats et
leurs uniformes pour céder officiellement la place à un contingent de
militaires chiliens.
Cette manifestation a provoqué une grande panique dans la
ville où les activités ont été paralysés.
Des membres de la population dont des partisans de
l'ex-opposition ont estimé que les rebelles devraient jouer un rôle dans le
cadre de ce gouvernement pour avoir rendu , ont-ils dit, d'énormes services.
Si les ex-rebelles du plateau central ont fait place au
contingent chilien, ils n'ont pas encore remis leurs armes.
Ces derniers ont fait savoir par ailleurs qu'ils
n'entendaient pas intégrer la police nationale, puisqu'ils représentent l'armée
d'Haïti qui est, ont-ils dit, une force constitutionnelle.
Une vive tension a également régné ce mercredi à
petit-Goâve où une personne a été blessée par balle.
L'arrestation de deux membres de la convergence démocratique
a été à la base de cette situation.
La route nationale #2 était bloquée jusqu'en fin d'après-midi
au niveau de petit-Goâve où des tirs nourris étaient entendus.
AHP 21 avril 2004 3:45 PM
http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/040425/481/pap10704251715

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Jean-Dulsone
Noncent nurses a bullet wound in the back of his calf in Petit Goave,
http://www.lasegunda.com/ediciononline/elmundo/detalle/index.asp?idnoticia=156037
Miércoles
28 de Abril de 2004
Tropas
chilenas detuvieron a 15 personas en Haití
Fuente :Orbe
Efectivos
chilenos debieron actuar ante una petición de juez haitiano, cuando la policía
local fue sobrepasada.
PUERTO
PRINCIPE.- En una acción conjunta con la policía nacional haitiana, fuerzas
del Batallón Chile detuvieron hoy a quince personas que estaban provocando
incidentes y saqueos en un sector de Puerto Príncipe, según informó el Ejército
de Chile.
El
procedimiento se llevó a cabo luego que el magistrado titular del Tribunal de
Delmas, juez Salomón Mageno, solicitara la presencia de la policía nacional
haitiana para hacer cumplir una orden de arresto contra un grupo de 20 personas
que estaban ocasionando desórdenes, 800 metros al oeste del cuartel general
multinacional.
Al ser
sobrepasadas las fuerzas policiales, se solicitó la concurrencia de tropas
multinacionales. Y por tratarse de un sector inserto en la zona jurisdiccional
chilena, fuerzas del batallón Chile acudieron al lugar y detuvieron a quince
personas.
Posteriormente,
por orden del magistrado antes mencionado, el personal chileno escoltó a los
detenidos hasta la cárcel, lugar en el que permanecen en estos momentos.
Además,
durante el procedimiento los chilenos requisaron una pistola
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=945
HAÏTI LE DOS AU MUR
par
Sally Burch
30 avril 2004
Le Brésil a accepté
de prendre le commandement de la force internationale de paix des Nations Unies
en Haïti à partir du 1er juillet prochain quand les Casques bleus assureront
la relève de la force menée par les États-Unis qui a expulsé le président
Jean- Bertrand Aristide du pouvoir le 29 février. Cette force armée est
actuellement composée de 3.700 soldats des États-Unis, du Canada, de
Pour sa part, le
gouvernement intérimaire a signé un accord le 4 avril avec les partis
politiques (parmi lesquels ne figure pas le parti Lavalas de Aristide) et des
représentants de la société civile en vue de la tenue d’élections l’année
prochaine. Le président démocratiquement élu assumera le pouvoir au plus tard
le 7 février 2006.
Entre-temps, la
population continue d’être soumise à la pénurie et au chaos, à une quasi
absence de services de base et d’ordre public. Il n’y a plus d’électricité
dans la capitale depuis des semaines et les détritus s’amoncellent dans les
rues. Une « chasse aux sorcières » s’est déchaînée contre les
partisans d’Aristide. Beaucoup d’entre eux sont toujours cachés mais des
dizaines ont été assassinées. Les bandes armées continuent de faire la loi
à leur manière, surtout dans la zone intérieure du pays où l’on n’a pas
encore nommé les nouvelles autorités locales. Dans certaines régions, la
nourriture manque.
Le gouvernement du
premier ministre intérimaire, Gérard Latortue, se bat pratiquement sans aucune
ressources pour rétablir un certain ordre dans ce pays de presque 8 millions
d’habitants. Le gouvernement sortant, faisant face au gel de quelques 500
millions de dollars d’aide internationale après avoir été accusé de
fraudes fiscales, a laissé un déficit budgétaire de 100 millions de dollars.
Une bonne partie de l’infrastructure étatique a été détruite au cours des
émeutes de février - ces dégâts sont estimés entre 100 et 300 millions de
dollars- et la capacité de collecte d’impôts est réduite à son minimum.
L’aide annoncée récemment par les Etats-Unis, de 9 millions de dollars pour
la démocratie, qui sera administrée par l’Organisation des Etats américains
(OEA), ainsi que 55 millions de dollars d’aide économique et humanitaire,
paraissent être des montants dérisoires face à l’envergure des besoins.
Le désordre public est
encore aggravé par la complaisance des autorités et de la dite force de paix
envers les rebelles armés. Ni les autorités, ni les forces étrangères ne
semblent pressées de les désarmer. Les rebelles, composés en majeure partie
d’anciens militaires ayant participé au coup d’état et par des forces
paramilitaires de droite, se rengorgent de la qualification de « combattants
pour la liberté » que leur a reconnu Latortue, en promettant de les intégrer
dans les forces de police. Actuellement, un des leaders des rebelles, l’ex
colonel de l’armée Remissainthe Ravix, réclame également la reconstitution
de l’armée. Ravix, qui dit commander 1.681 anciens soldats, prétend que
« nous sommes l’armée haitienne ». Selon lui, il s’agirait d’
« une force constitutionnelle ». L’armée a été dissoute par
Aristide quand il est revenu au pouvoir en tant que président constitutionnel
il y a dix ans, après un intervalle de trois ans de dictature militaire.
La complaisance des
Etats-Unis avec les forces rebelles n’est pas surprenante si l’on sait
qu’ils les appuient déjà depuis un certain temps. Fin mars, les résultats
préliminaires d’une Commission d’investigation sur Haïti ont été rendus
public à Saint-Domingue. Cette Commission, instaurée par l’ancien procureur
général des États-Unis Ramsey Clark, enquêtait sur les événements de février.
Elle a révélé que les gouvernements américain et dominicain auraient
participé à l’armement et à l’entraînement des rebelles haïtiens sur le
territoire dominicain.
Désaccord dans les
Caraïbes
Une vive polémique
internationale s’est développée quant à la façon dont Aristide a été
forcé d’abandonner le pouvoir et quant au rôle des Etats-Unis et de
La préoccupation des
pays de la région est sans aucun doute fondée. L’histoire des Caraïbes
abonde en gouvernements destitués par la volonté des Etats-Unis. Cuba et le
Venezuela, en particulier, craignent d’être la cible d’une possible
intervention américaine. Certains analystes considèrent en outre que les
Etats-Unis trépignent d’impatience à l’idée d’établir une base
militaire permanente, une plate-forme stratégique en Haïti pour pouvoir
intervenir plus facilement dans la région. De fait, une mission de députés
qui a visité Haïti récemment, est revenue en recommandant que les Etats-Unis
prolongent leur présence dans l’île au-delà de juillet.
Entre-temps, Aristide
est en Jamaïque. Il y est finalement arrivé après son départ de
« L’intervention
nous a confisqué la victoire »
A l’intérieur du
pays, de nombreux secteurs sociaux et démocratiques défendent une position
plus nuancée. Les secteurs sociaux qui réclamaient le départ d’Aristide
pour sa corruption et pour son style dictatorial de gouvernement, accordent un
soutien critique au gouvernement intérimaire en considérant que celui-ci
pourrait entamer un processus démocratique dans le pays.
Les organisations haïtiennes,
membres de l’Assemblée des Peuples des Caraïbes, où l’on trouve entre
autres des organisations de défense des droits humains, des organisations de développement
rural, de femmes et des églises populaires, ont publié un communiqué le 15
mars à l’attention de leurs homologues caribéens dans lequel elles leur
demandaient de dénoncer la présence de Aristide en Jamaïque. Elles considèrent
que Aristide a trahi les objectifs et les idéaux du mouvement populaire de 1986
(qui a eu raison de la dictature des Duvalier), que son régime appliquait
docilement les consignes de Washington et du FMI et qu’il a détruit les
institutions du pays et une bonne partie de sa capacité productive.
Ces organisations
demandent aux ami(e)s du peuple haïtien qu’ils les aident à consolider le
processus actuel, c’est-à-dire, qu’ils donnent la priorité à la lutte
contre l’occupation actuelle de leur territoire. Elles condamnent les
circonstances dans lesquelles Aristide a abandonné le pays, l’intervention du
département d’Etat américain dans la politique interne du pays ainsi que
l’insurrection armée appuyée par
Source :
ALAI, América Latina en Movimiento, 28-04-04.
Traduction : Anne Vereecken, pour RISAL.
http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=1997
AP
Former
Haitian soldiers apply to join national police
2
mai 2004
About
600 men in their 30s and 40s gathered at the capital’s police academy with old
military ID cards and other documents in hand. Hugging and clasping hands, many
had not seen each other since 1994, when Aristide dissolved the army of more
than 7,000 which helped oust him in a 1991 coup.
"Today
is a big celebration for us because we can finally get together and share ideas
and talk," said Buissicait Milot, a former soldier who studied architecture
and agriculture at the state university after being decommissioned.
Milot
said that under Aristide, former soldiers could only meet secretly or face
persecution. He and many others said they should be integrated into the police
because they are already trained.
"We
did police security in the military," said Milot, gesturing to himself and
another man present.
Less
than half of Haiti’s 5,000 police have returned to their posts since Aristide
left on Feb. 29, posing challenges for a government that says it wants to
reconcile the divided 8.2 million population, but insists that those who helped
get rid of Aristide _ including former soldiers accused of human rights
violations _ deserve some recognition.
Two
weeks ago, the government fired 150 mainly high-ranking police officials
followed by a continued campaign for new police recruits.
Last
week, thousands of job applicants formed a line more than
Sunday’s
recruiting drive came at the behest of the Interior Ministry. The first
objective is to verify that those who have applied had in fact served in the
military, followed by a screening process and medical exams. The ministry said
it would try to find other jobs for those who don’t make the cut.
Human
rights groups have expressed concerned that the government will integrate former
members of the disbanded army into the police force.
But
Apollos Laurore, a former colonel who works for the Interior Ministry, said that
the screening process will eliminate candidates known to have committed abuses
while in the military.
In
the meantime,
On
Friday, the U.N. Security Council authorized a wide-ranging mission with more
than 8,000 troops and police to help stabilize the troubled
Many
former Haitian soldiers, however, said that more security is needed and they are
hoping to provide it.
"Businessmen
in Petionville said they would close their doors this week if they don’t get
more security," said former soldier Paul Withny, referring to a planned
strike in the
"But
we are here, and we are prepared to protect them," he said. "It would
take months to train people who were not in the military."
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Entre 300 et 500 cadavres
recensés dans les rues de Port-au-Prince en février et mars
Port-au-Prince, 3 mai 2004 -(AHP)- La commission
Nationale Justice et Paix, a déclaré lundi avoir recencé plus de 300 cadavres
dans les rues de Port-au-prince au cours des mois de février et mars.
Selon un rapport publié cette semaine, ce chiffre pourrait
atteindre les 500. La plupart des victimes ont été tuées par balles notamment
pendant la période des troubles politiques consécutifs au départ précipité
de Jean Bertrand Aristide.
Le responsable de Justice et Paix, le Père Jean Hansens, a
attiré l'attention des autorités en place sur cette situation qui met a-t-il
dit, en évidence le niveau de criminalité dans le pays.
Selon lui, la plupart des assassinats enregistrés dans les
rues, sont étroitement liés à des raisons politiques.
Le Père Hansens a fait savoir que cette situation est extrêmement
préoccupante. Il appelle les autorités provisoires à agir au plus vite pour
mettre un terme à la violence qui frappe le pays.
AHP
3 mai 2004 11:50 AM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Plusieurs
personnes blessées et une cinquantaine de maisons incendiées à Saint-Michel
de l'Attalaye par de présumés partisans de l'ex-opposition
St-Michel de
Lattalaye, le 4 mai 2004 -(AHP)-
Plusieurs personnes ont été blessées au cours du week-end écoulé par des
individus armés dans la localité "Ka Pòl", une section communale de
St-Michel de Lattalaye.
Les auteurs des ces actes qui s'identifient comme des
partisans de l'ex-opposition et des ex-rebelles, ont également mis le feu à
une cinquantaine de maisons et emporté les biens des habitants.
Les bandits armés conduits par les nommés Hendel Volma et
Frantz Jules Guerrier sont accusés de terroriser les habitants de la
localitée en vue de les forcer à gagner le maquis.
Les paysans appellent les autorités en place à prendre
des dispositions en vue de mettre un terme à leur calvaire.
AHP 4 mai 2004 3:50 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Le premier
ministre provisoire presse les haïtiens de changer leurs habitudes de
consommation face à la cherté de certains produits
Port-au-Prince, 5 mai 2004 -(AHP)-
Le premier ministre intérimaire Gérard Latortue invite la population haïtienne
à changer ses habitudes alimentaires en consommant du maïs moulu, du magnoc et
d'autres produits qu'il estime moins chers que le riz.
Gérard Latortue s'exprimait
peu avant son départ pour les Etats-Unis où il se trouve depuis mardi pour
tenter de convaincre le gouvernement américain et les bailleurs de fonds de
voler au secours de son gouvernement incapable de répondre aux revendications
les plus élémentaires de la population près de deux mois après son
investiture.
Les habitants de toutes les régions
du pays accusent quasi-quotidiennent le gouvernement Latortue de ne rien
entreprendre pour faire baisser les prix des produits de première nécessité
qui battent tous les records depuis début mars.
Gérard Latortue a rétorqué
mardi en accusant les garnds commerçants d'être en grande partie responsables
de la hausse des prix des produits de première nécessité..
" Nous ne voulons pas
intervenir pour faire respecter les prix, mais nous allons devoir le faire, si
les commerçants persistent à vouloir faire de bénéfices démesurés",
a-t-il lancé, affirmant que l'augmentation des prix du riz est également
liée à une rareté sur le marché local, suite aux événements du 29 février
dernier.
Depuis le départ du gouvernement
Aristide/Neptune, les prix ont pratiquement doublé, malgré une certaine
stabilité de la gourde par rapport au dollar.
Il faut aujourd'hui entre 37 et
39 gourdes pour acheter un dollar américain, alors qu'il fallait , il y a peu,
jusqu'à 45 gourdes.
Beaucoup craigenent que la la
cherté de la vie ne provoquent des mouvements sociaux à travers le pays.
Des centaines d'indivuidus se
sont livrés lun di à des scènes de pillages au Parc industriel de
Port-au-prince, a rapporté mardi le quotidien Le Nouvelliste.
Ils ont mis à sac un entrepot de
riz appartenant au ministre des affaires siciales. Ces individus s'étaient
attaqués peu auparavant à des camions qui sortaient du Parc .
Le secrétaire d'Etat américain
Colin Powell a assuré mercredi que son gouvernement continue de supporter
le régime intérimaire installé en haïti depuis mars dernier. Mais, il n'a
fait aucune annonce de décaissement de fonds.
AHP
5 mai 2004 10:25 AM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Vie chère:
la ministre du commerce rencontre les grands importateurs de riz
Port-au-Prince, 6 mai 2004 -(AHP)-
La ministre du Commerce Danièle St-Lot a
organisé ce jeudi une rencontre avec les importateurs de riz en vue d'étudier
les possibilités d'une baisse de ce produit sur le marché local.
Depuis la mi-mars, le prix du sac
de riz a doublé sur le marché en dépit d'une relative satabilisation de la
gourde par rapport au dollar. La situation est devenue tellement grave que le
premier ministre intérimaire presse la population de changer ses habitudes
alimentaires.
La ministre Saint-Lot avait
promis le mois dernier une baisse sustantielle des prix des produits de première
nécessité dans les 6 prochains mois.
Cependant, après Port-au-Prince,
le Cap-haïtien, les Cayes, Jérémie et Jacmel, ce sont les habitants des Gonaïves
qui ont élevevé la voix ce jeudi contre la hausse vertigineuse des prix des
produits de première nécessité.
Selon de nombreux habitants de la
ville interviewés par le correspondant local de l'AHP, les parents se trouvent
dans l'impossibilité de nourrir leurs enfants. Et les petits détaillants se
plaignent de ne pas pouvoir écouler leurs produits.
Le sac de riz qui se vendait en février
encore à 1000 gourdes se vend aujourd'hui à près de 2.000 gourdes.
Les prix de tous les autres
produits de consommation courante ont quasiment doublé.
Souligant que leur conditions de
vie s'est nettement déériorée depuis mars, les Gonaïviens appellent les
autotirés intérimaires à agir vite pour mettre un terme à leur misère.
Le premier ministre provisoire
avait promis fin mars une amélioration des conditions de vie des habitants des
Gonaïves. Il leur avait également promis à l'occasion une route à 4 voies.
AHP 6 mai 2004
1:00 PM
** La
police nationale d'Haïti a procédé mercredi au démantèlement d'un gang spécialisé
dans les actes de kidnapping dans la région métropolitaine de Port-au-Prince,
notamment à Delmas.
Les policiers affectés à la
direction centrale de la police judiciaire ont procédé à l'arrestation de 3
présumés bandits dont deux policiers, qui feraient partie de ce gang.
L'un dss policiers Harold Gaspard
a été présenté par l'inspecteur général Michael Lysius comme un élément
dangereux en cavale.
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N06734780.htm
Criminals
run amok in
06 May
2004
By
Joseph Guyler Delva
PORT-AU-PRINCE,
Haiti, May 6 (Reuters) - More than 3,000 escaped convicts are running amok in
Haiti threatening individuals and businesses, unrestrained by a U.S.-led
multinational force meant to keep the peace, police and residents said on
Thursday.
Jails
were emptied and prisoners set free across the
But now
many who supported the rebels, such as businessmen, are paying the price and are
being kidnapped, shot and robbed by bands of drug dealers and other criminals.
"Armed
bandits visited me three times in two weeks and took away all the money I had,"
said Josue Jeanty,
Jeanty
said the last robbery occurred on Tuesday.
"Should
this situation continue, I'll have no choice but to close," he told Reuters
on Thursday, calling on the interim, U.S.-backed government appointed after
Aristide fled on Feb. 29, to recapture the criminals.
Before
the rebellion erupted on Feb. 5,
Haiti's
motley police force, dispirited even before the rebels and former soldiers drove
them out of several northern towns, has been whittled down to fewer than 2,500
officers for a country of 8 million.
Several
prominent businessmen and members of the wealthy elite have been kidnapped and
held for ransom in recent weeks. Last month, the wife of the Bahamian ambassador,
Eugene Newry, and her Royal Bahamas Police Force escort, were shot during a
robbery attempt in a
Heavily
armed gangs regularly seize truckloads of goods in commercial districts in
The
situation has become so dire that the United Nations warned from
Judicial
police director, Inspector General Michael Lucius, said one escaped killer,
Herold Bazile, whose street name is "One Bullet in the Head," had
formed a gang that included criminal deportees from the
"They
are heavily armed, they hit every day. We have been trying to get them, but we
haven't succeeded yet," Lucius told Reuters. He said the slum where the
gang was based could not be entered by police without suffering high casualties.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Cherté de la
vie: des habitants de Port-au-Prince et des petits détaillants de marchés
publics de Petit-Goâve crient leur raz-le-bol
Port-au-Prince,
7 mai 2004 -(AHP)- De nombreux pères et mères de famille continuent de crier
leur misère à travers le pays, confrontés au drame qu'est devenu depuis deux
mois le phénomène de la vie chère.
Des
citoyens qui participaient ce vendredi à une marche organisée par L'Association
nationale des Femmes Victimes des Coopératives, ont dénoncé le gouvernement
Latortue qui n'a rien ont-ils dit, pour soulager les aouffrances de la
population.
Ce que
nous voulons aujourd'hui ce sont des actes et non de belles paroles",
ontils lancé, rappelent qu'on leur avait promis que leurs conditions de vie
commenceraient à changer aussitôt après le départ d'Aristide
Ils ont
déclaré en avoir assez de la hausse vertigineuse du coût de la vie. Le prix
du sac de riz est passé de 1000 à 2 mille gourdes en moins de trois
mois, ont-ils rappelé.
Ce
vendredi, ce sont les habitants de petit-Goâve qui ont crié leur raz-le-bol.
Les petits détaillants de plusieurs marchés publics de la ville ont même
menacé de se donner la mort, si le gouvernement Latortue refuse d'assumer ses
responsabilités.
AHP 7 mai 2004 2:35 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Les partisans
de l'ancienne opposition au Cap-Haïtien mécontents de la formule utilisée
par les autorités intérimaires pour nommer de nouveaux fonctionnaires dans
l'administration publique
Cap-haïtien,
7 mai 2004 -(AHP)- Les ex-rebelles et les partisans de l'ancienne opposition
actuellement au pouvoir, sont en désaccord avec le gouvernement intérimaire
sur certaines nominations affectuées dans l'administration publique au Cap-Haïtien,
Les
anciens opposants qui estiment avoir été ignorés dans le choix de nouveaux
fonctionnaires de l'Etat dans la deuxième ville du pays, appellent le premier
ministre provisoire à s'asseoir avec avec eux pour éviter que cette situation
ne dégénère.
Ils ont
menacé de paralyser le fonctionnement des institutions publiques de la ville si
le problème n'est pas réglé au plus vite.
Un
groupe d'individus qui tentait de s'introduire de force ce vendredi dans le
bureau departemental de l'éducation pour réclamer le renvoi du nouveau
responsable en a été empêché par des soldats de la force multinationale.
AHP 7 mai 2004 11:00 AM
http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=2011
AFP
Six personnes
tuées depuis samedi
10 mai
2004
Six personnes ont été tuées par des hommes armés dans le nord-ouest d’Haïti
au cours du week-end, lors de deux affaires séparées, ont indiqué lundi des médias
locaux.
Deux habitants de la ville côtière
des Gonaïves (
Par ailleurs, quatre personnes
ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés dans
des circonstances inconnues, à Bassin bleu, localité située dans le département
du nord-ouest d’Haïti, selon Radio Vision 2000.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Des individus se réclamant
de l'ancienne opposition manifestent à Petit-Goâve contre le coût de la vie
et pour la révocation de tous les partisans de Lavalas de l'administration
publique
Port-au-Prince, 12 mai 2004 -(AHP)- Des individus
ayant participé en janvier et février derniers au mouvement GNB anti-Aristide,
ont manifesté ce mercredi à Petit-Goâve pour dénoncer la hausse vertigineuse
des prix des produits de première nécessité.
Ces manifestants ont dénoncé le gouvernement Latortue
qu'ils accusent de ne rien faire pour améliorer les conditions de vie de la
population.
Ils ont réclamé par ailleurs des autorités intérimaires
qu'elles entreprennent une large opération pour chasser tous les partisans de
Fanmi Lavalas de l'administration publique de Petit-Goâve.
Les proches de l'ancienne opposition ont appelé à la
nomination dans l'immédiat d'un nouveau conseil communal et d'un vice-délégué
pour la ville de Petit-Goâve.
Cette manifestation s'est déroulée sans la participation
officielle des représentants des différents partis politiques de l'ancienne
opposition de
La commune de Petit-Goâve fonctionne sans maire depuis que
des individus se réclamant de la plateforme de l'anciennne opposition eurent
forcé en mars dernier l'ancien maire Réginald françois à signer sa lettre de
démission
AHP
12 mai 2004 1:25 PM
http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=2018
LE MONDE
En Haïti,
l’après-Aristide reste marqué par l’insécurité et par la misère
13 mai 2004
Jean-Michel
Caroit
La montée de la délinquance,
la hausse des prix et l’absence de progrès visibles alimentent une impatience
grandissante au sein de la population. Le chef du gouvernement provisoire, en
visite à Paris le jeudi 13 mai, invoque la faiblesse de l’Etat et la lenteur
de l’aide internationale.
Un peu plus de deux mois après
le départ en exil de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, la population haïtienne,
dont le lot quotidien ne fait qu’empirer, manifeste une impatience
grandissante. "Nous ne recevons guère plus de 30 minutes d’électricité
par jour", se plaint Lys Ambroise, un habitant de Port-au-Prince qui a bien
du mal à faire fonctionner sa petite entreprise d’informatique.
Sur l’avenue John-Brown, au
centre-ville, une escouade équipée de pelles et de brouettes rouillées ne
sait trop comment s’attaquer aux ordures qui s’accumulent sur les trottoirs
et qui obstruent une partie de la chaussée. La revalorisation de la gourde - la
monnaie locale - par rapport au dollar n’a pas empêché les prix du riz, de
l’huile et d’autres produits de première nécessité d’atteindre de
nouveaux sommets. "Nous n’y pouvons rien : c’est la conséquence
des pillages qui ont dévasté les entrepôts lors du départ
d’Aristide", explique un commerçant.
L’insécurité demeure la
grande préoccupation des Haïtiens. "On ne voit pas encore de politique de
désarmement avec l’appui de la communauté internationale", déplore
Micha Gaillard, un leader de l’opposition à M. Aristide qui apporte
aujourd’hui un "appui critique et constructif" au gouvernement de
transition. Les attaques à main armée, souvent en plein jour, et les enlèvements
avec demande de rançon se multiplient.
"Les "chimères"
-milices armées de l’ancien régime-, qui ne reçoivent plus d’argent du
palais national ni des ministères, se sont ouvertement reconverties dans la
criminalité de droit commun. De dangereux criminels évadés du pénitencier
lors des troubles de janvier et de février, ainsi que d’anciens policiers,
sont impliqués dans la vague de délinquance qui n’épargne pas les
diplomates", raconte un ambassadeur européen.
"Il y a beaucoup de désenchantement.
On espérait mieux, surtout en ce qui concerne la sécurité. On a
l’impression que le gouvernement patauge dans une boue gluante", résume
Rony Smarth, ancien premier ministre. "L’héritage est lourd, mais le
gouvernement ne l’a pas bien expliqué. Pourquoi tarde-t-on tant à mettre
Aristide en accusation, à placer ses biens sous scellés ?",
s’interroge Hérold Jean-François, qui dirige la station Radio-Ibo.
Pas plus que les "chimères",
les rebelles du Front du Nord, qui ont porté l’estocade finale au régime de
Jean-Bertrand Aristide, n’ont remis leurs armes. Le nord d’Haïti, qui a
servi de base à ce front hétéroclite composé de militaires démobilisés et
d’anciens partisans déçus de M. Aristide, échappe toujours largement
au contrôle du gouvernement. Leur leader, Guy Philippe, laisse planer le doute
sur de futures ambitions politiques.
La présence de 3 500 soldats américains,
français, canadiens et chiliens a mis fin aux violences politiques et aux
pillages. Mais le mandat de cette force déployée dans l’urgence arrive à
son terme fin mai. Elle doit être remplacée par 8 322 casques bleus de
l’ONU, dont le principal contingent viendra du Brésil. A quelques semaines de
son déploiement, on ignore toujours la composition exacte de cette nouvelle
force internationale. Les pays francophones africains, comme le Sénégal ou le
Bénin, sont sollicités.
"J’espère que, à partir
du 1er juin, les troupes des Nations unies se montreront plus actives pour nous
aider à désarmer, pour accompagner notre police dans cette tâche",
souligne le premier ministre, Gérard Latortue, qui visite Bruxelles et Paris
après s’être rendu à Washington. L’une de ses priorités est de renforcer
la police, qui compte 2 500 hommes mal équipés et démotivés. Plus de 20 000
candidats se sont manifestés lorsque le ministre de la justice, Bernard Gousse,
a annoncé une opération de recrutement de policiers. "On pourra utiliser
rapidement d’anciens militaires démobilisés qui n’ont pas participé à
des violations des droits de l’homme et qui n’ont pas été impliqués dans
le trafic de stupéfiants", assure M. Latortue.
Si le gouvernement provisoire
n’obtient pas rapidement des résultats tangibles sur le plan économique et
en matière de sécurité, de nouvelles convulsions sont à craindre. Réfugié
en Jamaïque, d’où il pourrait prochainement se rendre en Afrique du Sud, M. Aristide
compte sur une victoire des démocrates aux Etats-Unis pour faciliter son retour
en Haïti. Il a toujours l’appui d’une partie du "black caucus",
le groupe parlementaire noir, qui a repris la thèse du "coup
d’Etat" monté par l’administration Bush, dont l’ancien président
affirme avoir été victime.
Le premier ministre affiche sa
volonté de récupérer les biens publics qui auraient été spoliés par les
dignitaires du régime déchu. "Quand il est arrivé au pouvoir en
En attendant,
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Nouvelle
manifestaion ce vendredi aux Gonaïves: le gouvernement Latortue accusé de ne
rien faire pour soulager la misère de la population
Gonaïves, 14 mai
1004 &endash;(AHP)- Des petits détaillants, des écoliers et de
nombreux autres membres de la population ont manifesté ce vendredi aux Gonaïves
pour protester contre le gouvernement Latortue qui n'a rien fait ont-ils dit,
pour améliorer leurs conditions de vie.
Les manifestants ont dénoncé la hausse vertigineuse des
prix des produits de première nécessité à travers le pays.
Ils appellent les autorités en place à agir vite pour
soulager leurs souffrances.
Des partisans du front de résistance des Gonaïves avaient
manifesté la veille aux Gonaïves pour réclamer le départ du gouvernement
Latortue.
Ils ont accusé Gérard Latortue d'avoir fait main
basse avec un secteur de l'ancienne opposition sur toutes les
avenues du pouvoir.
Ils ont également reproché à l'équipe en place d'avoir
exclu ceux qui avaient pris les armes pour renverser le président Aristide.
AHP 14 mai 2004 3:10 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Grave
recrudescence de l'insécurité à Port-au-Prince: au moins 5 assassinats par
balles au cours de la journée de vendredi
Port-au-Prince, 14 mai 1004 &endash;(AHP)- Au moins 5
personnes ont été tuées par balles pour la seule journée de vendredi par des
individus armés en différents points de la capitale.
Un caissier répondant au nom de Gabriel
Vilsaint Vilmar a été tué par balles ce vendredi dans un mini-market à
La victime qui a reçu deux balles au dos, a rendu l'âme
sur le chemin de l'hôpital.
Selon les témoins, les hommes armés chaussés de bottes
qui ont emporté toute la recette de la matinée, sont repartis tranquillement
avant l'arrivée de la police.
Ils ont déploré que des membres du service sécurité de
En milieu de journée, deux cambistes ont également été
tués dans le centre-ville. Un agent de sécurité abattu dans la banlieue de Pétion-Ville,
alors qu'un autre assassinat a été perpétré à Delmas. La victime est le
gardien d'une maison privée qui a été pillée.
Depuis environ deux mois, les cas d'insécurité ont
augmenté dangereusement dans la capitale.
Si les problèmes politiques, économiques et sociaux sont
avancés pour tenter de justifier en partie cette escalade, beaucoup relèvent
que de nombreux individus incarcérés pou vols, kidnapping et autres trafics de
toutes sortes ont été libérés par les rebelles lors de la prise des
commissariats de police au cours de l'insurrection anti-Aristide.
De nombreux autres ont été relâchés par les partisans
de l'ancienne opposition aussitôt après le départ précipité d'Aristide par
les partisans de l'ex-opposition.
Alarmé par les proportions de l'insécurité, la
chambre de Commerce d'Haïti (CCIH), une institution membre du groupe des 184
(ancienne opposition) a déclaré espérer une amélioration du climat de sécurité
au Centre commercial de Port-au-Prince.
Le président de
Les responsables se sont engagés, a-t-il dit, à adopter
des mesures pouvant garantir la sécurité dans le pays.
AHP 14 mai 2004 11:45 PM
*** Le ministre de la justice , Bernard Gousse met la
recrudescence de l'insécurité sur le dos du black-out.
*** Le conseil de l'Université dénonce une agressuion
perpétre jeudi contre son representant au "Conseil des sages",
Christian Rousseau. Il presse les autorites intérimares d'assumer leurs
responsabiltés
http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=2033
En Haïti, le
problème du désarmement des milices reste entier
15 mai 2004
Jean-Michel
Caroit
"On estime à environ 25 000
le nombre de personnes détenant des armes illégalement", calcule Jacques
Juvigny, un jeune sociologue haïtien recruté par le Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD) pour mener à bien un projet pilote de désarmement.
Tout le monde le répète :
la "stabilisation" et la démocratisation en Haïti passent par le désarmement
de la population. A part une poignée d’opérations symboliques au cours
desquelles des chefs de gangs ont remis quelques armes souvent hors d’usage,
le problème reste entier, alors que la force internationale s’apprête à
laisser la place aux casques bleus onusiens.
"Pour que le désarmement
soit durable, il faut qu’il soit accompagné d’une action communautaire de réinsertion",
soutient Jacques Juvigny. "Pour beaucoup de jeunes, les armes sont devenues
des moyens de survie. Il ne suffit pas de leur enlever, car ils peuvent
facilement s’en procurer", ajoute-t-il.
PROJET PILOTE
Inspiré d’expériences réalisées
en Afrique, le PNUD a choisi le quartier populaire de Carrefour-Feuilles, à
Port-au-Prince, pour son projet pilote. Depuis plus d’un an, un travail
d’approche a été engagé pour gagner la confiance de la population de ce
quartier. De jeunes "promoteurs pour la paix" ont été sélectionnés
dans chacune des vingt-cinq zones du quartier. "Au début, une partie de la
population était réticente, ne comprenant pas qu’on organise un programme en
faveur des délinquants", raconte Jacques Juvigny. Les animateurs ont
organisé des tournois de football et des concours artistiques pour expliquer
leur projet de réinsertion.
De premiers résultats sont
enregistrés. "Dans le secteur de Savane Pistache, l’un des plus durs,
des jeunes ont remis leurs armes aux notables du quartier", se félicite M. Juvigny.
Doté d’un budget initial de 400 000 dollars, ce projet pilote "Désarmement,
démobilisation, Réinsertion" (DDR) n’a pas fait l’objet de publicité.
"Le bouche-à-oreille fonctionne. Nous avons été contactés par des
membres de gangs d’autres quartiers, par d’anciens policiers et même par
des enfants des Cayes et de Petit-Gôave -deux villes de province-",
raconte l’animateur du projet DDR. "Les armes sont chaudes. Ils veulent
s’en débarrasser car la rumeur circule que les forces internationales vont être
plus agressives. Certains nous demandent de l’argent, d’autres une moto en
échange de leur arme".
MARCHÉ INFORMEL
Selon plusieurs informateurs, un
marché d’armes informel s’est ouvert aux Cayes, dans le Sud-Ouest d’Haïti.
Des Jamaïcains viennent y acheter à bon prix des revolvers mais aussi des
armes automatiques, comme les T65 prisées des chefs de gangs. Le PNUD a établi
une typologie des groupes armés distinguant neuf catégories, depuis les
zenglendos (bandits) jusqu’aux milices d’autodéfense créées dans les
quartiers bourgeois. Leur arsenal va des armes créoles, de fabrication
artisanale, jusqu’aux mitrailleuses et aux grenades en possession des rebelles
du Front du Nord.
"Le nombre d’armes en
circulation a brutalement augmenté à partir de 2000 -l’année du retour de
Jean-Bertrand Aristide à la présidence-. Des témoignages concordants font état
de distribution d’armes par les chefs des OP (Organisations populaires),
surtout après le lancement du mot d’ordre "Zéro tolérance". Les
OP, constituées en brigades de vigilance, sont passées des machettes et des
armes créoles aux pistolets et aux armes automatiques. De la défense du
quartier, beaucoup ont glissé dans la criminalité, utilisant leur arme comme
moyen de survie", explique Jacques Juvigny.
http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=2049
Au moins un
mort lors d’une manifestation pro-Aristide
18 mai 2004
Une manifestation réclamant le retour du président déchu d’Haïti
Jean-Bertrand Aristide a dégénéré mardi à Port-au-Prince, la police lançant
des gaz lacrymogènes et effectuant des tirs de sommation. Au moins une personne
a été tuée.
Plusieurs milliers de
manifestants ont marché en direction du palais national, non loin de la cathédrale
où le président par intérim Boniface Alexandre assistait à la messe.
La police anti-émeutes a tiré
pour disperser la foule, qui s’est mise à lancer des pierres. Un manifestant
de 23 ans, Titus Simpton, a été tué par balles, sans que l’on sache d’où
venait le tir mortel.
Aristide, actuellement en Jamaïque
mais qui doit partir en exil en Afrique du Sud, affirme que Washington l’a
contraint à démissionner le 29 février, après trois semaines de soulèvement
en Haïti.
La manifestation de mardi se déroulait
le jour du Drapeau, le 18 mai, qui commémore cette journée de 1803 où les
insurgés haïtiens choisirent Jean-Jacques Dessalines pour succéder à leur
chef, le général Toussaint Louverture, mort un mois plus tôt dans une prison
française. Furieux de voir le drapeau français sur la table de conférence,
raconte l’histoire, Dessalines arracha la bande blanche de l’étendard
tricolore, symbolisant les colons blancs contrôlant Haïti. Les bandes rouge et
bleue furent ensuite cousues ensemble pour former le drapeau haïtien, tel
qu’il est aujourd’hui, malgré quelques péripéties en cours de route.
http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=worldNews&storyID=5183974
Police Break Up Pro-Aristide Rally in
By Joseph Guyler Delva
PORT-AU-PRINCE,
Haiti (Reuters) - Police used tear gas and fired assault rifles in the air on
Tuesday to break up a peaceful march by about 10,000 supporters of ousted
Haitian President Jean-Bertrand Aristide.
Thousands
of people poured out of the slums to demand his return, making it one of the
largest demonstrations of lingering support for Aristide since the former parish
priest was driven into exile on Feb. 29 by an armed revolt and
Bearing
photos of Aristide and wearing T-shirts with his image printed on them, the
crowd chanted: "Long live Aristide, love you forever Aristide."
"We
have not voted for (interim Prime Minister) Gerard Latortue, we have not voted
for (interim President) Boniface Alexandre. We voted for Aristide," said
Marlene Joanis,
A
short time later, as the march approached the
The
"I
would like to know if this is the kind of democracy the U.S. and France have
promised the Haitian people who are now prohibited from marching peacefully,"
said Lesly Gustave, a leader of the march organized by Aristide's Lavalas Family
party.
Police
Inspector General Etienne Saint-Gourdin told Reuters the force dispersed the
demonstration because it was illegal.
"We
had not received any request for a demonstration by Lavalas," he said.
Lt.
Col. Dave Lapan, a spokesman for the multinational U.S.-led force, said the
Marines backed up the police operation because police said the march was illegal.
But
organizers of the rally showed journalists a May 10 letter the Lavalas party had
written to police informing them of the planned march. It carried what appeared
to be a police stamp acknowledging its receipt on May 12.
Witnesses
said four people were detained. But police said no arrests had been made.
Aristide
was once regarded as a champion of
http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4882
Incidents
lors d’une manifestation des partisans de l’ancien président Aristide
Posté le 18 mai 2004
Des
incidents ont éclaté mardi à Port-au-Prince lors d’un rassemblement organisé
par des partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide perturbé par
des anciens militaites.
Au
moins trois personnes ont été blessées par balles, deux policiers et un
manifestant, a confirmé un responsable de la police à Haiti Press Network. Les
blessés sont actuellement soignés dans un hopital, a encore précisé le
responsable de
Plusieurs
centaines de personnes, selon la police plus de 5000 selon les organisateurs
avaient pris part à la manifestation au cours de laquelle les participants de
l’ancien Président ont réclamé son retour au pouvoir et dénoncé « le
coup d’Etat qui avait contraint M. Aristide à quitter les pays le 29 février
écoulé ».
Les
incidents ont éclaté dans le centre-ville lorsque des anciens militaires armés
ont voulu stopper la manifestation qui était partie du quartier populaire du
Bel-air ancien bastion de l’ex-président Aristide. Des militaires américains
qui suivaient la marche sont alors intervenus et procédé à quelques
arrestations. Huit militaires démobilisés ont été initerpellés et sont placés
en garde à vue au commissariat de Port-au-Prince, a encore précisé le
responsable de
http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4883
Les locaux
de Radio et Télé TiMoun mis sous scellés
Posté le 19 mai 2004
Un
juge de paix a apposé mardi des scellés sur les locaux de Radio et Télé Ti
Moun, deux stations appartenant à l’ancien président Jean Bertrand Aristide,
a-t-on appris mercredi.
L’opération
a été conduite mardi soir par un juge accompagné d’une équipe d’agents
de
D’autre
part, le gouvernement a décidé de faire passer l’Université de Tabarre
appartenant à l’ancien président Aristide, dans le patrimoine de
l’Université d’Etat d’Haïti. Cette décision a été prise à
l’occasion de la fête du drapeau le 18 mai qui est également celle de
l’Université.
Depuis
le départ en exil de M. Aristide le 29 février écoulé,Radio Ti Moun avait
continué à émettre tandis que la télévision avait arrêté ses émissions
quelque temps après les événements. C’est la première mesure de mise sous
séquestre prise sur des biens de l’ex-président qui vient d’obtenir
l’asile politique en Afrique du Sud. La résidence de M. Aristide dans le
quartier de Tabarre a été pillée au lendemain de son départ. Les locaux
d’une Université privé « Université de Tabarre » appartenant également
à M.Aristide sont occupés par les militaires américains de
Mardi
des partisans de l’ancien président ont manifesté dans les rues de la
capitale pour exiger son retour au pouvoir. La manifestation qui a rassemblé
plusieurs milliers de personnes, selon les organisateurs, a été dispersée par
la police. Au moins trois personnes ont été blessées par balles dont deux
policiers. Les partisans Lavalas (parti fondé par Jean Bertrand Aristide) ont déploré
quatre morts dans leur rang. « Nous avons perdus quatre militants abattus par
des policiers haïtiens, trois corps ont été emportés par des militaires américains
»,a témoigné un manifestant. Cependant, cette information n’a pu être
confirmée de sources indépendantes.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Condamnation
des violences meurtrières commises contre les militants Lavalas à l'occasion
du 201ème anniversaire de la fête du drapeau
Port-au-Prince, 19 mai 1004 -(AHP)-
Plusieurs dizaines de milliers de militants
Lavalas manifestaient mardi à Port-au-Prince pour réclamer la fin des persécutions
politiques contre les partisans du président Jean Bertrand Aristide dont ils
ont réclamé le retour au pouvoir.
Au moins un militant Lavalas, Simpson Titus, 23 ans,
a été tué par balles par des agents de la police alors que la manifestation
s'approchait de la zone du Champ-de-mars où se trouve le palais présidentiel.
Des agents de
Le porte-parole de
Normil Dorvila a réclamé l'ouverture d'une enquête sérieuse
autour de ces incidents meurtriers afin d'identifier les auteurs de ces actes de
violence et que des sanctions soient prises contre eux. Il exige également la
libération des personnes arrêtées illégalement.
Le porte-parole de la force multinationale a fait savoir
que les soldats étrangers n'ont rien à voir avec les violences enregistrées.
Ils ont aidé a-t-il dit, à la dispersion de la manifestation parce le
directeur général de la police nationale, Léon Charles, leur a dit
qu'elle était illégale.
Pour sa part, le leader de l'organisation Jeunesse
Pouvoir Populaire (JJP) René Civil, s'est déclaré consterné par la campagne
de persécutions enclenchée a-t-il dit, contre les partisans de Fanmi Lavalas
par le pouvoir en place.
René Civil qui s'est mis à couvert depuis les événements
du 29 février dernier, appelle les militants de Fanmi Lavalas à poursuivre la
mobilisation pacifique en vue du retour de la démocratie en Haïti.
Il invite les lavalassiens à ne pas se laisser faire par
ce qu'il appelle les forces anti-changement qui cherchent à les réduire au
silence.
Des reporters de deux stations de Radio membres de l'ANMH
dont déclaré avoir été invectivés par les manifestatnts Lavalas qui les
auraient accusés de s'être mis au service de l'ancienne opposition.
Au Cap-Haïtien, au moins 3 partisans de Fanmi
Lavalas ont été arrêtés mardi lors d'une manifestation.
La police de cette ville a accusé les militants Lavalas
d'avoir voulu troubler la paix publique.
Parallèlement, des rebelles en armes sont intervenus et
ont tiré en l'air pour disperser le rassemblement des militants Lavalas.
AHP 19 mai 2004 12:10 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Recrudescence des actes d'insécurié
dans la commune de Marigot
Marigot, 20 mai 1004
&endash;(AHP)- Les actes d'insécurité sont en constante augmentation
dans la commune de Marigot depuis les évenements ayant suivi le départ précipité
du président Aristide le 29 février.
Des individus armés ont pillé le local abritant l'annexe
de
La population locale appelle les autorités intérimaires a
procéder au désarmement des groupes armés responsables, selon elle, de la
recrudescence des actes de violence.
AHP 20 mai 2004 11:10 AM
http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4899
SOCIÉTÉ
Des
civils armés intimident les policiers aux Gonaïves
Posté le 22 mai 2004
« Le policier est maintenu dans des conditions si
humiliantes physiquement et moralement que je ne serai pas surpris qu’un jour
l’un d’entre nous se suicide », a confessé un policier affecté au
commissariat de la ville des Gonaïves.
Logé sur une place publique, le bâtiment qui abrite le
nouveau commissariat et la direction départementale de l'Artibonite aux Gonaïves
ne répond pas aux normes de sécurité les plus élémentaires. Dépourvu de
murailles, une foule omni présente y grouille autour, aucun policier ne tient
la garde à l’entrée. On entre et on ressort comme dans un moulin au
commissariat central des Gonaïves. Dans le dortoir, posés à même le sol,
deux matelas servent de lits aux policiers qui ne sont pas originaires de la
ville. Ils partagent avec les codétenus une toilette de fortune et se plaignent
entre autres de leur salaire qui n’est pas ajusté en dépit de l’inflation
et de la dévalorisation de la monnaie locale.
Je rencontre dans la salle de poste quatre policiers en
uniformes dont un seul est armé. Ils consentent à ce que j’enregistre
l’entrevue mais entendent garder l’anonymat pour des raisons de sécurité,
disent- ils. Ils m’expliquent qu’ils se font désarmer ou frapper très
souvent par des civils armés à l’intérieur même du commissariat. Ils déclarent
faire l’objet également d’un acceuil mitigé de la part de la population
civile de cette ville.
Sur un effectif de 80 dont le tiers est en affecté
quotidiennement, Les policiers présents avouent que les absentéistes sont
nombreux et estiment que ceux-là seuls « ki gen grenn nan bouda » osent se présenter
à leur poste.
Nous avons rencontré le commissaire principal, Plonquet
Joseph, pour tenter de faire le point sur la question.
Il est issu de la première promotion de la police et peut
se vanter d’un parcours honorable. Agent III, il a été affecté premièrement
au commissariat de Delmas puis est devenu responsable du commissariat de Cité
soleil avant d’être promu inspecteur. Il fut affecté à Péligre et par la
suite nommé commissaire municipale tour à tour à Fort-Liberté, Lascahobas,
Acul du Nord, Gros-morne et Gonaïves. Il fut désigné directeur départemental
du Nord-est avant de remplir, cette année, la même fonction dans le département
de l’Artibonite.
La problématique de l’espace n’échappe pas au nouveau
directeur mais pour lui aucun espace n’est jamais suffisamment sécurisé. «
Tous les commissariats de police en Haïti sont prenables », soutient- il avant
d’ajouter « la sécurité de nos locaux est assuré par la population elle-même
», en vertu du contrat tacite passé entre les forces de l’ordre et la
population civile qu’elle est appelée à « servir et protéger. »
Pour ce qui est des incidents dont se disent victimes des
policiers de la part d’hommes armés, M. plonquet déclare qu’il s’agit là
d’actes de « personnes mal intentionnées qui tardent à se rendre à l’évidence
de l’établissement d’un état de droit en Haïti. » Il s’empresse
d’assurer que des dispositions spéciales – sans les nommer – sont prises
depuis le 10 mai pour parer à la répétition de tels actes.
Concernant l’incident du 24 avril, M. Plonquet explique
que ce jour là un groupe d’une trentaine d’hommes - se réclamant du front
de résistance des Gonaïves - la plupart armés, ont fait irruption au
commissariat et pris de force un véhicule que des policiers accompagnés de la
force multinationale avaient confisqué la veille, lors d’un contrôle
routier. Conciliant, le Directeur départementale a classé cet incident au rang
de cas isolé et s’est refusé de l’interpréter comme une volonté de ce
regroupement, récemment transformé en parti politique, de défier la police.
Il a estimé satisfaisant le niveau des relations entre la
police et la population des Gonaïves.
Selon différents témoignages des habitants de cette ville
les policiers n’étaient pas en odeur de sainteté avec la population,
principalement durant les 5 derniers mois du régime déchu, en raison des abus
de pouvoir exercer par cette force censée la protéger. Elle était dénaturée
et sa présence inspirait davantage la peur que l’assurance.
Pour sa part, le porte-parole du front, Winter Etienne,
avare de commentaires, s’est borné à déplorer le fait que « le haut état
major de la police se contente de transférer les policiers véreux au lieu de
les renvoyer. »
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Les anciens militaires arrêrtés
le 18 mai quittent le commissariat avec trois des armes 11 armes confisquées
Port-au-Prince, 24
mai 1004 &endash;(AHP)- Les anciens militaires arrêtés mardi par la
force multinationale pour port illégal d'armes et circulation en tenue de
camouflage ont finalement quitté dimanche le commissariat de police
après que les autorités policières eurent accepté de leur remettre 3 des
armes saisies.
Les anciens militaires avaient affirmé qu'ils ne
quitteraient pas le commissariat tant que les autorités ne leur auraient
restitué toutes les armes confisquées au moment de leur arrestation.
Ils avaient également conditionné leur départ du
commissariat où ils étaient détenus à une décisison de justice.
Une vive tension avait régné une bonne partie de la journée
de dimanche dans l'aire du champ-de mars après le circulation de nouvelles
selon lesquelles les hommes de l'armée du Nord s'apprêteraient à libérer
leurs collègues enfermés au commissariat avec toutes les armes confisquées.
AHP 24 mai 2004 11:55 AM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Le
KONAKOM appelle les autorités intérimaires à désarmer tous les
groupes détenteurs d'armes illégales à travers le pays
Port-au-Prince, 31
mai 1004 -(AHP)- Le leader du KONAKOM Victor Benoit, a appelé dimanche les
autorités intérimaires à désarmer tous les groupes détenteurs
d'armes illégales à travers le pays.
Victor Benoit qui était en tournée le week-end écoulé
dans le Plateau-Central, a estimé indispensable le désarmement pour la mise en
branle du processus électoral.
Si rien n'est fait en ce sens, les condidats auront du mal
à faire campagne librement en toute sécurité, a-t-i indiqué.
Il s'est également prononcé contre la chasse aux sorcières.
Le KONAKOM rejoint ainsi la position de Fanmi Lavalas qui réclame
le désarmement et la fin des persécutions contre ses membres pour intégrer
le processus électoral.
Les populations de plusieurs départements dont le
Plateau-Central, vivent une situation particulière , en raison de l'inexistence
de l'autorité de l'Etat.
Ces zones continuent de subir la loi des rebelles en dépit
de la présence de la force multinationale.
Une vive tension a régné dimanche à Petit-Goâve lorsque
des individus armés ont incendié à l';aide d'une grenade le sous-commissariat
de police situé à l'entrée de la ville.
Cet incident s'est produit quelques heures après une
altercation entre des agents du CIMO et le nommé Ti Kenley qui s'était
auto-proclamé commandant de Petit-Goâve.
La police a effectué des arrestations parmi les
partisans de l'ancienne opposition, dont Ti Kenley, dans le cadre de cette
affaire.
Les partisans du mouvement GNB ont érigé des
barricades et forcé la police de libérer leurs camarades.
Des soldats de la force multinationale ont été dépêchés
sur les lieux dans le but d'aider à rétablir la paix àdans la ville.
AHP 31 mai 2004 11:40 AM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
James
B. Foley se félicite du déploiement de la force onusienne en Haïti
Port-au-Prince, 1er juin 2004 -(AHP)- L'ambassadeur américain
en Haïti James B. Foley, s'est félicité du déploiement ce mardi de la
force onusienne enn Haïti.
Selon M. Foley,
Toutefois, ce qui est le plus important dans cette démarche,
a-t-il dit, est que les différents acteurs engagés dans le pays travaillent
à la professionnalisation de la police nationale d'Haïti.
AHP 1er juin 2004 3:50 PM
***Des inconnus armés ont criblé de balles au moins 4
maisons à Petit-Goiave dans la nuit de lundi à madi.
Selon des notables de la vile, ces actes ont été commis
par des membres de l'ancienne opposition et visaient des des proches de Fanmi
lavalas.
En efffet, un cadrre du parti, Frédéric Pénès, a été
légèrement touché alors qu'il se trouvait dans son lit.
De nombreuses douilles de pojectiles ont été retrouvées
à l'intérieur des maisons criblées.
***Au moins 6 personnes ont blessées par balles lundi aux
Gonaïves dans des echauffourées entre des habitants des quartiers de Raboteau
et de Jubilé Blanc.
Ces incidents ont éclaté après que les hommes de
Raboteau eurent tenté de récupérer une motocyclette confisquée par des
hommes armés de Jubilé Blanc.
***Le météorologue Renand Jean Louis, a fait savoir que
la saison cyclonique débute ce mardi en Haïti.
Renand Jean Louis appelle les hauitiens à la précaution
mais il faudra attendre a-t-il précise les mois d'oût et septembre pour savoir
si Haïti sera touché.
Il a indiqué qu'il y a de forts risques d'inondations si
la pluie continue de tomber.