Note : Ce dossier, qui retrace les événements en Haïti à partir de mi-mars 2004, est consacré à la suite de l’insurrection de février (lire le dossier 04 HAI 3).

Le nom du dossier provient de la date de première émeute repérée, soit le 20 avril à Port-au-Prince.

 

http://www.haitipressnetwork.com/presse/index.cfm?pressID=662

Le nouveau gouvernement se fait attendre

Source : HPN, 15 mars 2004

Le nouveau Cabinet ministériel n’a été constitué ni le week-end écoulé ni ce lundi à la mi-journée, comme l’a prévu le Conseil des sages. Le Premier ministre a promis la publication de son gouvernement au plus tard le mardi 16 mars dans la soirée. Entre temps, les fonds publics sont gelés et l’administration publique est en dysfonctionnement. La population se retrouve privée des services de base : l’électricité, l’eau potable, les soins de santé, entre autres.

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Un soldat américain a été blessé dans un échange de tirs entre marines et civils armés dans le quartier populaire de Bel-Air, dimanche soir. Le soldat, dont l’identité n’a pas été révélée, a été rapatrié à Miami. Son état de santé serait stable, à en croire les responsables militaires américains.

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Le brigadier Ronald S. Coleman a été installé comme commandant en chef de la force multinationale en Haïti, lundi 15 mars. Il a fait l’objet d’un accueil chaleureux de la part des responsables du gouvernement. Le général Coleman soutient que cette force est là pour aider à l’établissement d’un climat de paix dans le pays. Il ne s’agit pas d’une force d’occupation, a-t-il précisé.

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Le chef des États majors de l’armée américaine, le général Richard Myers, a visité la force multinationale en Haïti le samedi 13 mars dernier. Le général Myers a indiqué que les forces étrangères étaient dans le pays pour combattre la violence et aboutir au désarmement des bandes illégales.

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Le Premier ministre Gérard Latortue a ordonné un gel des relations entre Haïti et la Jamaïque. Cette décision est intervenue en raison de l’invitation faite à l’ancien Président haïtien par le Premier ministre jamaïcain, Percival James Patterson. L’ancien chef de l’État a été autorisé à passer environ 10 semaines dans ce pays des Caraïbes. Cette décision du gouvernement jamaïcain a été mal accueillie par plusieurs secteurs de la vie nationale qui craignent une augmentation de la violence en Haïti à cause de la présence de Jean Bertrand Aristide dans la région.

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La sélection haïtienne de Foot-Ball a fait match nul (1-1 ) samedi soir contre la sélection américaine à l’Orange Bowl de Miami. Les joueurs haïtiens ont dominé d’un bout à l’autre la sélection adverse qui a pu arracher le nul à la dernière minute du temps additionnel de la rencontre. La sélection nationale aura à affronter l’équipe jamaïcaine dans le cadre de la deuxième phase des éliminatoires de la coupe du monde 2006 qui doit se dérouler en Allemagne.

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Plusieurs anciens membres du régime lavalas ont obtenu leur arrestation au cours du week-end écoulé. Par lesquels Jacques Anthony Nazaire, identifié comme un homme de main de l’ex- président, Paul Keller, ancien responsable du SMCRS, Harold Sévère, Rosny D. Pétion, alias Douze, bras droit de l’ancien chef de la police nationale Jean Claude Jean Baptiste, cité comme le responsable d’une cellule de zéro-tolérance.

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Des civils armés, identifiés comme des partisans de l’opposition, ont tiré sur la résidence de Elysée Sincère, correspondant de Vision 2000 à Petit-Goâve. Les bandits ont incendié le véhicule du journaliste et tué son chien. Les agresseurs ont reproché à M. Sincère d’avoir rapporté l’absence d’autorités policières dans la ville abandonnée aux mains de civils armés.

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Des partisans de l’opposition ont gagné les rues, dimanche 14 mars, pour réclamer l’arrestation des anciens responsables lavalas, notamment l’ex-président Aristide et son Premier ministre Yvon Neptune. Aucun incident n’a été enregistré. CJD/JEC

http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1761


Guy Philippe bluffe les Américains

16 mars 2004

-  François Hauter

Le chef des insurgés a manipulé les autorités en place et la presse internationale

Jean-Bertrand Aristide a-t-il fui son pays, dans la nuit du 28 au 29 février, devant une troupe de 60 rebelles armés de 17 armes, qui menaçaient de prendre la capitale d’Haïti en bluffant complètement sur leurs forces réelles, aussi bien les journalistes que les diplomates de l’ambassade des Etats-Unis en poste à Port-au-Prince ?

C’est la version de Jean Robert Lalanne, le chef de « l’armée du Nord », qui nous a expliqué que l’opération de Guy Philippe avait été une « énorme manipulation » et « une grande imposture ».

En résumé, les diplomates américains auraient fait fuir Aristide, car ils pensaient sincèrement que le chef des rebelles Guy Philippe était à la tête de plusieurs milliers d’hommes, et d’un arsenal capable de mettre Port-au-Prince à feu et à sang. Pour éviter des affrontements meurtriers, ils auraient alors embarqué Aristide manu militari vers une destination d’exil - Bangui -, décidée au dernier moment, avec l’active complicité du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.

« Les Américains se sont complètement fait avoir par Guy Philippe », affirme Jean-Robert Lalanne, en expliquant que le chef des rebelles est arrivé de la République dominicaine avec « un ou deux pistolets », et qu’il est entré dans la ville des Gonaïves sans armes et sans rencontrer la moindre résistance, puisque les policiers avaient alors déserté leurs postes devant les forces rebelles locales, commandées alors par un chef de gang sans envergure. Le même scénario s’est reproduit peu après au Cap haïtien, la seconde ville du pays.

C’est huit jours avant la chute d’Aristide que les diplomates américains à Port au Prince auraient établi un contact téléphonique avec Guy Philippe et se seraient fait convaincre par l’habile bluffeur qu’il disposait d’un millier d’hommes superbement armés par ici, de 2000 autres par là... Jusqu’à cet instant, les Américains avaient effectué les pires pressions sur l’opposition pour qu’elle travaille avec Aristide. Mais, soudain, il n’était plus temps de discuter : la menace sur Port-au-Prince était réelle... !

Les leçons de cette farce - qui se termine bien, puisque Haïti grâce au culot de Guy Philippe a été débarrassé de l’un des pires dictateurs de sa longue histoire - sont terribles aussi bien pour les Américains que pour les journalistes internationaux.

Pour les Américains, Haïti est une nouvelle démonstration de l’indigence de leurs renseignements, qui reposent trop exclusivement sur l’électronique high tech, et pas sur des hommes capables d’aller se renseigner en allant sur le terrain. Dans un pays du tiers-monde comme Haïti, les écoutes de la National Security Agency (NSA) n’ont guère d’intérêt...

Pour toute la presse internationale qui a repris les communiqués menaçants de Guy Philippe sans vérifications ni recul, faisant gronder la perspective d’un ouragan de feu imminent sur Port-au-Prince, la gifle n’est pas moins cuisante.

A la seule décharge des dindons de cette farce, 70 000 Haïtiens écoeurés par Aristide avaient défilé dans les rues du Cap, et presque autant à Port-au-Prince, cela avant la chute du dictateur, donnant le sentiment bien réel que le pouvoir, gangrené comme un fruit pourri, était à prendre d’une simple pichenette. C’est ce que Guy Philippe a très adroitement exploité. Mais, en entrant à Port-au-Prince, avec ses maigres forces, il a commis une énorme faute : il a soudain dessillé les yeux des Américains, révélant son indigente faiblesse. Le voici, tel le roi nu, obligé de courir les provinces de son pays, au jour le jour, pour tenter de se constituer, enfin, une troupe digne de ce nom...

Il n’est pas prêt de réussir. Car, même s’il mérite un titre de général pour son génie tacticien, Guy Philippe se retrouve cette fois devant 1 600 Marines, et une administration américaine qui ne lui pardonnera pas son audace de sitôt !

 

http://www.nzherald.co.nz/storydisplay.cfm?storyID=3555924&thesection=news&thesubsection=world

Multinational forces enter cradle of Haiti 's revolt

20.03.2004
1.50pm

GONAIVES - The first major contingent of foreign troops have rumbled into the gritty Haitian city where an armed revolt erupted six weeks ago and led to the ousting of President Jean-Bertrand Aristide.

On a mission to restore order to the still-restive town, a column of more than 140 French Legionnaires in armored personnel carriers, trucks and jeeps pulled into a university compound in Gonaives , watched by an excited gaggle of children and a few wary adults, some warning the "war" was not over.

In the afternoon the French went out on their first foot patrol, backed up by two armored vehicles with mounted cannons. Wearing berets, with some carrying bazookas and sniper rifles, the soldiers said "bonjour" and waved at residents. A beaming old lady clapped her hands and shouted "merci, merci."

A string of mopeds and bicycles latched on to the back of the patrol like a comet's tail. The troops went past the ruins of the Gonaives police station, where the revolt began, and a burned out and stripped petrol station across the road.

It was the first major push by multinational forces into the seaside town where the latest bout of violence in the impoverished Caribbean nation began.

The 3,000-member force sent by the United Nations to restore order after Aristide's departure on February 29 had concentrated on Port-au-Prince , the capital.

"We have won the first part of the battle but at heart our aim went beyond fighting a dictator," said Wynter Etienne, a spokesman for the Gonaives rebels who helped drive Aristide into exile. "Our aim was equally to achieve durable development for this country."

Rebel leaders in charge of Gonaives since they kicked out a contingent of Haitian National Police on February 5 said they expected the new prime minister, Gerard Latortue, to address the city's 200,000 mostly dirt-poor inhabitants on Saturday.

Etienne said the so-called Front for the Liberation of Haiti would lay down their arms in front of Latortue, a native of Gonaives , Haiti 's fourth-largest city.

"It is now up to police and the international force to guarantee security. But if needed, the Front is willing to help." Etienne told Reuters.

POCKETS OF TENSION

Buter Metayer, leader of the street gang that led the Gonaives uprising, drove around town in a four-wheel drive vehicle seized from police, reassuring residents over the arrival of French troops.

Despite these assurances, occasional pockets of tension were seen. One young man waving a pistol in one hand and a semi-automatic rifle shouted: "No one is taking my guns."

Some residents warned the "war" was not over and expressed caution about Latortue's new government.

"We can't trust him yet," said Fritz Desir, self-appointed spokesman for the people of Raboteau, a Gonaives slum that was the site of a massacre in 1994.

"We the Haitian people created the monster Aristide. We need to watch what this man does. After all, it's been 200 years of the same thing," he said, referring to the succession of despots since Haiti 's independence from France in 1804.

Gonaives , ruled by street gangs and rebels since the revolt began, seemed cleaner than in past weeks. A water truck sprayed water on a roadway near a market to clear away street sludge. Sewage was swept from open gutters in the Raboteau slum as residents prepared for the Prime Minister's visit.

Barricades of rusty car frames, shipping containers and scrap metal had been pushed aside and life returned to its chaotic norm. Bicycles and cars clogged the streets.

Guns, once everywhere, were rarely seen and Metayer's fighters had discarded uniforms and flak jackets stolen from police.

Captain George Tourmente, commander of the French troops, said the Legionnaires intended to allow police to take up their posts again and help the city return to a normal life.

"We have no mission of disarming the people," he said.

-          REUTERS

http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1804

Human Rights Groups Critical Of Haiti ’s Leader

22 mars 2004

CAP-HAITIEN, Haiti (AP)—Haiti’s new leader is in an "unholy alliance" with rebels including convicted assassins, one human rights group charged, while another warned that peacekeepers aren’t doing enough to control rebels.

Several human rights groups questioned interim Prime Minister Gerard Latortue’s actions at a weekend rally where he celebrated the gangsters who began Haiti ’s uprising as "freedom fighters."

Meanwhile ousted President Jean-Bertrand Aristide’s Lavalas Family party, in disarray since many officials fled or are in hiding, appeared to be regrouping and warned Monday that there can be no peace without the participation of Haiti’s largest political movement.

A statement from Sen. Yvon Feuille charged Lavalas members are being hounded across the country and even killed.

"Everywhere Lavalas is a victim. Besides those physical massacres, we see there is a political massacre being prepared behind Lavalas’ back," he said. "Without Lavalas, there is no solution. Without Lavalas, there won’t be the peace we need so much."

He denounced what he said was a "white American and French colonists’ plan" to marginalize the movement that helped bring Haiti ’s first democratic elections in 1990, which Aristide won in a landslide.

Aristide left Feb. 29, claiming he was forced from power by the United States as rebels threatened to attack Port-au-Prince . Some 3,300 troops from the United States , France , Chile and Canada are in Haiti as peacekeepers.

Under a U.S.-sponsored plan, Latortue last week formed a transitional government that he said is neutral but includes no Lavalas member and is loaded with Cabinet members critical of Aristide.

Aristide is staying temporarily in Jamaica , but Nigeria announced Monday it has agreed to a request by Caribbean leaders to grant him temporary asylum. A Nigerian government statement did not say whether Aristide had requested -or even agreed to -asylum in the country.

Latortue, the United States and others have criticized Jamaica for accepting Aristide, saying his presence near Haiti would raise tensions.

New York-based Human Rights Watch warned Monday that fighters in the rebel-held north were illegally detaining former Aristide officials and journalists who supported him.

It urged French troops to quickly fill a "security vacuum" in northern Haiti .

"The multinational forces need to extend their reach," said Joanne Mariner, Human Rights Watch director, said on her return from the north. "Right now there really is no rule of law in much of northern Haiti ."

Her group said there are now fewer than 50 police for the northern region, which used to have a few hundred, and that rebels in Cap-Haitien had 16 prisoners in custody Saturday.

The New York-based National Coalition for Haitian Rights, meanwhile, accused Latortue of "fanning the flames of lawlessness" when he shared a platform with rebel leaders at a rally in his hometown of Gonaives on Saturday.

Coalition director Jocelyn McCalla criticized Latortue for standing shoulder-to-shoulder with "thugs" including rebel commander Jean Pierre Baptiste, also known as Jean Tatoune, who escaped from jail after being sentenced to two life sentences for involvement in the 1994 massacre of some 15 Aristide supporters.

"Tatoune should have been in jail instead," McCalla said.

"We strongly condemn the unholy alliance which the interim government has struck with the Gonaives rebels," he said, noting one rebel leader "threatened to overthrow the interim government should they decide that things were not to their liking."

Amnesty International’s Americas director Eric Olson said, "It sends a very bad signal for the prime minister ... The future of Haiti depends on a strong justice system, and sweeping these things under the carpet weakens that future."

Cabinet Minister Robert Ulysse rejected the criticism, saying Latortue was trying to "reckon with everything in the past" and discuss the "repressive nature" of Aristide’s government.

"The government has solemnly pledged not to interfere with ... justice," Ulysse said.

Human rights groups say the government should arrest prominent rebels such as Louis-Jodel Chamblain, a convicted assassin who led army death squads.

Some 300 people died in the uprising that began in Gonaives on Feb. 5. As rebels moved swiftly from town to town, they freed hundreds of prisoners including numerous human rights violators.

The rebellion was begun by a street gang formerly allied with Aristide and grew to include former soldiers of Haiti ’s army, which ousted Aristide in 1991. Aristide dissolved the army after he was restored by U.S. troops in 1994.

 

http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1802

Haïti, régime sous cocaïne

23 mars 2004

Développant les réseaux, plaçant ses barons, Jean-Bertrand Aristide, le président déchu, a favorisé l’essor du trafic de drogue sur l’île. Quant aux opposants qui viennent de le renverser, certains ont les mains pleines de poudre.

Pas un seul cargo dans la magnifique rade de Jacmel. On ne voit pas davantage de barcasses de pêcheurs. Et, depuis longtemps, on n’aperçoit plus de yachts sur un littoral pourtant dentelé par les criques, les havres et les mouillages. La navigation est jugée ici trop dangereuse. A cause de mystérieuses embarcations qui, régulièrement, frôlent le rivage : des hors-bord avec trois ou quatre moteurs développant au moins 150 chevaux. Ils ne surgissent que la nuit. Mais il arrive qu’au matin les villageois en retrouvent certains abandonnés sur la grève. Si le littoral nord d’Haïti a été une terre à pirates, avec leur célèbre repaire de l’île de la Tortue, celui du sud, entre Jacmel et la petite ville de Marigot, est devenu la côte des narcotrafiquants. Pour une première bonne raison : Jacmel est situé en face du port de Barranquilla, en Colombie. A un millier de kilomètres de là.

500 kilos de « blanche » par mois

Depuis une dizaine d’années, une large partie du trafic de cocaïne à destination des Etats-Unis passe par Haïti. Au moins 15 %, selon les estimations officielles. La République dominicaine voisine, pourtant plus vaste et riche en infrastructures, ne compte que pour 5 %. Cela fait d’Haïti la première plaque tournante de la région. Fin février, lors de son procès à Miami, le « baron » haïtien Jacques-Baudoin Kettant reconnaissait que son réseau acheminait 500 kilos de « blanche » par mois sur le territoire américain. Se demander comment un pays aussi petit a pu devenir une plaque tournante aussi importante, c’est poser la question des complicités au sommet de l’Etat. Pourtant, le nom de Jean-Bertrand Aristide n’est apparu que récemment. Etrangement, les Etats-Unis, qui disposaient de solides preuves contre lui, dont celles accumulées par la vingtaine d’agents de la DEA (département américain de lutte contre la drogue) travaillant à Port-au-Prince, se taisaient. La défiance à son égard n’est apparue ouvertement que lors de la dernière conférence de lutte antidrogue pour l’Amérique du Sud et les Caraïbes qui s’est tenue du 20 au 24 octobre 2003 à Salvador de Bahia (Brésil). Haïti avait été le seul Etat de cette zone à n’être pas invité.

Petite ville d’environ 40 000 âmes, aux étranges maisons coloniales piquées sur de minces et hauts piliers de fonte, Jacmel ne ressemble en rien à un repaire de gangsters. La cité vit encore tournée vers son passé, dans « le charme des après-midi sans fin » dont parle l’écrivain canado-haïtien Dany Laferrière (1). Avec trois fois rien : un peu de commerce, d’agriculture, quelques services de l’Etat et une vingtaine de collèges et lycées privés, dont l’extraordinaire centre Alcibiade-Pommayrac, qui, dans l’état d’abandon absolu de l’éducation, avec des élèves de toutes classes sociales et tout en étant quasiment gratuit, réussit à approcher 100 % de réussite au bac français. Dans cette cité paisible, pas de trafiquants colombiens en vue. Même pas de seconds couteaux, ou alors fugitivement, à l’hôtel le Mirage, bouclé certains soirs de livraison. Ici, les « parrains » sont les élus locaux : Célestin Fourrel, ex-président du Sénat, nommé par Aristide, les députés Wilmet Content et Immacula Bazile, dont la voiture officielle servait à des transports répréhensibles ­ son chauffeur est en prison. Tous ont disparu un peu avant la chute d’Aristide.

Depuis sa résidence qui donne sur la baie, l’évêque de la ville, Mgr Poupard, 62 ans, n’est pas mécontent de leur départ. Adversaire résolu du dictateur défroqué, il a dû faire face aux coups montés de ses partisans. Sur les murs de la ville, des inscriptions rageuses, peintes lors des derniers événements, lui imputent les pires infamies. « La dernière grande livraison de drogue, se souvient-il, s’est produite il y a quelques mois à Lavaneau, un quartier de l’autre côté de la Grande Rivière de Jacmel. Des bateaux l’avaient amenée à proximité du rivage. Mais comme le cours d’eau était en crue, les policiers chargés de récupérer la cocaïne n’ont pas pu le franchir avec leurs voitures. Quand ils y sont parvenus, la population s’en était déjà emparée et ils ont dû bastonner les gens pour la récupérer. »

Pas de tour de contrôle

Jusqu’à la chute d’Aristide, le 29 février, le trafic à Jacmel était en plein essor. En témoigne la construction, presque achevée, d’un aéroport à la sortie de la ville, distante seulement d’une heure et demie de Port-au-Prince par la route. Pas de tour de contrôle prévue. Ni de téléphone. Mais la piste est longue de... 1 200 mètres. Et a dû coûter une jolie fortune. Car la drogue n’arrive pas que par bateaux. Des avionnettes sont aussi utilisées, de même que pour sa réexportation aux Etats-Unis. D’où des atterrissages remarqués sur certaines routes nationales, notamment la n° 1 et la n° 9. Pour dissuader les Haïtiens de les emprunter la nuit, les trafiquants ont fait courir la rumeur qu’elles étaient hantées par les zombies (fantômes d’un mort dans la croyance populaire). « On les fermait même à la circulation le temps que l’avion se pose et redécolle. Parfois, comme à Léogâne (à une trentaine de kilomètres de la capitale, ndlr), on voyait des voitures officielles venir chercher la drogue », raconte Lyonel Trouillot, un des grands écrivains haïtiens et membre du Collectif Non ­ les intellectuels hostiles à Aristide. D’où la question de la responsabilité directe de l’ex-Président dans le trafic. « De hauts responsables de la lutte antidrogue américains m’ont confié : "On ne va pas te dire qu’on est remontés jusqu’à Aristide mais on est close enough (assez près, ndlr)." C’était déjà il y a quatre ans. Le gouvernement Clinton a toléré ce trafic bien que sa destination finale soit les Etats-Unis », répond-il.

En fait, les Etats-Unis n’ont pas fermé les yeux sur les activités de celui qu’ils avaient réinstallé au pouvoir en 1994, chassant les militaires qui l’avaient renversé. « Grâce à leur système d’observation, les services américains savaient même le numéro des plaques d’immatriculation des voitures qui venaient chercher la cocaïne », résume un expert occidental détaché à Port-au-Prince. Aussi multiplient-ils les pressions sur le pouvoir. D’où quelques arrestations. « En 2003, une quarantaine, mais seulement des petits passeurs qui sont relâchés lors de l’amnistie de fin d’année, et 45 kilos de cocaïne saisis, une paille à l’échelle du trafic », ajoute-t-il. Les Etats-Unis ont fini par se fâcher. Ils ont infiltré la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) haïtienne et y disposent d’un homme, Rudi Therassan. Ils veulent surtout faire tomber Jacques-Baudoin Kettant et son frère Hector, les deux plus gros bonnets haïtiens, liés aux cartels colombiens de Medellin et de Norte del Valle. Le 13 février 2003, la BRI, sans l’aval d’Aristide, monte une opération contre Hector qui sera tué. En juin, Jacques-Baudouin tombe dans un piège qui le conduit droit dans une prison américaine. Il lui a été tendu par... Aristide lui-même, qui a cédé aux pressions américaines. Le Président est pourtant l’ami de Kettant et ce dernier est le parrain d’une des filles de l’« ex-prêtre des bidonvilles ». Il sera arrêté au palais national et aussitôt transféré en Floride. Puis, le 16 octobre 2003, en parfaite violation des lois internationales, des agents de la DEA arrêtent, à l’hôtel Rancho de Port-au-Prince, un autre « parrain », Elieaubert Jasmin, dit Ed-One, qu’ils emmènent sur-le-champ à Guantanamo, puis à Miami. Craignant pour sa vie, Rudi Therassan s’est réfugié aux Etats-Unis.

Les paravents du Président

Pour échapper à une condamnation à quarante ans de prison, Jacques-Baudouin Kettant collabore avec la justice américaine. Il balance tant et plus qu’il n’écopera que de vingt-sept ans de prison. Lors du procès, il met directement en cause Aristide, assurant lui avoir versé des millions de dollars : « Soit on le payait, soit on mourrait. » Désormais, les Américains sont arrivés jusqu’au président haïtien. Tout au moins, à ses paravents : Gladys Lauture, son égérie et sa financière, Jean-Claude Jean-Baptiste, secrétaire d’Etat aux Affaires sociales, en fait son éminence grise. L’un et l’autre ont actuellement disparu. « Aristide n’est pas un vrai trafiquant mais il avait besoin de beaucoup d’argent pour se maintenir au pouvoir. Alors, il acceptait des versements mensuels des gros barons pour fermer les yeux sur leurs trafics. Quand la dictature a commencé, en 2000, l’aide internationale a chuté. Il lui fallait le fric de la drogue pour la remplacer. Cela a constitué le trésor de guerre de Lavalas (le parti qui soutient Aristide, ndlr), lui permettant de financer les centaines de gangs de chimères et de contrôler à travers eux la population », explique le même expert occidental.

Comme dans une vulgaire bataille de gangs, le coup décisif lui sera asséné par un autre trafiquant, l’ex-commissaire de police Guy Philippe, chef de l’armée du Nord, dont la rébellion, à la mi-février, a précipité la chute du dictateur. Selon le même spécialiste, Philippe a fait partie du gang des Equatoriens ­ il a fait ses études à l’académie de police de Quito de 1994 à 1996. « Lui, c’était un vrai trafiquant de came. C’était aussi un proche de l’ex-Président, et il le disait : "Mon patron, c’est Aristide." Mais, fin 2001, le Président l’a brusquement accusé de trahison. » Confirmation de l’écrivain Lyonel Trouillot : « Guy Philippe est un mondain. Tout le monde sait que ses beaux vêtements ont été achetés avec l’argent de la drogue. Mais il n’a pas une mauvaise image. Il a été chassé par les chimères qui ne le trouvaient pas assez répressif. Aujourd’hui, les Haïtiens iraient jusqu’à cotiser pour lui s’il a besoin d’armer ses hommes. » Si l’ex-commissaire représente à ce jour l’espoir des Haïtiens, lui entend bien jouer aussi un rôle politique de premier plan. Mais les Américains, qui l’ont obligé à désarmer, ne veulent plus entendre parler d’un trafiquant de drogue, fût-il repenti, comme futur chef de l’Etat. Cela n’empêche pas l’ex-flic d’être déjà en campagne dans la perspective de prochaines élections. A Jacmel, il a reçu un accueil triomphal. A Haïti, un trafiquant va-t-il en remplacer un autre ?


-  Jean-Pierre PERRIN

La reproduction, la redistribution ou la syndication du texte ci-dessus, dans son intégralité ou en partie, nécessitent l'autorisation préalable et expresse de Liberation.

 

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L'IPI appelle le gouvernement Latortue et la police nationale à protéger les journalistes en Haïti

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Port-au-Prince, 23 mars 2004 -(AHP)- L'institut de la Presse Internationale IPI a appelé mardi le gouvernement Latortue et la police nationale à protéger les journalistes après que les individus armés eurent mitraillé à Petit-Goâve la résidence du correspondant de Radio Vision 2000 Elisée Sincère.

L'IPI a fait savoir que cette attaque a été perpétrée par des membres de la coalition politique dénommée Convergence démocratique.

Cet incident survenu le 13 mars est la plus récente des attaques perpétrées contre les médias dans le cadre de la lutte pour le pouvoir en Haïti, a souligné l'organisation de défense de la liberté de la presse basée à Vienne.

En février, rappelle l'institution, deux stations de Radio, Radio Télé Konbit et Radio Africa, ont été détruites par des rebelles anti-Aristide.

Concernant l'attaque lancée contre le domicile de Elisée Sincère, le directeur exécutif de IPI Johann P. Fritz, a appelé les autorités haïtiennes à trainer les coupables devant la justice.

M. Fritz a souligné qu'il y a une tendance au sein des partis politique à considérer les journalistes comme leur propriété personnelle.

AHP 23 mars 2004 1:20 PM

 

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Des anciens militaires désarment les policiers et prenent le contrôle du commissariat de Mirebalais

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Mirebalais, 24 mars 2004 -(AHP)- Des anciens miltaires ont pris mardi le contrôle du commissariat de Mirebalais dans le Plateau Central, en y installant leur nouveau commandant, un ancien militaire nommé Philippe.  

Lors des événements meurtriers qui ont précédé le départ du président Aristide le 29 février, des anciens militaires et des membres du FRAPH conduits par Louis Jodel Chamblain et l'ancien sergent Joseph Jean-Baptiste avaient libéré les prisoniers qui se trouvaiient incarcérés au commissariat avant de le piller.

Mais les policiers originaires de Mirebalais avaient pu ensuite regagner leurs postes. 

Cependant, mardi , un groupe de militaires conduits Joseph Jean-Baptiste et le nommé Fénélon ont désarmé les policiers et installé de "nouveaux responsables".

Des fouilles ont été opérées toute la nuit dernière dans la ville.

AHP 24 mars 2004 2:10 PM 

 

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AHP 30 mars 2004 2:40 PM

** Les habitants de plusieurs régions du pays notamment ceux de la Grande-Anse et de l'Arcahaie, ont déclaré mardi ne savoir à quel saint se vouer face à la montée des actes de bantidismes dans ces zones.

Dès la tombée de la nuit, des individus armés terrorisent les populations de ces régions. Ils invitent les autorités en place à assumer leurs responsabilités.

*** Les rebelles du Nord ont annoncé avoir remis le commissariat de police du Cap-Haïtien aux forces de police. Ce commissariat avait été incendié par les rebelles au moment où ils prenaient la ville dans le cadre de la lutte pour renverser le président Aristide.

Parallèlement, dans plusieurs communes du Nord-est, dont Ouanaminthe, ce sont les forces armées du Nord qui continuent de faire la loi dans tous les domaines d'activités.

 

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AHP 31 mars 2004 3:30 PM

** Les policiers des Cayes ont repris du service mardi dans la 3è ville du pays dans des conditions extrêmement difficiles plus d'un mois après la prise et le déchoukage du commissariat principal de la ville par des anciens militaires et des partisans de l'ex-opposition.

Ces derniers avaient tout emporté (chaises, bureaux et autres matériels de travail). Ces hommes avaient également libéré tous les détenus de la prison civile des Cayes. 

 

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Le double jeu de la République dominicaine vis-à-vis du président déchu

1er avril 2004

Poursuivant leur campagne pour isoler le gouvernement provisoire haïtien, un groupe d’avocats et de proches de Jean-Bertrand Aristide a accusé la République dominicaine de complicité dans le "coup d’Etat" qui aurait renversé l’ancien président. Paris et Washington soutiennent que M. Aristide est parti volontairement. Selon les témoignages recueillis par Le Monde auprès de ses proches et de diplomates témoins de ses dernières heures en Haïti, le président Aristide a pris la décision d’abandonner le pouvoir de peur d’être tué par les rebelles qui approchaient de Port-au-Prince.

Se présentant comme une "commission indépendante", le groupe, comptant parmi ses membres Me Brian Concannon, l’un des avocats de M. Aristide, et Kim Ives, journaliste à Haïti-Progrès, affirme que les armes utilisées par les rebelles provenaient d’un stock de 20 000 fusils M16 remis par les Etats-Unis à l’armée dominicaine. Les rebelles auraient été entraînés par des membres des forces spéciales américaines et auraient utilisé des installations militaires en République dominicaine. Le président dominicain, Hipolito Mejia, a nié ces accusations. "Le premier des fusils promis par les Etats-Unis n’est toujours pas arrivé", s’est-il exclamé. Les rebelles, réfugiés en République dominicaine depuis plus de deux ans, "étaient surveillés de manière permanente par les organismes de sécurité de l’Etat". "Nous avons maintenu une attitude équidistante entre les groupes armés, ici et de l’autre côté de la frontière", a cependant reconnu M. Mejia.

DEUX FERS AU FEU

Comme ses prédécesseurs, M. Mejia a gardé deux fers au feu. Il n’a cessé, dans les enceintes internationales, de réclamer la reprise des programmes de coopération en faveur d’Haïti. Des armes dominicaines ont été fournies aux partisans du président Aristide par l’intermédiaire d’une Haïtienne résidant dans la zone frontalière. Parallèlement, le président Mejia était au courant des activités des comploteurs haïtiens, Guy Philippe et ses deux mentors, Wendel Claude et Paul Arcelin. Par l’intermédiaire de Jerry Mourra, le fils d’un vieil ami, M. Mejia a appris que les rebelles achetaient des fusils, pour un montant de 50 000 dollars, à une société dominicaine, Eulalio Peralta. Jean-Bertrand Aristide lui a demandé l’extradition de Guy Philippe. "Nous ne pouvons l’arrêter pour des raisons politiques. Envoyez-nous le dossier de trafic de drogue que vous dites avoir contre lui", a répondu le président dominicain, par l’intermédiaire de son ambassadeur à Port-au-Prince. M. Aristide n’a jamais transmis de dossier.

Lorsque le gouverneur de Floride, Jeb Bush, frère du président américain, a visité Saint-Domingue, en octobre 2003, les comploteurs haïtiens ont pris langue avec un membre de sa délégation, l’avocat afro-américain Ometrias Dion Long. "Au début, je ne les ai pas pris au sérieux, puis, lors d’une deuxième visite, en décembre, j’ai vu qu’ils étaient déterminés. Ils cherchaient de l’argent pour acheter des armes et souhaitaient établir des contacts à Washington", se souvient Me Long. Cet avocat d’Orlando affirme n’avoir rien dit au frère de George Bush, mais reconnaît être intervenu en faveur des rebelles auprès de personnalités haut placées à Washington.


-  Jean-Michel Caroit

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Amnesty international dénonce de graves violations de droits de l'homme commises en Haïti depuis le départ précipité d'Aristide

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Port-au-Prince, 7 avril  2004 -(AHP)- L'organisme international de droits humains, Amnesty International a présenté ce mercredi un rapport sur la situation des droits de l'homme dans le pays à l'issue d'une mission de 15 jours en haïti.

Les membres de la délégation d'Amesty International ont indiqué avoir réalisé plus d'une cinquantaine d'interview avec des victimes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince qui ont exprimé, ont-ils dit, un profond sentiment d'insécurité et de peur malgré la présence de la force multinationale.

La représentante de l'organisme des droits humains auprès des Nations Unies, Yvonne Terlingen, a souligné  qu'Amnesty International a reçu des rapports faisant état de cas d'exécutions sommaires et de kidnapping  des partisans de Fanmi Lavalas.

Selon elle, la situation est encore plus complexe aujourd'hui dans le pays actuellement en raison de l'augmentation des acteurs dans le jeu politique. Les bandes armées sont encore bien plus nombreuses qu'elles l'étaient avant le départ précipité d'Aristide le 29 février dernier.

Dans son rapport, Amnesty International a également dénoncé le gouvernement Latortue en raison de la chasse aux sorcières lancée contre  des proches de Lavalas pour leur implication présumée dans des cas de violations des droits humains alors que des individus déjà condamnés évadés  de prison ou qui s'étaient réfugiés à l'étranger courent les rues en toute impunité au vu et au su de ce même gouvernement.

Yvonne Terlingen a estimé que le gouvernement devrait faire une déclaration publique ferme s'engageant dans la lutte contre l'impunité. Les responsables de violations de droits humains doivent être jugés quelle que soit leur appartenance politique, a-t-elle souligné.

L'organisation de défense des droits humains a également mis l'accent sur la nécessité pour le gouvernement de procéder au désarmement de tous les bandes armées en vue d'assurer la sécurité de tous les haïtens.

Plusieurs secteurs tant nationaux qu'internationaux s'étaient récemment déclarés sidérés par les déclarations du ministre intérimaire Gérard Latortue selon lesquelles les ex-rebelles des Gonaïves étaient, selon lui, des combattants de la liberté.

Au cours de sa mission, la délégation d'Amnesty International a notamment rencontré le président provisoire Alexandre Boniface, le ministre de la justice Bernard Gousse et le directeur général de la police Léonce Charles autour de l'urgence d'avoir en Haïti une justice et une police impartiales pour garantir le respect des libertés individuelles.

Amnesty International s'est montrée très critique à l'encontre de la force multinationale qui n'a fait, selon elle, aucune tentative sérieuse de concert avec la police pour désarmer les gangs armés.

Elle a déploré que les promesses faites en ce sens par la France et les Etats-Unis aux autorités provisoires soient restées vaines jusqu'ici.

L'équipe d'Amnesty International a indiqué avoir également visité le Pénitentier National où plus d'une quarantaine de personnes détenues  dont une majorité de membre de la Fanmi Lavalas sont sous la protection de la force multinationale dont l'ancien ministre de l'intérieur du gouvernement Aristide Jocelerme Privert, arrêté dans la nuit de lundi.

Selon l'organisme, les responsables de l'ambassade américaine en Haïti n'étaient pas en mesure de fournir des explications sur les accusations retenues contre ces détenus.

Amnesty International demande au gouvernement américain d'apporter des éclaircissements sur ces arrestations.

AHP 7 avril 2004  3:40 PM

 

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AHP 8 avril 2004  1:20 PM

** Des individus non identifiés ont mis le feu au local de  Radio Compas à Léogane, dans la nuit de Mercredi à jeudi.

Ces individus ont  emporté le matériel de la Station avant de l'incendier.

** Des membres de l'organisation RAMICOS proche de l'ancienne opposition, ont empêché mercredi l'installation d'un nouveau commissaire du gouvernement à St-Marc, Me Wisvick Mathieu Baugé.

Les membres de RAMICOS ont reproché à Me Baugé d'avoir été proche d'une organisation populaire rivale "Bale Wouze". 

Ces accusations ont été démenties par Me Baugé

 

http://www.aporrea.org/dameverbo.php?docid=15555

Haití. Fuertes desórdenes se reportan desde el interior del país

Por: Prensa Latina

Publicado el Viernes, 09/04/04 11:34am     

 

Puerto Príncipe, 9 abr (PL) Pese a las insistentes declaraciones de la jefatura militar estadounidense en Haití de que la situación es estable y segura en el país, fuertes desórdenes se reportan desde diversos puntos del interior.

Medios de prensa refieren enfrentamientos en la portuaria ciudad sureña de Les Cayes, entre simpatizantes del depuesto presidente, Jean Bertrand Aristide, e integrantes de las bandas armadas que aterrorizaron el país en febrero pasado.

De acuerdo con esas fuentes, los grupos armados, integrados en su mayoría por ex soldados del extinto ejército haitiano y ex miembros de grupos paramilitares de la dictadura del general Raoul Cedrás (1990-1994) se dedican a cazar partidarios de Aristide pretextando presuntos robos.

Sólo en las villas miseria de Les Cayes se reportó la ejecución de cinco personas, mientras la policía nacional se mantiene al margen y obvia cualquier investigación sobre los hechos bajo el argumento de que carece de recursos.

Emisoras de radio y corresponsales de varios medios reportan que tanto en Les Cayes como en numerosas ciudades haitianas hay una verdadera batalla por el control de la situación.

Pero los esfuerzos son insuficientes, acotan, a pesar del despliegue de una fuerza militar extranjera de tres mil 500 efectivos liderada por Estados Unidos.

El inspector policial Joseph Avril, si bien indicó que siguen los empeños para concretizar el desarme de los grupos, consideró que esa tarea tomará mucho tiempo.

Por su parte, el nuevo ministro de Justicia, Bernard Gousse, afirmó que el gobierno de transición intenta poner más policías en las calles para acelerar las labores de desarme, pero reconoció que el reclutamiento de nuevos efectivos tomará meses.

La inseguridad imperante concierne en primer lugar a los dueños de negocios, quienes fueron víctimas de saqueos en febrero por la acción de las bandas de sediciosos y ante los temores de nuevos desmanes entregan armas a civiles para conseguir protección particular.

Los reportes de estos hechos se suceden cuando se anuncia la llegada en julio de un fuerte contigente militar de Brasil, país que asumirá la jefatura de las tropas internacionales de manos de Estados Unidos.

Fuentes oficiales de Brasilia indicaron que el ministerio de defensa está preparando un contingente de mil 470 efectivos del ejército, la marina y la aviación, que deberá estar no menos de seis meses en Haití

 

http://www.haiti-info.com/article.php3?id_article=1913

Rebels fill power vacuum

11 avril 2004

Armed elements still control several regions of the country as human rights groups call on the government to take decisive action.

MILOT, Haiti - The three men dressed in camouflage uniforms stood in the middle of the main road to this village, posturing with handguns, rifles and shotguns.

They peeked inside passing vehicles, stared at strangers, and just as scores of others like them in Haiti ’s far-flung regions, patrolled dusty streets as self-appointed peacekeepers.

More than a month after former President Jean-Bertrand Aristide left Haiti amid a bloody revolt, former rebels still control large swaths of northern Haiti, sometimes jailing suspected criminals, sometimes persecuting Aristide supporters while hoping to eventually become paid police officers or soldiers in a new Haitian army.

In places like the northern port city of Cap Haitien , they live an uneasy coexistence with Haitian National Police and French peacekeeping troops. But in many smaller towns, such as Milot and Port-de-Paix, there are no police, no foreign troops, only former rebels acting as lawmen.

This troubles human rights groups such as Amnesty International, which on Wednesday said it was concerned that ``a large number of armed groups continue to be active throughout the country.’’

Louis Jodel Chamblain, convicted in absentia for the 1994 Raboteau massacre, spends much of his time in Cap Haitien with his men. Their fight against Aristide won, the men, most of them 20 to 35 years old, have a new long-term objective : to serve in a new version of the Haitian army that Aristide abolished in 1995 as a coup-prone machine responsible for human rights violations.

PRO-ARMY SIGNAL

Prime Minister Gerard Latortue has said he favors the appointment of a commission to study resurrecting the military. But his appointment of Hérard Abraham as minister of the interior and security, a former general who has indicated his support for a new military, is seen as a strong pro-army signal.

While the politicians discuss the issue, former rebels told The Herald they’ve been told the army’s return is a done deal.

’’It’s not a matter of if,’’ said Tony Francois, 27. ``It’s a matter of when.’’

Francois is one of about 40 former rebels who have been entrenched in the northern city of Port-de-Paix for more than a month. They said they arrived from Gonaives , 45 miles to the south, because pro-Aristide thugs were causing trouble.

They have been patrolling the streets and dispensing their own brand of justice, arresting and jailing alleged criminals.

And they readily admit going after Aristide backers.

’’That’s our main objective,’’ said Francois as he and three others stood watch outside an orphanage. ``We want to find Aristide people to put them in jail.’’

Asked what he would do with Aristide backers, Toussaint Innocent, 28, said he would throw them in the jail.

But Innocent and other former rebels said they so far have not been faced with that in Port-de-Paix because Aristide supporters have either fled or were killed in the February revolt.

Innocent said he would welcome the return of police to Port-de-Paix along with French troops, who recently entered the city but promptly returned to their base in Cap Haitien .

Maj. Xavier Pons, a spokesman for French troops, said the plan is to eventually send soldiers to Port-de-Paix, but that Fort Liberté, 35 miles east of Cap Haitien, which also is in the hands of former rebels, is a greater priority.

POWERFUL FORCE

But even in Cap Haitien , Haiti ’s second-largest city, the rebels are a powerful force despite the French troops.

Former rebels still hold the main police station. The police, who are slowly returning, have not asked the rebels to leave.

Pons said the French soldiers have no relations with the rebels and deal exclusively with Haitian police. He added that it is not the role of French troops to disarm the rebels, a sharp contrast to U.S. peacekeeping forces in Port-au-Prince who routinely conduct weapons searches.

’’It’s not our job to take their weapons. Our job is to provide safety in the area for the local population. Disarmament is a problem of the government,’’ Pons said.

The French position may be changing. The Associated Press reported Friday that French peacekeepers and Haitian police briefly detained Wilford Ferdinand, a rebel commander who had been accused of kidnapping a Haitian police officer. The AP also reported that U.S. and French troops helped Haitian police arrest Jean Robert, a rebel sympathizer and gang leader accused of terrorizing Aristide supporters in northeast Haiti .

’’You have more police on the streets and day by day the situation is more quiet,’’ Pons told The Herald. ``Institutions are starting to function normally.’’

 

La reproduction, la redistribution ou la syndication du texte ci-dessus, dans son intégralité ou en partie, nécessitent l'autorisation préalable et expresse de Miami Herald.

 

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Fanmi Lavalas affirme que les élections ne sont pas possibles pendant que ses partisans sont assassinés et persécutés à travers le pays

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Port-au-Prince, 13 avril  2004 -(AHP)- L'organisation politique Fanmi Lavalas a annoncé officiellement ce mardi qu'elle est dans l'opposition au gouvernement Latortue, à l'occasion de sa 2ème conférence de presse  depuis le départ  précipité du président Aristide le 29 février.

Les membres de la commission de communication de Fanmi Lavalas a dénoncé la façon dont les responsables et les partisans de l'ex-opposition agissent aujourd'hui par rapport à la démocratie. Ils ont dénoncé notamment une campagne d'élimination des partisans du parti lancée à travers tout le pays où plus de 100 personnes ont déjà trouvé la mort, ont-ils dit. 

Le président du Sénat, Yvon Feuillé a fait état de nombreux actes arbitraires et d'exécutions sommaires perpétrés contre les membres du parti depuis le 29 février.

Il a fait savoir que Fanmi lavalas a fait retrait de son représentant au gouvernement de consensus, Harold Julien, en raison des violences dont sont l'objet les membres du parti et des difficultés confrontées par la formation politique pour réunir ses membres. 

L'un des plus hauts responsables du parti, Yvon Neptune a été obligé de se commettre à couvert en raison des menaces de mort dont il est l'objet. 

Il a déclaré  ne pas comprendre comment le gouvernement Latortue a pu déclarer caduc le budget 2003-2004. Lavalas éprouve des difficultés à collaborer avec des gens qui ne respectent la constitution, a-t-il encore fait savoir. 

Pour sa part, l'ancien député de Trou du Nord Rudy Hérivaux, tout en affirmant reconnaitre aujourd'hui encore que tous ceux qui veulent arriver au pouvoir doivent passer par des élections, a fait savoir que les conditions ne sont pas réunies  pour la désignation du représentant de Lavalas au CEP.

" Comment le gouvernement en place fait la chasse peut-il  demander au à Fanmi lavalas de se faire representer dans l'organisme électoral pendant qu'il fait la chasse aux partisans deu parti à travers tous le pays, s'est in interrogé l'ancien député. 

Un autre porte-parole de Fanmi Lavalas Gilvert Angervil, a fait savoir que les partisans du parti continuent d'être victimes d'actes de vandalisme de la part des partisans de l'ex-opposition et d'anciens militaires qui contrôlent, a-t-il dit, 7 des 10  départements du pays .

Selon Givert Angervil, plus de 40 personnes ont été déjà tuées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince dans le cadre de cette campagne visant à éliminer les partisans du parti.

"La démocratie qui avait été promise ne s'est toujours pas manifestée dans le pays", ont fait savoir les dirigeants du parti, affirmant que les élections ne sont pas possibles dans cette situation de terreur, également dénoncé ont-ils dit, par des organismes internationaux de droits de l'homme.

AHP 13 avril 2004  2:50 PM

 

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Les ex-rebelles basés au Cap-haïtien réclame des discussions avec les autorités intérimaires pour éviter un retourement de la situation

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Cap-haïtien, 14 avril 2004- (AHP)-Les ex-rebelles basés au Cap-haïtien (Nord) et qui ont oeuvré au renversement du président Aristide commencent à exprimer leur mécontentement contre le gouvernement Latortue.

Ces rebelles qui croyaient pouvoir jouer un rôle actif dans le gouvernement, ont fait savoir mercredi dans une lettre aux tenants du pouvoir qu'ils s'attendaient à ce qu'ils entament des discussions avec eux sur leur sort, pour éviter un retournemenmt de la situation. 

Dans le même temps, la cohabitation entre les ex-rebelles et le contingent françis présent sur le terrain devient de plus en plus difficile.

Un responsable de ce contingent, le colonel Antoine Leroy, a réitéré en début de semaine son appel aux anciens militaires et ex-rebelles pour qu'ils déposent les armes.

Ils ont été même contraints de qui quitter la douane du Cap-Haïtien qu'ils considéraient comme leur base.

Ces nouveaux développements de la situation ne semblent pas du tout plaire aux ex-rebelles, ont fait savoir plusieurs sources dans la deuxième ville du pays.

Le gouvernement semble êrtre confronté à un grave malaise par rapport aux rebelles.

Si le premier ministre intérimaire a qualifié ceux des gonaïves de combattants de la liberté, le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, les taxe pour sa part de "bandits"dont il a réclamé le désarmement lors de sa récente visite à Port-au-Prince. 

Leur chef, Guy philippe, pose de son côté des conditions pour la remise des armes en possession de ses hommes. Il réclame notamment leur réinsersion dans la vie civile.

 

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Les anciens rebelles inquiets sur leur sort: un de leur chef Winter etienne rencontre un responsable de la primature

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Port-au-Prince, 16 avril  2004 -(AHP)- Un des responsables des ex-rebelles  des Gonaïves, Winter Etienne, a été reçu jeudi par un responsable à la Primature , Youri Latortue, dans le cadre des promesses faites par le gouvernement intérimaire aux insurgés qui avaient pris les armes contre le président Aristide en février dernier.

A l'occasion de sa visite dans la Cité de l'Indépendance le mois dernier, le Premier Ministre de transition Gérard Latortue, avait donné l'assurance aux anciens rebelles qu'ils allaient jouer un rôle dans son gouvernement après les avoir considérés comme "des combattants de la liberté". 

Winter Etienne a déclaré vouloir des explications sur ces promesses restées jusqu'ici insatisfaites.

Il a toutefois annoncé que ses hommes entendent déposer leurs armes le 18 mai.

Parallèlement, au Cap-Haïtien, un ex-rebelle qui a pris les armes aux côtés des hommes de Guy Philippe et de Louis Jodel Chamblain contre le président Aristide, a été arrêté ce vendredi par le contingent français déployé dans la région.

Robert Jean contre lequel un mandat avait été décerné depuis quelque temps est accusé d'avoir commis des exactions sur la population, et de responsabilité dans des cas de kidnapping et de vols de voitures.

Dans le Plateau Central, les anciens militaires ont organisé ce vendredi une marche pour exiger leur intégration dans la police nationale et prortester contre l'invitation qui leur est faite à déposer les armes.

Cette marche est partie de leur quartier général à Papaye pour aboutir à la ville de Hinche.

Les anciens rebelles qui contrôlent le département du centre ont déclaré n'avoir nullement l'intention de déposer leurs armes ni d'intéger la police nationale puisque, ont-ils dit, la constitution reconnait l'existence des forces armées.

Entre temps, de plus en plus de voix s'élevent pour dénoncer toute tentative d'intégration des ex-rebelles dans la police nationale, en dépit des promesses faites par les autorités intérimaires.

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a été le premier à considérer les ex-rebelles commes des "bandits et des violateurs de droits de l'homme".

De nombreux autres officiels américains ont ensuite emboîté le pas dont les parlementaires William Nelson et Kendrick Mick.

Mercredi, c'est le nouveau représentant du gouvernement intérimaire à l'OEA Duly brutus qui affirmait que le gouvernement en place n'a rien à voir avec les rebelles ayant pris les armes en février dernier.

"Je me sentirais géné si je représentais un gouvernement qui serait formé avec des anciens rebelles", a lancé Duly Brutus.

Selon des sources proches des anciens insurgés, ces derniers seraient très inquiets de la lenteur prise par les autorités à se prononcer sur leur sort.

Plusieurs d'entre eux ont fait savoir qu'on leur avait promis qu'ils joueraient un rôle dans le gouvernement post-Aristide.

En début de semaine, le chef de l'armé du Nord a posé des questions pour la remise des armes en possession de ses hommes. Il réclame leur insertion dans la vie civile.

 

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Fanmi Lavalas dénonce la poursuite de la chasse aux sorcières contre ses membres


Port-au-Prince, 19 avril  2004 -(AHP)- La chasse aux militants et partisans de Fanmi Lavalas se poursuit dans différentes régions du pays dont Petit-Goâve, près de deux mois après le départ pour l'exil du président Jean Bertrand Aristide.

Du 1er mars à nos jours, ce sont les anciens militaires, les ex-rebelles et les membres de l'ancienne opposition qui ont le contrôle de la Cité Faustin Soulouque.

 Les militants Lavalas ayant eu la vie sauve, ont dû gagner le maquis laissant leurs maisons en flamme, ont fait savoir deux militants Lavalas  qui se sont réfugiés à Port-au-Prince, Luc Mésidor Luc et Jean Fritz Flerimont.

 Ils déclarent s'être réfugiés à Port-au-Prince pour échapper au climat de violence instauré dans la ville par des hommes lourdement armés ayant à leur tête un certain "Ti Kendé" qui s'est autoproclamé  commissaire de police de la Cité.

 De professeurs, de juristes et autres professionnels, ont dû également se mettre à couvert, ont encore affirmé les deux jeunes.

Ils invitent les organisations haïtiennes de droits de l'homme à avoir le courage de mener une enquête à Petit-Goâve afin de dénoncer les axactions des hommes de Ti Kendé qui continuent ont-ils dit, de rançonner la population.

AHP 19 avril 2004 10:50 AM

 

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Les ex-rebelles, une épine au pied du gouvernement Latortue


Port-au-Prince, 19 avril  2004 -(AHP)- Les ex-rebelles composés pour la plupart d'anciens militaires représentent une épine au pied du gouvernement Latortue.

 Au Cap-Haïtien, plusieurs militaires démobilisés ont appelé au cours du week-end leurs collègues à reprendre le contrôle des commissariats qu'ils occupaient jusqu'à récemment.

Ces anciens militaires qui ont manifesté vendredi  dans la 2è ville du pays, ont affirmé vouloir signifier à qui veut l'entendre que l'armée est de retour et  qu'ils entendent jouer leur rôle dans le pays.

Ces ex-rebelles ont fait savoir qu'ils n'obéiront plus aux ordres de l'ancien chef du FRAPH, Louis Jodel Chamblain, considéré jusqu'ici comme le commandant de l'armée du Nord.

 Dans le Plateau Central, les anciens militaires ont organisé vendredi une marche pour  protester contre l'invitation qui leur est faite de déposer les armes.

Les anciens rebelles qui contrôlent le département du centre ont déclaré n'avoir nullement l'intention de déposer leurs armes ni d'intéger la police nationale puisque, ont-ils dit, la constitution reconnait l'existence des forces armées.

 

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Le secrétaire général de l'AJH dénonce les menaces de mort dont l'objet des journalistes et des corresppondants de presse en plusieurs points du pays


Port-au-Prince, 20 avril  2004 -(AHP)- Le secrétaire général de l'Association des journalistes, Guiler C. Delva, a dénoncé mardi les menaces de mort dont sont l'objet des journalistes et des correspondants de presse à travers le pays.

M. Delva a sutout pointé du doigt les bandes armées opérant en différents points du pays, notammen les ex-rebelles ayant pris les armes contre le président Aristide dans le cadre du mouvement de l'opposiition visant le renversement de ce dernier.

Le secrétaire général de l'AJH a déploré le fait que des corresopondants de presse ont été réduits au silence en raison des menaces qui pèsent sur eux.

"Nous avons même réglé leur compte à certains des nôtres qui voulaient mettre notre mouvement en péril, a rapporté M. Delva qui a parlé à l'un des ex-rebelles du plateau central.

Ce sont les ex-rebelles basés à Mirebalais qui avait enlevé vendredi le correspondant de Radio Solidarité dans cette région.

Le responsable de l'AJH affime avoir rencontré le président et le premier ministre intérimaires, Boniface Alexandre et Gérard Latortue autour de la nécessisté de rétablir l'ordre dans le pays et de permettre aux journalistes d'accomplir leur travail à l'abri de menaces et de persécutions.

Guy Delva a également appelé les autorités à relancer les dossiers relatifs à l'assassinat du directeur général de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique et de Brignol Lindor.   

AHP 20 avril 2004 3:30 PM

 

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Un jeune décédé et 20 autres blessés au cours des échauffourées ayant marqué la 2ème journée d'inscriptions pour la formation de la 15è promotion de la PNH


Port-au-Prince, 20 avril  2004 -(AHP)- Un postulant policier Jerry Prophète est mort piétiné ce mardi sur la cour de l'académie de police à Frères au cours d'échauffourrées à l'occasion de la 2ème journée d'inscriptions pour la formation de la 15è promotion de la PNH.  

Plus  de 20 autres personnes ont été blessées au cours de ces opérations qui se sont déroulées dans un vaste mouvement de désordre et marquées par de graves irrégularités 

L'inspecteur général de la police, Jean Yonel Trécil, a confirmé que 23 postulants ont été blessés dont quatre grièvement. Les blessés ont été conduits  à l'hôpital de la communauté haïtienne. 

M. Trécil a fait savoir que la PNH et d'autres militaires de la force multinationale ont eu des difficultés énormes pour gérer plus de 15 mille postulants massés devant l'académie de police. 

la situation aurait pu être pire sans la présence des militaires français qui ont pu fournir les premiers soins aux personnes blessées 

Plusieurs des candidats ont dénoncé les manoeuvres de plusieurs policiers de la CIMO qui ont privilégié des membres de leurs famille et des amis au détriment des autres  dont beaucoup ont passé la nuit sur les lieux. 

Ils ont également accusé des agents de la PNH de les avoir frappés à coups de batons et d'avoir lancé des gaz lacrimogènes pour les empêcher de  se faire inscrire. 

"Nous avons été humiliés et maltraités par les policiers", ont affirmé plusieurs jeunes dont certains sont arrivés de la province. 

Dépassés par les événements, les responsables ont décidé à surseoir provisoirement au processus d'inscriptions, en attendant la mise en place de meilleures structures. 

La PNH a été créée en 1995.

AHP 20 avril 2004 2:30 PM

 

http://www.medialternatif.org/alterpresse/article.php3?id_article=1337

Un mort et plusieurs blessés lors d'une opération d'inscription à la police

Posté le mardi 20 avril 2004

 

Port-au-Prince, 20 mars 04, [Alter Presse] --- La deuxième journée d'inscription pour le recrutement d'une nouvelle promotion de la Police Nationale d'Haïti s'est transformée en une émeute, faisant 1 mort et 23 blessés, selon la police.

Un jeune homme de vingt-trois ans Jerry Prophète est décidé ce 20 avril devant le local de l'académie nationale de police à Frères (Pétion Ville), après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Parmi les personnes blessées 8 ont été transportées d'urgence à l'Hôpital de la communauté Haïtienne, située dan la région de l'accadémie à Frères (périphérie Nord-est), a indiqué à AlterPresse l'Inspecteur Lionel Trécil.

Un reporter d'AlterPresse a pu constater l'ampleur de la situation à l'Hôpital de la communauté Haïtienne où le personnel médical se démenait pour a apporter des soins à 6 jeunes grièvement blessés. Selon une responsable, d'autres blessés plus graves ont été transportés à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.

Devant le local de l'Académie de police, des milliers de jeunes attendaient la reprise du processus d'inscription. Ils étaient en majorité des étudiants et élèves qui se sont déclarés tiraillés par le chômage. Nombre d'entre eux attendaient depuis depuis la veille.

A un certain moment les nerfs ont cédé et il y a eu affrontement entre postulants et forces de l'ordre. Selon des postulants, le fait par les policiers de réclamer de l'argent à certains d'entre eux pour leur faire avoir les premières places, allait provoquer le début des tensions.

L'Inspecteur Jean-Yonel Trécil a fait savoir que les responsables séviront contre des policiers qui ont eu « un comportement contraire à l'éthique et à la déontologie policière ».

Des gendarmes français qui assuraient la sécurité du processus d'inscription ont montré des signes de fatigue.

Après ce grave incident, les responsables de la PNH ont décidé de surseoir aux opérations d'inscription.

Quant elles vont reprendre, les inscriptions vont se faire par ordre alphabétique, par zones géographiques et dans divers commissariats de police, ont annoncé des dirigeants de la police nationale.

Plusieurs médias avaient souligné le fait que le processus de recrutement s'était ouvert le 19 avril dans une atmosphère de pagaille.

Sur Télé Haïti, station de télévision privée, on pouvait voir des policiers à bord de pick-up qui transportaient des postulants policiers et qui facilitaient l'accès de ces derniers au local de l'académie de police au détriment des nombreux autres postulants qui faisaient la queue pendant des heures. Ce qui avait scandalisé ces derniers.

La police nationale d'Haïti ne compte actuellement qu' environ 2500 policiers pour 8 millions 500 mille habitants. Son effectif devrait passer à environ six mille dans deux ans, a annoncé le ministre de la justice et de la sécurité publique, Bernard Gousse. [rv vs gp apr 20/04/2004 20:00 ]

 

http://www.jang.com.pk/thenews/apr2004-daily/18-04-2004/main/update.shtml

Wednesday April 21, 2004-- Safar 30, 1425 A .H.
ISSN 1563-9479

Haiti : One killed, 23 wounded in fighting 
(Updated at 0925 PST)

PORT-AU-PRINCE : A man choked to death Tuesday and 23 others were injured when riot police were called to break up a scuffle outside a police recruiting center in the Haitian capital, police said, a foreign news agency reported on Wednesday.
The dead man, 23-year-old Jerry Prophete, was among thousands who answered a recruitment call for the new Haitian police force. Riot police used tear gas and bludgeons to maintain order in the crowd after a scuffle. People in the crowd struck back at the police by throwing rocks. French troops later intervened to restore calm and treat the wounded. 

 

http://www.levif.be/belga/BelgaNieuws.asp?ArticleID=3309&SectionID=10

Recrutement de nouveaux policiers haïtiens: 1 mort

Bron: Belga

21/4/2004 1:10

 

PORT-AU-PRINCE 21/04 (BELGA/AG) = Un jeune homme est mort étouffé et 23 autres jeunes gens ont été blessés, dont quatre sérieusement, lors d'une séance d'inscription pour une nouvelle promotion de la Police nationale d'Haïti mardi à Port-au-Prince, a-t-on appris mardi de source policière. Des milliers de jeunes gens s'étaient présentés à cette séance de recrutement provoquant des bousculades qui ont été réprimées par la police anti-émeute. Jerry Prophète (23) est mort alors qu'il venait de s'inscrire pour devenir policier. Lors des échauffourées, la police anti-émeute a utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes tandis que les jeunes gens ripostaient en lançant des pierres sur les forces de l'ordre. Un détachement de gendarmes mobiles français, cantonnés à Port-au-Prince, est intervenu pour réanimer les blessés et ramener le calme. Le recrutement est suspendu jusqu'à lundi. (BVH)

 

http://haitiimpact.com/cgi-bin/index.cgi?pl=headlines&id=1082560662&display=1

Bousculades lors du recrutement de nouveaux policiers: 1 morts, 23 blessés
-- AFP

Un jeune homme est mort étouffé et 23 autres jeunes gens ont été blessés, dont quatre sérieusement, lors d'une séance d'inscription pour une nouvelle promotion de la Police nationale d'Haïti (PNH) mardi à Port-au-Prince, a-t-on appris mardi de source policière.
Des milliers de jeunes gens s'étaient présentés à cette séance de recrutement provoquant des bousculades qui ont été réprimées par la police anti-émeute (CIMO).
Jerry Prophète, 23 ans, est mort alors qu'il venait de s'inscrire pour devenir policier.
Lors des échauffourées, la CIMO a utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes tandis que les jeunes gens ripostaient en lançant des pierres sur les forces de l'ordre.
Un détachement de gendarmes mobiles français, cantonnés à Port-au-Prince, est intervenu pour réanimer les blessés et ramener le calme.
Un responsable policier, le commissaire divisionnaire Lyonel Trécile, a déploré ces incidents et indiqué que le recrutement était suspendu jusqu'à lundi.
De nombreux jeunes ont dénoncé sur les radios haïtiennes le rôle de la police anti-émeute et le comportement de nombreux policiers qu'ils ont accusé de "rançonner" les jeunes pour les faire passer avant d'autres candidats.

 

http://www.bradenton.com/mld/bradenton/news/world/8485067.htm?template=contentModules/printstory.jsp

Posted on Wed, Apr. 21, 2004

1 Killed in Haiti Police Academy Stampede

MICHELLE FAUL

Associated Press

PORT-AU-PRINCE , Haiti - A stampede at a police academy recruiting drive killed one person and injured 23 others in Haiti , officials said Wednesday.

Police fired tear gas and beat back applicants with batons as thousands of job hunters rushed the academy on Tuesday, crashing through the gates and past French guards. U.S. Marines helped to control the crowd by blocking the academy entrance with Humvees.

Meanwhile, the Bahamas withdrew its diplomats from Haiti , following the shooting and robbery of its ambassador's wife and a threatening telephone call to the wife of a second diplomat, a government spokesman on Wednesday told The Associated Press on condition of anonymity.

During the stampede, Jerry Prophete, 23, fell and was trampled to death, said Police Commissioner Jean-Yonel Trecile, who said 23 others were injured and eight were hospitalized.

"The crowd got so big that the police couldn't control the situation," Jean-Pierre Benjamin, 25, said Wednesday as he recovered at a hospital in suburban Petionville. "The gates broke open and people started falling. I fell and others stepped on me."

As many as 4,000 applicants showed up for the first day of the recruiting drive on Monday. The numbers swelled to as many as 15,000 people on Tuesday, Trecile said.

Trecile said police had not anticipated the turnout, but said the job hunters were partly to blame. "At one point they went wild," he said.

He said some officers from the riot squad on Monday were taking bribes to allow would-be recruits through the gates of the academy. Trecile said police were investigating.

Most of the impoverished Caribbean country's 8 million people are without jobs and live on less than $1 a day.

The police recruiting drive has been postponed until Monday, when applicants will be divided among three locations and by the first letter of their last names.

Haiti 's interim government began the drive to replenish a depleted force that fled before a rebel advance in February. Hundreds have deserted, some fearing reprisal attacks because of their loyalties to ousted President Jean-Bertrand Aristide.

Some 150 officers were fired last week for abandoning their posts and ethics violations by a U.S.-backed interim government backed by a U.S.-led multinational force.

The Bahamas is the only Caribbean country with an embassy in Haiti . Foreign Affairs Minister Fred Mitchell told the Bahamian Parliament on Wednesday that the government did not believe the shooting was politically motivated.

But a Caribbean diplomat, who spoke on condition of anonymity, said he understood the Bahamas was investigating whether the two incidents were related and connected to the bad relations between Haiti 's U.S.-backed interim government and the 15-nation Caribbean Community that has refused to recognize it.

Francoise Newry, wife of Ambassador Eugene Newry, was shot and robbed of her handbag at a market near the downtown presidential palace on Saturday. That night, Michelle Williams, wife of the embassy's second secretary, received a threatening telephone call.

Mrs. Newry underwent surgery that day in Nassau , the Bahamian capital, where a bullet was removed from her left buttock, the spokesman said.

© 2004 AP Wire and wire service sources. All Rights Reserved.
http://www.bradenton.com

 

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Panique ce mercredi  Hinche, tension à Petit-Goâve et arrestations à Miragoâne

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Hinche, 21 avril  2004 -(AHP)- Des membres de la populations de Hinche ont manifesté ce mercredi pour protester contre la présence de la force multinationale dans la région.

Les ex-rebelles qui avaient pris les armes en février dernier contre le président Aristide ont dû abandonner les commssariats et leurs uniformes pour céder officiellement la place à un contingent de militaires chiliens.

Cette manifestation a provoqué une grande panique dans la ville où les activités ont été paralysés. 

Des membres de la population dont des partisans de l'ex-opposition ont estimé que les rebelles devraient jouer un rôle dans le cadre de ce gouvernement pour avoir rendu , ont-ils dit, d'énormes services. 

Si les ex-rebelles du plateau central ont fait place au contingent chilien, ils n'ont pas encore remis leurs armes.

Ces derniers ont fait savoir par ailleurs qu'ils n'entendaient pas intégrer la police nationale, puisqu'ils représentent l'armée d'Haïti qui est, ont-ils dit, une force constitutionnelle.

Une vive tension a également régné ce mercredi à petit-Goâve où une personne a été blessée par balle.

L'arrestation de deux membres de la convergence démocratique a été à la base de cette situation.

La route nationale #2 était bloquée jusqu'en fin d'après-midi au niveau de petit-Goâve où des tirs nourris étaient entendus.

AHP 21 avril 2004 3:45 PM

 

http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/040425/481/pap10704251715

Jean-Dulsone Noncent nurses a bullet wound in the back of his calf in Petit Goave, 60 km (40 miles) southwest of  Port-au-Prince, Haiti Saturday, April 24, 2004. Noncent was wounded after an exchange of fire involving riot police and a group of civilians. (Ap Photo/Rodrigo Abd)

AP

Jean-Dulsone Noncent nurses a bullet wound in the back of his calf in Petit Goave, 60 km ( 40 miles ) southwest of Port-au-Prince , Haiti Saturday, April 24, 2004 . Noncent was wounded after an exchange of fire involving riot police and a group of civilians. (Ap Photo/Rodrigo Abd)

 

http://www.lasegunda.com/ediciononline/elmundo/detalle/index.asp?idnoticia=156037

Miércoles  28 de Abril de 2004   

Tropas chilenas detuvieron a 15 personas en Haití 

Fuente :Orbe

Efectivos chilenos debieron actuar ante una petición de juez haitiano, cuando la policía local fue sobrepasada.

PUERTO PRINCIPE.- En una acción conjunta con la policía nacional haitiana, fuerzas del Batallón Chile detuvieron hoy a quince personas que estaban provocando incidentes y saqueos en un sector de Puerto Príncipe, según informó el Ejército de Chile.

El procedimiento se llevó a cabo luego que el magistrado titular del Tribunal de Delmas, juez Salomón Mageno, solicitara la presencia de la policía nacional haitiana para hacer cumplir una orden de arresto contra un grupo de 20 personas que estaban ocasionando desórdenes, 800 metros al oeste del cuartel general multinacional.

Al ser sobrepasadas las fuerzas policiales, se solicitó la concurrencia de tropas multinacionales. Y por tratarse de un sector inserto en la zona jurisdiccional chilena, fuerzas del batallón Chile acudieron al lugar y detuvieron a quince personas.

Posteriormente, por orden del magistrado antes mencionado, el personal chileno escoltó a los detenidos hasta la cárcel, lugar en el que permanecen en estos momentos.

Además, durante el procedimiento los chilenos requisaron una pistola 9 mm , la que fue utilizada contra las fuerzas en los incidentes.

 

http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=945

HAÏTI LE DOS AU MUR

par Sally Burch
30 avril 2004

 

Le Brésil a accepté de prendre le commandement de la force internationale de paix des Nations Unies en Haïti à partir du 1er juillet prochain quand les Casques bleus assureront la relève de la force menée par les États-Unis qui a expulsé le président Jean- Bertrand Aristide du pouvoir le 29 février. Cette force armée est actuellement composée de 3.700 soldats des États-Unis, du Canada, de la France et du Chili.

Pour sa part, le gouvernement intérimaire a signé un accord le 4 avril avec les partis politiques (parmi lesquels ne figure pas le parti Lavalas de Aristide) et des représentants de la société civile en vue de la tenue d’élections l’année prochaine. Le président démocratiquement élu assumera le pouvoir au plus tard le 7 février 2006.

Entre-temps, la population continue d’être soumise à la pénurie et au chaos, à une quasi absence de services de base et d’ordre public. Il n’y a plus d’électricité dans la capitale depuis des semaines et les détritus s’amoncellent dans les rues. Une « chasse aux sorcières » s’est déchaînée contre les partisans d’Aristide. Beaucoup d’entre eux sont toujours cachés mais des dizaines ont été assassinées. Les bandes armées continuent de faire la loi à leur manière, surtout dans la zone intérieure du pays où l’on n’a pas encore nommé les nouvelles autorités locales. Dans certaines régions, la nourriture manque.

Le gouvernement du premier ministre intérimaire, Gérard Latortue, se bat pratiquement sans aucune ressources pour rétablir un certain ordre dans ce pays de presque 8 millions d’habitants. Le gouvernement sortant, faisant face au gel de quelques 500 millions de dollars d’aide internationale après avoir été accusé de fraudes fiscales, a laissé un déficit budgétaire de 100 millions de dollars. Une bonne partie de l’infrastructure étatique a été détruite au cours des émeutes de février - ces dégâts sont estimés entre 100 et 300 millions de dollars- et la capacité de collecte d’impôts est réduite à son minimum. L’aide annoncée récemment par les Etats-Unis, de 9 millions de dollars pour la démocratie, qui sera administrée par l’Organisation des Etats américains (OEA), ainsi que 55 millions de dollars d’aide économique et humanitaire, paraissent être des montants dérisoires face à l’envergure des besoins.

Le désordre public est encore aggravé par la complaisance des autorités et de la dite force de paix envers les rebelles armés. Ni les autorités, ni les forces étrangères ne semblent pressées de les désarmer. Les rebelles, composés en majeure partie d’anciens militaires ayant participé au coup d’état et par des forces paramilitaires de droite, se rengorgent de la qualification de « combattants pour la liberté » que leur a reconnu Latortue, en promettant de les intégrer dans les forces de police. Actuellement, un des leaders des rebelles, l’ex colonel de l’armée Remissainthe Ravix, réclame également la reconstitution de l’armée. Ravix, qui dit commander 1.681 anciens soldats, prétend que « nous sommes l’armée haitienne ». Selon lui, il s’agirait d’ « une force constitutionnelle ». L’armée a été dissoute par Aristide quand il est revenu au pouvoir en tant que président constitutionnel il y a dix ans, après un intervalle de trois ans de dictature militaire.

La complaisance des Etats-Unis avec les forces rebelles n’est pas surprenante si l’on sait qu’ils les appuient déjà depuis un certain temps. Fin mars, les résultats préliminaires d’une Commission d’investigation sur Haïti ont été rendus public à Saint-Domingue. Cette Commission, instaurée par l’ancien procureur général des États-Unis Ramsey Clark, enquêtait sur les événements de février. Elle a révélé que les gouvernements américain et dominicain auraient participé à l’armement et à l’entraînement des rebelles haïtiens sur le territoire dominicain. La Commission a été informée du fait que les forces spéciales américaines étaient arrivées en République dominicaine afin de participer à des exercices militaires en février 2003 avec l’autorisation spéciale du président Hipólito Mejía. Ces exercices ont eu lieu plus près de la frontière que de coutume, dans une zone à partir de laquelle les rebelles se livraient à des attaques régulières en Haïti contre des installations de l’Etat. Certains centres d’entraînement se trouvaient au sein ou à côté des installations militaires dominicaines. La Commission a également reçu plusieurs rapports concernant le transport d’armes depuis la République dominicaine vers Haïti, par voie terrienne et maritime.

Désaccord dans les Caraïbes

Une vive polémique internationale s’est développée quant à la façon dont Aristide a été forcé d’abandonner le pouvoir et quant au rôle des Etats-Unis et de la France dans le déroulement des événements. De nombreux courants, en particulier au sein des gouvernements membres de la Communauté du bassin des Caraïbes, Caricom, et le gouvernement du Venezuela, entre autres, ne reconnaissent pas le gouvernement intérimaire. Ils estiment que les Etats-Unis et la France ont mené un coup d’Etat pour obliger Aristide à abandonner le pouvoir, en infraction avec la loi internationale. La Caricom a menacé de demander une enquête sur le sujet à l’ONU. Elle a toutefois tardé à formaliser cette demande, laissant entrevoir qu’elle était la cible de pressions.

La préoccupation des pays de la région est sans aucun doute fondée. L’histoire des Caraïbes abonde en gouvernements destitués par la volonté des Etats-Unis. Cuba et le Venezuela, en particulier, craignent d’être la cible d’une possible intervention américaine. Certains analystes considèrent en outre que les Etats-Unis trépignent d’impatience à l’idée d’établir une base militaire permanente, une plate-forme stratégique en Haïti pour pouvoir intervenir plus facilement dans la région. De fait, une mission de députés qui a visité Haïti récemment, est revenue en recommandant que les Etats-Unis prolongent leur présence dans l’île au-delà de juillet.

Entre-temps, Aristide est en Jamaïque. Il y est finalement arrivé après son départ de la République centrafricaine où il avait été conduit dans un avion militaire américain le 29 février. L’Afrique du Sud a fait également savoir qu’elle était disposée à l’accueillir. Pour le gouvernement intérimaire d’Haïti, la présence d’Aristide dans un pays aussi proche est embarrassante. Les Etats-Unis, quant à eux, maintiennent la pression sur l’ex président. Lorsque Colin Powell a visité Haïti à la mi-avril il a annoncé que les autorités américaines enquêteraient sur les liens possibles d’Aristide avec le trafic de stupéfiants pour vérifier la validité des accusations qui affirment qu’il a empoché des millions de dollars issus du trafic de drogues comme l’a affirmé un narcotrafiquant jugé à Miami ou s’il avait fermé les yeux pour ne pas mettre en péril les contributions des narcotrafiquants à ses programmes sociaux.

« L’intervention nous a confisqué la victoire »

A l’intérieur du pays, de nombreux secteurs sociaux et démocratiques défendent une position plus nuancée. Les secteurs sociaux qui réclamaient le départ d’Aristide pour sa corruption et pour son style dictatorial de gouvernement, accordent un soutien critique au gouvernement intérimaire en considérant que celui-ci pourrait entamer un processus démocratique dans le pays.

Les organisations haïtiennes, membres de l’Assemblée des Peuples des Caraïbes, où l’on trouve entre autres des organisations de défense des droits humains, des organisations de développement rural, de femmes et des églises populaires, ont publié un communiqué le 15 mars à l’attention de leurs homologues caribéens dans lequel elles leur demandaient de dénoncer la présence de Aristide en Jamaïque. Elles considèrent que Aristide a trahi les objectifs et les idéaux du mouvement populaire de 1986 (qui a eu raison de la dictature des Duvalier), que son régime appliquait docilement les consignes de Washington et du FMI et qu’il a détruit les institutions du pays et une bonne partie de sa capacité productive.

Ces organisations demandent aux ami(e)s du peuple haïtien qu’ils les aident à consolider le processus actuel, c’est-à-dire, qu’ils donnent la priorité à la lutte contre l’occupation actuelle de leur territoire. Elles condamnent les circonstances dans lesquelles Aristide a abandonné le pays, l’intervention du département d’Etat américain dans la politique interne du pays ainsi que l’insurrection armée appuyée par la CIA. Elles dénoncent le fait que : « les forces américaines sont intervenues en Haïti pour gâcher et confisquer la victoire du peuple haïtien contre la dictature de Aristide », en précisant que c’est Aristide lui-même, et non le peuple haïtien, qui a demandé l’intervention de troupes étrangères.

 

Source : ALAI, América Latina en Movimiento, 28-04-04.

Traduction : Anne Vereecken, pour RISAL.

 

http://www.haiti-info.com/imprimer.php3?id_article=1997

AP

Former Haitian soldiers apply to join national police

2 mai 2004

PORT-AU-PRINCE , Haiti_Hundreds of former soldiers applied Sunday to join the national police in a bid to strengthen a force which mostly fled during a rebel advance that ousted President Jean-Bertrand Aristide.

About 600 men in their 30s and 40s gathered at the capital’s police academy with old military ID cards and other documents in hand. Hugging and clasping hands, many had not seen each other since 1994, when Aristide dissolved the army of more than 7,000 which helped oust him in a 1991 coup.

"Today is a big celebration for us because we can finally get together and share ideas and talk," said Buissicait Milot, a former soldier who studied architecture and agriculture at the state university after being decommissioned.

Milot said that under Aristide, former soldiers could only meet secretly or face persecution. He and many others said they should be integrated into the police because they are already trained.

"We did police security in the military," said Milot, gesturing to himself and another man present. Haiti ’s police force had been a section of the army before the military was dissolved.

Less than half of Haiti’s 5,000 police have returned to their posts since Aristide left on Feb. 29, posing challenges for a government that says it wants to reconcile the divided 8.2 million population, but insists that those who helped get rid of Aristide _ including former soldiers accused of human rights violations _ deserve some recognition.

Two weeks ago, the government fired 150 mainly high-ranking police officials followed by a continued campaign for new police recruits.

Last week, thousands of job applicants formed a line more than 2 miles ( 3.2 kilometers ) long. A similar drive was suspended two weeks ago after several people were injured and one applicant suffocated to death in a stampede by people eager for work in this poorest country in the Western Hemisphere .

Sunday’s recruiting drive came at the behest of the Interior Ministry. The first objective is to verify that those who have applied had in fact served in the military, followed by a screening process and medical exams. The ministry said it would try to find other jobs for those who don’t make the cut.

Human rights groups have expressed concerned that the government will integrate former members of the disbanded army into the police force.

But Apollos Laurore, a former colonel who works for the Interior Ministry, said that the screening process will eliminate candidates known to have committed abuses while in the military.

In the meantime, U.S. troops are leading a 3,600-strong multinational force that is to hand over to a U.N. peacekeeping force on June 1.

On Friday, the U.N. Security Council authorized a wide-ranging mission with more than 8,000 troops and police to help stabilize the troubled Caribbean nation.

Many former Haitian soldiers, however, said that more security is needed and they are hoping to provide it.

"Businessmen in Petionville said they would close their doors this week if they don’t get more security," said former soldier Paul Withny, referring to a planned strike in the Port-au-Prince suburb where merchants fear thieves, looters and kidnappers.

"But we are here, and we are prepared to protect them," he said. "It would take months to train people who were not in the military."

 

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Entre 300 et 500 cadavres recensés dans les rues de Port-au-Prince en février et mars


Port-au-Prince, 3 mai 2004 -(AHP)- La commission Nationale Justice et Paix, a déclaré lundi avoir recencé plus de 300 cadavres dans les rues de Port-au-prince au cours des mois de février et mars.

Selon un rapport publié cette semaine, ce chiffre pourrait atteindre les 500. La plupart des victimes ont été tuées par balles notamment pendant la période des troubles politiques consécutifs au départ précipité de Jean Bertrand Aristide.

Le responsable de Justice et Paix, le Père Jean Hansens, a attiré l'attention des autorités en place sur cette situation qui met a-t-il dit, en évidence le niveau de criminalité dans le pays.

Selon lui, la plupart des assassinats enregistrés dans les rues, sont étroitement liés à des raisons politiques.

Le Père Hansens a fait savoir que cette situation est extrêmement préoccupante. Il appelle les autorités provisoires à agir au plus vite pour mettre un terme à la violence qui frappe le pays.

AHP 3 mai 2004 11:50 AM

 

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Plusieurs personnes blessées et une cinquantaine de maisons incendiées à Saint-Michel de l'Attalaye par de présumés partisans de l'ex-opposition


St-Michel de Lattalaye, le 4 mai 2004  -(AHP)- Plusieurs personnes ont été blessées au cours du week-end écoulé par des individus armés dans la localité "Ka Pòl", une section communale de St-Michel de Lattalaye. 

Les auteurs des ces actes qui s'identifient comme des partisans de l'ex-opposition et des ex-rebelles, ont également mis le feu à une cinquantaine de maisons et emporté les biens des habitants. 

Les bandits armés conduits par les nommés Hendel Volma et Frantz Jules Guerrier sont accusés  de terroriser les habitants de la localitée en vue de les forcer à gagner le maquis. 

Les paysans appellent les autorités en place à prendre des dispositions en vue de mettre un terme à leur calvaire.

AHP 4 mai 2004  3:50 PM 

 

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Le premier ministre provisoire presse les haïtiens de changer leurs habitudes de consommation face à la cherté de certains produits


Port-au-Prince, 5 mai 2004 -(AHP)- Le premier ministre intérimaire Gérard Latortue  invite la population haïtienne à changer ses habitudes alimentaires en consommant du maïs moulu, du magnoc et d'autres produits qu'il estime moins chers que le riz. 

Gérard Latortue  s'exprimait peu avant son départ pour les Etats-Unis où il se trouve depuis mardi pour tenter de convaincre le gouvernement américain et les bailleurs de fonds de voler au secours de son gouvernement incapable de répondre aux revendications les plus élémentaires de la population près de deux mois après son investiture.

Les habitants de toutes les régions du pays accusent quasi-quotidiennent  le gouvernement Latortue de ne rien entreprendre pour faire baisser les prix des produits de première nécessité qui battent tous les records depuis début mars.

Gérard Latortue a rétorqué mardi en accusant les garnds commerçants d'être en grande partie responsables de la hausse des prix des produits de première nécessité.. 

" Nous ne voulons pas intervenir pour faire respecter les prix, mais nous allons devoir le faire, si les commerçants persistent à vouloir faire de bénéfices démesurés", a-t-il lancé, affirmant que l'augmentation des  prix du riz est également liée à une rareté sur le marché local, suite aux événements du 29 février dernier.  

Depuis le départ du gouvernement Aristide/Neptune, les prix ont pratiquement doublé, malgré une certaine stabilité de la gourde par rapport au dollar. 

Il faut aujourd'hui entre 37 et 39 gourdes pour acheter un dollar américain, alors qu'il fallait , il y a peu, jusqu'à 45 gourdes. 

Beaucoup craigenent que la  la cherté de la vie ne provoquent des mouvements sociaux à travers le pays. 

Des centaines d'indivuidus se sont livrés lun di à des scènes de pillages au Parc industriel de Port-au-prince, a rapporté mardi le quotidien Le Nouvelliste. 

Ils ont mis à sac un entrepot de riz appartenant au ministre des affaires siciales. Ces individus s'étaient attaqués peu auparavant à des camions qui sortaient du Parc . 

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a  assuré mercredi que son gouvernement continue de supporter le régime intérimaire installé en haïti depuis mars dernier. Mais, il n'a fait aucune annonce de décaissement de fonds.

AHP 5 mai 2004 10:25 AM

 

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Vie chère: la ministre du commerce rencontre les grands importateurs de riz


Port-au-Prince, 6 mai 2004 -(AHP)- La ministre du Commerce Danièle St-Lot a organisé ce jeudi une rencontre avec les importateurs de riz en vue d'étudier les possibilités d'une baisse de ce produit sur le marché local. 

Depuis la mi-mars, le prix du sac de riz a doublé sur le marché en dépit d'une relative satabilisation de la gourde par rapport au dollar. La situation est devenue tellement grave que le premier ministre intérimaire presse la population de changer ses habitudes alimentaires. 

La ministre Saint-Lot avait promis le mois dernier une baisse sustantielle des prix des produits de première nécessité dans les 6 prochains mois. 

Cependant, après  Port-au-Prince, le Cap-haïtien, les Cayes, Jérémie et Jacmel, ce sont les habitants des Gonaïves qui ont élevevé la voix ce jeudi contre la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité.

Selon de nombreux habitants de la ville interviewés par le correspondant local de l'AHP, les parents se trouvent dans l'impossibilité de nourrir leurs enfants. Et les petits détaillants se plaignent de ne pas pouvoir écouler leurs produits. 

Le sac de riz qui se vendait en février encore à 1000 gourdes se vend aujourd'hui à près de  2.000 gourdes. 

Les prix de tous les autres produits de consommation courante ont quasiment doublé. 

Souligant que leur conditions de vie s'est nettement déériorée depuis mars, les Gonaïviens appellent les autotirés intérimaires à agir vite pour mettre un terme à leur misère. 

Le premier ministre provisoire avait promis fin mars une amélioration des conditions de vie des habitants des Gonaïves. Il leur avait également promis à l'occasion une route à 4 voies.

AHP 6 mai 2004  1:00 PM 

** La police nationale d'Haïti a procédé mercredi au démantèlement d'un gang spécialisé dans les actes de kidnapping dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, notamment à Delmas. 

Les policiers affectés à la direction centrale de la police judiciaire ont procédé à l'arrestation de 3 présumés bandits dont deux policiers, qui feraient partie de ce gang. 

L'un dss policiers Harold Gaspard a été présenté par l'inspecteur général Michael Lysius comme un élément dangereux en cavale.

 

http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N06734780.htm

Criminals run amok in Haiti despite U.S. force

06 May 2004 20:34:13 GMT

By Joseph Guyler Delva

PORT-AU-PRINCE, Haiti, May 6 (Reuters) - More than 3,000 escaped convicts are running amok in Haiti threatening individuals and businesses, unrestrained by a U.S.-led multinational force meant to keep the peace, police and residents said on Thursday.

Jails were emptied and prisoners set free across the Caribbean country in February as an armed revolt swept out of the north toward Port-au-Prince , eventually forcing President Jean-Bertrand Aristide from power.

But now many who supported the rebels, such as businessmen, are paying the price and are being kidnapped, shot and robbed by bands of drug dealers and other criminals.

"Armed bandits visited me three times in two weeks and took away all the money I had," said Josue Jeanty, 50, a grocery store owner in the capital, where most of the 3,600 foreign troops led by U.S. Marines are on patrol. The U.S.-led force will be replaced by an 8,000-strong U.N. deployment in June.

Jeanty said the last robbery occurred on Tuesday.

"Should this situation continue, I'll have no choice but to close," he told Reuters on Thursday, calling on the interim, U.S.-backed government appointed after Aristide fled on Feb. 29, to recapture the criminals.

Before the rebellion erupted on Feb. 5, Haiti 's prison population was 3,302, including 2,000 in the Port-au-Prince national penitentiary. But now not one remains behind bars.

Haiti's motley police force, dispirited even before the rebels and former soldiers drove them out of several northern towns, has been whittled down to fewer than 2,500 officers for a country of 8 million.

Several prominent businessmen and members of the wealthy elite have been kidnapped and held for ransom in recent weeks. Last month, the wife of the Bahamian ambassador, Eugene Newry, and her Royal Bahamas Police Force escort, were shot during a robbery attempt in a Port-au-Prince marketplace.

Heavily armed gangs regularly seize truckloads of goods in commercial districts in Port-au-Prince , and more than a dozen people have been killed in the past two weeks, witnesses said.

The situation has become so dire that the United Nations warned from Geneva this week that roadside hijackings and other crimes were threatening the distribution of humanitarian aid in the poorest country of the Americas .

Judicial police director, Inspector General Michael Lucius, said one escaped killer, Herold Bazile, whose street name is "One Bullet in the Head," had formed a gang that included criminal deportees from the United States .

"They are heavily armed, they hit every day. We have been trying to get them, but we haven't succeeded yet," Lucius told Reuters. He said the slum where the gang was based could not be entered by police without suffering high casualties.

 

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Cherté de la vie: des habitants de Port-au-Prince et des petits détaillants de marchés publics de Petit-Goâve crient leur raz-le-bol


Port-au-Prince, 7 mai 2004 -(AHP)- De nombreux pères et mères de famille continuent de crier leur misère à travers le pays, confrontés au drame qu'est devenu depuis deux mois  le phénomène de la vie chère.

Des citoyens qui participaient ce vendredi à une marche organisée par L'Association nationale des Femmes Victimes des Coopératives, ont dénoncé le gouvernement Latortue qui n'a rien ont-ils dit, pour soulager les aouffrances de la population.

Ce que nous voulons aujourd'hui ce sont des actes et non de belles paroles", ontils lancé, rappelent qu'on leur avait promis que leurs conditions de vie commenceraient à changer aussitôt après le départ d'Aristide

Ils ont déclaré en avoir assez de la hausse vertigineuse du coût de la vie. Le prix du sac de riz est passé de 1000 à 2 mille gourdes  en moins de trois mois, ont-ils rappelé.

Ce vendredi, ce sont les habitants de petit-Goâve qui ont crié leur raz-le-bol. Les petits détaillants de plusieurs marchés publics de la ville ont même menacé de se donner la mort, si le gouvernement Latortue refuse d'assumer ses responsabilités.

AHP 7 mai 2004  2:35 PM

 

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Les partisans de l'ancienne opposition au Cap-Haïtien  mécontents de la formule utilisée par les autorités intérimaires pour nommer de nouveaux fonctionnaires dans l'administration publique


Cap-haïtien, 7 mai 2004 -(AHP)- Les ex-rebelles et les partisans de l'ancienne opposition actuellement au pouvoir, sont en désaccord avec le gouvernement intérimaire sur certaines nominations affectuées dans l'administration publique au Cap-Haïtien,

Les anciens opposants qui estiment avoir été ignorés dans le choix de nouveaux fonctionnaires de l'Etat dans la deuxième ville du pays, appellent le premier ministre provisoire à s'asseoir avec avec eux pour éviter que cette situation ne dégénère.

Ils ont menacé de paralyser le fonctionnement des institutions publiques de la ville si le problème n'est pas réglé au plus vite.

Un groupe d'individus qui tentait de s'introduire de force ce vendredi dans le bureau departemental de l'éducation pour réclamer le renvoi  du nouveau responsable en a été empêché par des soldats de la force multinationale.

AHP 7 mai 2004  11:00 AM

 

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AFP

Six personnes tuées depuis samedi

10 mai 2004

Six personnes ont été tuées par des hommes armés dans le nord-ouest d’Haïti au cours du week-end, lors de deux affaires séparées, ont indiqué lundi des médias locaux.

Deux habitants de la ville côtière des Gonaïves ( 171 km au nord-ouest de la capitale), membres d’une « brigade de vigilance locale » destinée à prévenir le banditisme nocturne, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche et un autre blessé par des bandits armés, a indiqué à l’AFP un journaliste local.

Par ailleurs, quatre personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés dans des circonstances inconnues, à Bassin bleu, localité située dans le département du nord-ouest d’Haïti, selon Radio Vision 2000.

 

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Des individus se réclamant de l'ancienne opposition manifestent à Petit-Goâve contre le coût de la vie et pour la révocation de tous les partisans de Lavalas de l'administration publique


Port-au-Prince, 12 mai 2004 -(AHP)- Des individus ayant participé en janvier et février derniers au mouvement GNB anti-Aristide, ont manifesté ce mercredi à Petit-Goâve pour dénoncer la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. 

Ces manifestants ont dénoncé le gouvernement Latortue qu'ils accusent de ne rien faire pour améliorer les conditions de vie de la population. 

Ils ont réclamé par ailleurs des autorités intérimaires qu'elles entreprennent une large opération pour chasser tous les partisans de Fanmi Lavalas de l'administration publique de Petit-Goâve. 

Les proches de l'ancienne opposition ont appelé à la nomination dans l'immédiat d'un nouveau conseil communal et d'un vice-délégué pour la ville de Petit-Goâve. 

Cette manifestation s'est déroulée sans la participation officielle des représentants des différents partis politiques de l'ancienne opposition de la Cité Faustin Soulouque et en l'absence de la police et de la force multinationale déployée dans la région. 

La commune de Petit-Goâve fonctionne sans maire depuis que des individus se réclamant de la plateforme de l'anciennne opposition eurent forcé en mars dernier l'ancien maire Réginald françois à signer sa lettre de démission

AHP 12 mai 2004 1:25 PM 

 

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LE MONDE

En Haïti, l’après-Aristide reste marqué par l’insécurité et par la misère

13 mai 2004

-  Jean-Michel Caroit

La montée de la délinquance, la hausse des prix et l’absence de progrès visibles alimentent une impatience grandissante au sein de la population. Le chef du gouvernement provisoire, en visite à Paris le jeudi 13 mai, invoque la faiblesse de l’Etat et la lenteur de l’aide internationale.

 

Un peu plus de deux mois après le départ en exil de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, la population haïtienne, dont le lot quotidien ne fait qu’empirer, manifeste une impatience grandissante. "Nous ne recevons guère plus de 30 minutes d’électricité par jour", se plaint Lys Ambroise, un habitant de Port-au-Prince qui a bien du mal à faire fonctionner sa petite entreprise d’informatique.

Sur l’avenue John-Brown, au centre-ville, une escouade équipée de pelles et de brouettes rouillées ne sait trop comment s’attaquer aux ordures qui s’accumulent sur les trottoirs et qui obstruent une partie de la chaussée. La revalorisation de la gourde - la monnaie locale - par rapport au dollar n’a pas empêché les prix du riz, de l’huile et d’autres produits de première nécessité d’atteindre de nouveaux sommets. "Nous n’y pouvons rien : c’est la conséquence des pillages qui ont dévasté les entrepôts lors du départ d’Aristide", explique un commerçant.

L’insécurité demeure la grande préoccupation des Haïtiens. "On ne voit pas encore de politique de désarmement avec l’appui de la communauté internationale", déplore Micha Gaillard, un leader de l’opposition à M. Aristide qui apporte aujourd’hui un "appui critique et constructif" au gouvernement de transition. Les attaques à main armée, souvent en plein jour, et les enlèvements avec demande de rançon se multiplient.

"Les "chimères" -milices armées de l’ancien régime-, qui ne reçoivent plus d’argent du palais national ni des ministères, se sont ouvertement reconverties dans la criminalité de droit commun. De dangereux criminels évadés du pénitencier lors des troubles de janvier et de février, ainsi que d’anciens policiers, sont impliqués dans la vague de délinquance qui n’épargne pas les diplomates", raconte un ambassadeur européen.

"Il y a beaucoup de désenchantement. On espérait mieux, surtout en ce qui concerne la sécurité. On a l’impression que le gouvernement patauge dans une boue gluante", résume Rony Smarth, ancien premier ministre. "L’héritage est lourd, mais le gouvernement ne l’a pas bien expliqué. Pourquoi tarde-t-on tant à mettre Aristide en accusation, à placer ses biens sous scellés ?", s’interroge Hérold Jean-François, qui dirige la station Radio-Ibo.

Pas plus que les "chimères", les rebelles du Front du Nord, qui ont porté l’estocade finale au régime de Jean-Bertrand Aristide, n’ont remis leurs armes. Le nord d’Haïti, qui a servi de base à ce front hétéroclite composé de militaires démobilisés et d’anciens partisans déçus de M. Aristide, échappe toujours largement au contrôle du gouvernement. Leur leader, Guy Philippe, laisse planer le doute sur de futures ambitions politiques.

La présence de 3 500 soldats américains, français, canadiens et chiliens a mis fin aux violences politiques et aux pillages. Mais le mandat de cette force déployée dans l’urgence arrive à son terme fin mai. Elle doit être remplacée par 8 322 casques bleus de l’ONU, dont le principal contingent viendra du Brésil. A quelques semaines de son déploiement, on ignore toujours la composition exacte de cette nouvelle force internationale. Les pays francophones africains, comme le Sénégal ou le Bénin, sont sollicités.

"J’espère que, à partir du 1er juin, les troupes des Nations unies se montreront plus actives pour nous aider à désarmer, pour accompagner notre police dans cette tâche", souligne le premier ministre, Gérard Latortue, qui visite Bruxelles et Paris après s’être rendu à Washington. L’une de ses priorités est de renforcer la police, qui compte 2 500 hommes mal équipés et démotivés. Plus de 20 000 candidats se sont manifestés lorsque le ministre de la justice, Bernard Gousse, a annoncé une opération de recrutement de policiers. "On pourra utiliser rapidement d’anciens militaires démobilisés qui n’ont pas participé à des violations des droits de l’homme et qui n’ont pas été impliqués dans le trafic de stupéfiants", assure M. Latortue.

Si le gouvernement provisoire n’obtient pas rapidement des résultats tangibles sur le plan économique et en matière de sécurité, de nouvelles convulsions sont à craindre. Réfugié en Jamaïque, d’où il pourrait prochainement se rendre en Afrique du Sud, M. Aristide compte sur une victoire des démocrates aux Etats-Unis pour faciliter son retour en Haïti. Il a toujours l’appui d’une partie du "black caucus", le groupe parlementaire noir, qui a repris la thèse du "coup d’Etat" monté par l’administration Bush, dont l’ancien président affirme avoir été victime.

Le premier ministre affiche sa volonté de récupérer les biens publics qui auraient été spoliés par les dignitaires du régime déchu. "Quand il est arrivé au pouvoir en 1990, M . Aristide était un prêtre sans le sou. C’est aujourd’hui un des hommes les plus riches du pays. Nous voulons agir sans précipitation, dans le respect de la loi. Il faut rompre avec la tradition de vengeance ; ce sera à la justice de trancher", soutient M. Latortue.

En attendant, la Fanmi Lavalas ("Famille l’Avalanche"), le parti de l’ancien président, a refusé de nommer son représentant au conseil chargé d’organiser les prochaines élections, qui doivent aboutir à la prestation de serment d’un nouveau président le 7 février 2006. M . Latortue, qui a longuement négocié avec les responsables de ce parti, est convaincu que l’ordre en a été donné par M. Aristide, malgré le désir de ses lieutenants de participer aux élections. "Je leur ai donné un nouveau délai. S’ils refusent de participer, les élections se feront sans eux", tranche-t-il.

 

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Nouvelle manifestaion ce vendredi aux Gonaïves: le gouvernement Latortue accusé de ne rien faire pour soulager la misère de la population


Gonaïves, 14 mai 1004 &endash;(AHP)- Des petits détaillants, des écoliers et de nombreux autres membres de la population ont manifesté ce vendredi aux Gonaïves pour protester contre le gouvernement Latortue qui n'a rien fait ont-ils dit, pour améliorer leurs conditions de vie. 

Les manifestants ont dénoncé la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité à travers le pays. 

Ils appellent les autorités en place à agir vite pour soulager leurs souffrances. 

Des partisans du front de résistance des Gonaïves avaient manifesté la veille aux Gonaïves pour réclamer le départ du gouvernement Latortue. 

Ils ont accusé Gérard Latortue d'avoir fait  main basse avec  un secteur de l'ancienne opposition  sur toutes les avenues du pouvoir. 

Ils ont également reproché à l'équipe en place d'avoir exclu ceux qui avaient pris les armes pour renverser le président Aristide.

AHP 14 mai 2004 3:10 PM

 

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Grave recrudescence de l'insécurité à Port-au-Prince: au moins 5 assassinats par balles au cours de la journée de vendredi 

Port-au-Prince, 14 mai 1004 &endash;(AHP)- Au moins 5 personnes ont été tuées par balles pour la seule journée de vendredi par des individus armés en différents points de la capitale. 

Un caissier répondant au nom de   Gabriel Vilsaint Vilmar a été tué par balles ce vendredi dans un mini-market à la Rue Fernand en face du bâtiment administratif  de la Téléco.  

La victime qui a reçu deux balles au dos, a rendu l'âme sur le chemin de l'hôpital. 

Selon les témoins, les hommes armés chaussés de bottes qui ont emporté toute la recette de la matinée, sont repartis tranquillement  avant l'arrivée de la police. 

Ils ont déploré que des membres du service sécurité de la Téléco  qui se trouvaient à deux pas se soient enfuis  au premier tir dissuasif des bandits. 

En milieu de journée, deux cambistes ont également été tués dans le centre-ville. Un agent de sécurité abattu dans la banlieue de Pétion-Ville, alors qu'un autre assassinat a été perpétré à Delmas. La victime est le gardien d'une maison privée qui a été pillée. 

Depuis environ deux mois, les cas d'insécurité ont augmenté dangereusement dans la capitale. 

Si les problèmes politiques, économiques et sociaux sont avancés pour tenter de justifier en partie cette escalade, beaucoup relèvent que de nombreux individus incarcérés pou vols, kidnapping et autres trafics de toutes sortes ont été libérés par les rebelles lors de la prise des commissariats de police au cours de l'insurrection anti-Aristide. 

De nombreux autres ont été relâchés par les partisans de l'ancienne opposition aussitôt après le départ précipité d'Aristide par les partisans de l'ex-opposition. 

Alarmé par les proportions de l'insécurité,  la chambre de Commerce d'Haïti (CCIH), une institution membre du groupe des 184 (ancienne opposition) a déclaré espérer une amélioration du climat de sécurité au Centre commercial de Port-au-Prince. 

Le président de la CCIH a informé jeudi qu'une commission du secteur privé des affaires s'est déjà entretenue avec l'état major de la police autour de la situation. 

Les responsables se sont engagés, a-t-il dit, à adopter des mesures pouvant garantir la sécurité dans le pays.

AHP 14 mai 2004 11:45 PM 

 

*** Le ministre de la justice , Bernard Gousse met la recrudescence de l'insécurité sur le dos du black-out.

*** Le conseil de l'Université dénonce une agressuion perpétre jeudi contre son representant au "Conseil des sages", Christian Rousseau. Il presse les autorites intérimares d'assumer leurs responsabiltés

 

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En Haïti, le problème du désarmement des milices reste entier

15 mai 2004

-  Jean-Michel Caroit

"On estime à environ 25 000 le nombre de personnes détenant des armes illégalement", calcule Jacques Juvigny, un jeune sociologue haïtien recruté par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour mener à bien un projet pilote de désarmement.

Tout le monde le répète : la "stabilisation" et la démocratisation en Haïti passent par le désarmement de la population. A part une poignée d’opérations symboliques au cours desquelles des chefs de gangs ont remis quelques armes souvent hors d’usage, le problème reste entier, alors que la force internationale s’apprête à laisser la place aux casques bleus onusiens.

"Pour que le désarmement soit durable, il faut qu’il soit accompagné d’une action communautaire de réinsertion", soutient Jacques Juvigny. "Pour beaucoup de jeunes, les armes sont devenues des moyens de survie. Il ne suffit pas de leur enlever, car ils peuvent facilement s’en procurer", ajoute-t-il.

PROJET PILOTE

Inspiré d’expériences réalisées en Afrique, le PNUD a choisi le quartier populaire de Carrefour-Feuilles, à Port-au-Prince, pour son projet pilote. Depuis plus d’un an, un travail d’approche a été engagé pour gagner la confiance de la population de ce quartier. De jeunes "promoteurs pour la paix" ont été sélectionnés dans chacune des vingt-cinq zones du quartier. "Au début, une partie de la population était réticente, ne comprenant pas qu’on organise un programme en faveur des délinquants", raconte Jacques Juvigny. Les animateurs ont organisé des tournois de football et des concours artistiques pour expliquer leur projet de réinsertion.

De premiers résultats sont enregistrés. "Dans le secteur de Savane Pistache, l’un des plus durs, des jeunes ont remis leurs armes aux notables du quartier", se félicite M. Juvigny. Doté d’un budget initial de 400 000 dollars, ce projet pilote "Désarmement, démobilisation, Réinsertion" (DDR) n’a pas fait l’objet de publicité. "Le bouche-à-oreille fonctionne. Nous avons été contactés par des membres de gangs d’autres quartiers, par d’anciens policiers et même par des enfants des Cayes et de Petit-Gôave -deux villes de province-", raconte l’animateur du projet DDR. "Les armes sont chaudes. Ils veulent s’en débarrasser car la rumeur circule que les forces internationales vont être plus agressives. Certains nous demandent de l’argent, d’autres une moto en échange de leur arme".

MARCHÉ INFORMEL

Selon plusieurs informateurs, un marché d’armes informel s’est ouvert aux Cayes, dans le Sud-Ouest d’Haïti. Des Jamaïcains viennent y acheter à bon prix des revolvers mais aussi des armes automatiques, comme les T65 prisées des chefs de gangs. Le PNUD a établi une typologie des groupes armés distinguant neuf catégories, depuis les zenglendos (bandits) jusqu’aux milices d’autodéfense créées dans les quartiers bourgeois. Leur arsenal va des armes créoles, de fabrication artisanale, jusqu’aux mitrailleuses et aux grenades en possession des rebelles du Front du Nord.

"Le nombre d’armes en circulation a brutalement augmenté à partir de 2000 -l’année du retour de Jean-Bertrand Aristide à la présidence-. Des témoignages concordants font état de distribution d’armes par les chefs des OP (Organisations populaires), surtout après le lancement du mot d’ordre "Zéro tolérance". Les OP, constituées en brigades de vigilance, sont passées des machettes et des armes créoles aux pistolets et aux armes automatiques. De la défense du quartier, beaucoup ont glissé dans la criminalité, utilisant leur arme comme moyen de survie", explique Jacques Juvigny.

 

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Au moins un mort lors d’une manifestation pro-Aristide

18 mai 2004

Une manifestation réclamant le retour du président déchu d’Haïti Jean-Bertrand Aristide a dégénéré mardi à Port-au-Prince, la police lançant des gaz lacrymogènes et effectuant des tirs de sommation. Au moins une personne a été tuée.

Plusieurs milliers de manifestants ont marché en direction du palais national, non loin de la cathédrale où le président par intérim Boniface Alexandre assistait à la messe.

La police anti-émeutes a tiré pour disperser la foule, qui s’est mise à lancer des pierres. Un manifestant de 23 ans, Titus Simpton, a été tué par balles, sans que l’on sache d’où venait le tir mortel.

Aristide, actuellement en Jamaïque mais qui doit partir en exil en Afrique du Sud, affirme que Washington l’a contraint à démissionner le 29 février, après trois semaines de soulèvement en Haïti.

La manifestation de mardi se déroulait le jour du Drapeau, le 18 mai, qui commémore cette journée de 1803 où les insurgés haïtiens choisirent Jean-Jacques Dessalines pour succéder à leur chef, le général Toussaint Louverture, mort un mois plus tôt dans une prison française. Furieux de voir le drapeau français sur la table de conférence, raconte l’histoire, Dessalines arracha la bande blanche de l’étendard tricolore, symbolisant les colons blancs contrôlant Haïti. Les bandes rouge et bleue furent ensuite cousues ensemble pour former le drapeau haïtien, tel qu’il est aujourd’hui, malgré quelques péripéties en cours de route.

 

http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=worldNews&storyID=5183974

Police Break Up Pro-Aristide Rally in Haiti
Tue May 18, 2004 05:54 PM ET

By Joseph Guyler Delva

PORT-AU-PRINCE, Haiti (Reuters) - Police used tear gas and fired assault rifles in the air on Tuesday to break up a peaceful march by about 10,000 supporters of ousted Haitian President Jean-Bertrand Aristide.

Thousands of people poured out of the slums to demand his return, making it one of the largest demonstrations of lingering support for Aristide since the former parish priest was driven into exile on Feb. 29 by an armed revolt and U.S. pressure to quit.

Bearing photos of Aristide and wearing T-shirts with his image printed on them, the crowd chanted: "Long live Aristide, love you forever Aristide."

"We have not voted for (interim Prime Minister) Gerard Latortue, we have not voted for (interim President) Boniface Alexandre. We voted for Aristide," said Marlene Joanis, 29, a resident of the city center shantytown of Bel-Air.

A short time later, as the march approached the National Palace where the U.S.-backed interim government was holding a ceremony, riot police supported by U.S. Marines began to lob tear gas canisters and to fire dozens of rifle rounds in the air to scatter the crowd.

The United States , now leading a 3,600-strong peace force in Haiti , had repeatedly criticized the Aristide government for not tolerating dissent by sending police and street thugs to break up anti-Aristide rallies when he was still in power.

"I would like to know if this is the kind of democracy the U.S. and France have promised the Haitian people who are now prohibited from marching peacefully," said Lesly Gustave, a leader of the march organized by Aristide's Lavalas Family party.

Police Inspector General Etienne Saint-Gourdin told Reuters the force dispersed the demonstration because it was illegal.

"We had not received any request for a demonstration by Lavalas," he said.

Lt. Col. Dave Lapan, a spokesman for the multinational U.S.-led force, said the Marines backed up the police operation because police said the march was illegal.

But organizers of the rally showed journalists a May 10 letter the Lavalas party had written to police informing them of the planned march. It carried what appeared to be a police stamp acknowledging its receipt on May 12.

Witnesses said four people were detained. But police said no arrests had been made.

Aristide was once regarded as a champion of Haiti 's fledgling democracy when he opposed the Duvalier family dictatorship, but he was accused by his critics in recent years of corruption and despotism. He is temporarily staying in Jamaica .

South Africa has offered him a temporary abode until he finds a place of permanent asylum. Aristide's spokesman in Jamaica said he was awaiting formal word of the offer from South Africa .

 

http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4882

POLITIQUE

Incidents lors d’une manifestation des partisans de l’ancien président Aristide
Posté le 18 mai 2004

Des incidents ont éclaté mardi à Port-au-Prince lors d’un rassemblement organisé par des partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide perturbé par des anciens militaites.

Au moins trois personnes ont été blessées par balles, deux policiers et un manifestant, a confirmé un responsable de la police à Haiti Press Network. Les blessés sont actuellement soignés dans un hopital, a encore précisé le responsable de la PNH.

Plusieurs centaines de personnes, selon la police plus de 5000 selon les organisateurs avaient pris part à la manifestation au cours de laquelle les participants de l’ancien Président ont réclamé son retour au pouvoir et dénoncé « le coup d’Etat qui avait contraint M. Aristide à quitter les pays le 29 février écoulé ».

Les incidents ont éclaté dans le centre-ville lorsque des anciens militaires armés ont voulu stopper la manifestation qui était partie du quartier populaire du Bel-air ancien bastion de l’ex-président Aristide. Des militaires américains qui suivaient la marche sont alors intervenus et procédé à quelques arrestations. Huit militaires démobilisés ont été initerpellés et sont placés en garde à vue au commissariat de Port-au-Prince, a encore précisé le responsable de la PNH. Une quantité d’armes à feu ont été confisquées dont un T-65, 4 fusils M1, un Fall et trois armes de poing.

 

http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4883

POLITIQUE

Les locaux de Radio et Télé TiMoun mis sous scellés
Posté le 19 mai 2004

Un juge de paix a apposé mardi des scellés sur les locaux de Radio et Télé Ti Moun, deux stations appartenant à l’ancien président Jean Bertrand Aristide, a-t-on appris mercredi.

L’opération a été conduite mardi soir par un juge accompagné d’une équipe d’agents de la PNH , ont constaté des témoins. Aucun incident n’a été signalé.

D’autre part, le gouvernement a décidé de faire passer l’Université de Tabarre appartenant à l’ancien président Aristide, dans le patrimoine de l’Université d’Etat d’Haïti. Cette décision a été prise à l’occasion de la fête du drapeau le 18 mai qui est également celle de l’Université.

Depuis le départ en exil de M. Aristide le 29 février écoulé,Radio Ti Moun avait continué à émettre tandis que la télévision avait arrêté ses émissions quelque temps après les événements. C’est la première mesure de mise sous séquestre prise sur des biens de l’ex-président qui vient d’obtenir l’asile politique en Afrique du Sud. La résidence de M. Aristide dans le quartier de Tabarre a été pillée au lendemain de son départ. Les locaux d’une Université privé « Université de Tabarre » appartenant également à M.Aristide sont occupés par les militaires américains de la Force multinationale.

Mardi des partisans de l’ancien président ont manifesté dans les rues de la capitale pour exiger son retour au pouvoir. La manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, selon les organisateurs, a été dispersée par la police. Au moins trois personnes ont été blessées par balles dont deux policiers. Les partisans Lavalas (parti fondé par Jean Bertrand Aristide) ont déploré quatre morts dans leur rang. « Nous avons perdus quatre militants abattus par des policiers haïtiens, trois corps ont été emportés par des militaires américains »,a témoigné un manifestant. Cependant, cette information n’a pu être confirmée de sources indépendantes.

 

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Condamnation des violences meurtrières commises contre les militants Lavalas à l'occasion du 201ème anniversaire de la fête du drapeau


Port-au-Prince, 19 mai 1004 -(AHP)- La Coalition Nationale pour la Promotion et le Respect des Droits de l'Homme (CNPRDH), a condamné mercredi l'intervention brutale de la police encadrée par des soldats de la force multinationale, contre une manifestation pacifique de partisans de Fanmi Lavalas.

Plusieurs  dizaines  de milliers de militants Lavalas manifestaient mardi à Port-au-Prince pour réclamer la fin des persécutions politiques contre les partisans du président Jean Bertrand Aristide dont ils ont réclamé le retour au pouvoir.

Au moins un militant Lavalas, Simpson  Titus, 23 ans, a été tué par balles par des agents de la police alors que la manifestation s'approchait de la zone du Champ-de-mars où se trouve le palais présidentiel.

Des agents de la Cimo et des membres d'un nouveau corps qui aurait récemment été formé avec d'anciens membres des forces armées dissoutes, ont alors ouvert le feu sur les manifestants, tuant de plusieurs balles dans la tête le jeune Simpson et blessant plusieurs autres.

Le porte-parole de la CNPRDH le pasteur Normil Dorvil, a estimé que rien ne peut justifier cette intervention des agents de la PNH.

Normil Dorvila a réclamé l'ouverture d'une enquête sérieuse autour de ces incidents meurtriers afin d'identifier les auteurs de ces actes de violence et que des sanctions soient prises contre eux. Il exige également la libération des personnes arrêtées illégalement.

Le porte-parole de la force multinationale a fait savoir que les soldats étrangers n'ont rien à voir avec les violences enregistrées. Ils ont aidé a-t-il dit, à la dispersion de la manifestation parce le directeur général de la police nationale, Léon Charles,  leur a dit qu'elle était illégale.

Pour sa part, le leader de l'organisation  Jeunesse Pouvoir Populaire (JJP) René Civil, s'est déclaré consterné par la campagne de persécutions enclenchée a-t-il dit, contre les partisans de Fanmi Lavalas par le pouvoir en place.

René Civil qui s'est mis à couvert depuis les événements du 29 février dernier, appelle les militants de Fanmi Lavalas à poursuivre la mobilisation pacifique en vue du retour de la démocratie en Haïti.

Il invite les lavalassiens à ne pas se laisser faire par ce qu'il appelle les forces anti-changement qui cherchent à les réduire au silence.

Des reporters de deux stations de Radio membres de l'ANMH dont déclaré avoir été invectivés par les manifestatnts Lavalas qui les auraient accusés de s'être mis au service de l'ancienne opposition.

 Au Cap-Haïtien, au moins 3 partisans de Fanmi Lavalas ont été arrêtés mardi lors d'une manifestation.

La police de cette ville a accusé les militants Lavalas d'avoir voulu troubler la paix publique.

Parallèlement, des rebelles en armes sont intervenus et ont tiré en l'air pour disperser le rassemblement des militants Lavalas.

AHP 19 mai 2004 12:10 PM

 

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Recrudescence des actes d'insécurié dans la commune de Marigot


Marigot, 20 mai 1004 &endash;(AHP)- Les actes d'insécurité sont en constante augmentation dans la commune de Marigot depuis les évenements ayant suivi le départ précipité du président Aristide le 29 février. 

Des individus armés ont pillé le local abritant l'annexe de la Téléco dans la commune. Ils ont également emporté tout le matériel du principal centre de santé de la ville. 

La population locale appelle les autorités intérimaires a procéder au désarmement des groupes armés responsables, selon elle, de la recrudescence des actes de violence.

AHP 20 mai 2004 11:10 AM

 

http://www.haitipressnetwork.com/newsprint.cfm?articleID=4899

SOCIÉTÉ

Des civils armés intimident les policiers aux Gonaïves

Posté le 22 mai 2004

« Le policier est maintenu dans des conditions si humiliantes physiquement et moralement que je ne serai pas surpris qu’un jour l’un d’entre nous se suicide », a confessé un policier affecté au commissariat de la ville des Gonaïves.

Logé sur une place publique, le bâtiment qui abrite le nouveau commissariat et la direction départementale de l'Artibonite aux Gonaïves ne répond pas aux normes de sécurité les plus élémentaires. Dépourvu de murailles, une foule omni présente y grouille autour, aucun policier ne tient la garde à l’entrée. On entre et on ressort comme dans un moulin au commissariat central des Gonaïves. Dans le dortoir, posés à même le sol, deux matelas servent de lits aux policiers qui ne sont pas originaires de la ville. Ils partagent avec les codétenus une toilette de fortune et se plaignent entre autres de leur salaire qui n’est pas ajusté en dépit de l’inflation et de la dévalorisation de la monnaie locale.

Je rencontre dans la salle de poste quatre policiers en uniformes dont un seul est armé. Ils consentent à ce que j’enregistre l’entrevue mais entendent garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, disent- ils. Ils m’expliquent qu’ils se font désarmer ou frapper très souvent par des civils armés à l’intérieur même du commissariat. Ils déclarent faire l’objet également d’un acceuil mitigé de la part de la population civile de cette ville.

Sur un effectif de 80 dont le tiers est en affecté quotidiennement, Les policiers présents avouent que les absentéistes sont nombreux et estiment que ceux-là seuls « ki gen grenn nan bouda » osent se présenter à leur poste.

Nous avons rencontré le commissaire principal, Plonquet Joseph, pour tenter de faire le point sur la question.

Il est issu de la première promotion de la police et peut se vanter d’un parcours honorable. Agent III, il a été affecté premièrement au commissariat de Delmas puis est devenu responsable du commissariat de Cité soleil avant d’être promu inspecteur. Il fut affecté à Péligre et par la suite nommé commissaire municipale tour à tour à Fort-Liberté, Lascahobas, Acul du Nord, Gros-morne et Gonaïves. Il fut désigné directeur départemental du Nord-est avant de remplir, cette année, la même fonction dans le département de l’Artibonite.

La problématique de l’espace n’échappe pas au nouveau directeur mais pour lui aucun espace n’est jamais suffisamment sécurisé. « Tous les commissariats de police en Haïti sont prenables », soutient- il avant d’ajouter « la sécurité de nos locaux est assuré par la population elle-même », en vertu du contrat tacite passé entre les forces de l’ordre et la population civile qu’elle est appelée à « servir et protéger. »

Pour ce qui est des incidents dont se disent victimes des policiers de la part d’hommes armés, M. plonquet déclare qu’il s’agit là d’actes de « personnes mal intentionnées qui tardent à se rendre à l’évidence de l’établissement d’un état de droit en Haïti. » Il s’empresse d’assurer que des dispositions spéciales – sans les nommer – sont prises depuis le 10 mai pour parer à la répétition de tels actes.

Concernant l’incident du 24 avril, M. Plonquet explique que ce jour là un groupe d’une trentaine d’hommes - se réclamant du front de résistance des Gonaïves - la plupart armés, ont fait irruption au commissariat et pris de force un véhicule que des policiers accompagnés de la force multinationale avaient confisqué la veille, lors d’un contrôle routier. Conciliant, le Directeur départementale a classé cet incident au rang de cas isolé et s’est refusé de l’interpréter comme une volonté de ce regroupement, récemment transformé en parti politique, de défier la police.

Il a estimé satisfaisant le niveau des relations entre la police et la population des Gonaïves.

Selon différents témoignages des habitants de cette ville les policiers n’étaient pas en odeur de sainteté avec la population, principalement durant les 5 derniers mois du régime déchu, en raison des abus de pouvoir exercer par cette force censée la protéger. Elle était dénaturée et sa présence inspirait davantage la peur que l’assurance.

Pour sa part, le porte-parole du front, Winter Etienne, avare de commentaires, s’est borné à déplorer le fait que « le haut état major de la police se contente de transférer les policiers véreux au lieu de les renvoyer. »

 

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Les anciens militaires arrêrtés le 18 mai quittent le commissariat  avec trois des armes 11 armes confisquées


Port-au-Prince, 24 mai 1004 &endash;(AHP)- Les anciens militaires arrêtés mardi par la force multinationale pour port illégal d'armes et circulation en tenue de camouflage  ont finalement quitté dimanche le commissariat  de police après que les autorités policières eurent accepté de leur remettre 3 des armes saisies. 

Les anciens militaires avaient affirmé  qu'ils ne quitteraient pas le commissariat tant que les autorités ne leur auraient restitué toutes les armes confisquées au moment de leur arrestation. 

Ils avaient également conditionné leur départ du commissariat où ils étaient détenus à une décisison de justice. 

Une vive tension avait régné une bonne partie de la journée de dimanche dans l'aire du champ-de mars après le circulation de nouvelles selon lesquelles les hommes de l'armée du Nord s'apprêteraient à libérer leurs collègues enfermés au commissariat avec toutes les armes confisquées.

AHP 24 mai 2004 11:55 AM 

 

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Le KONAKOM appelle les autorités intérimaires  à  désarmer tous les groupes détenteurs d'armes illégales à travers le pays

Port-au-Prince, 31 mai 1004 -(AHP)- Le leader du KONAKOM Victor Benoit, a appelé dimanche les autorités intérimaires  à  désarmer tous les groupes détenteurs d'armes illégales à travers le pays. 

Victor Benoit qui était en tournée le week-end écoulé dans le Plateau-Central, a estimé indispensable le désarmement pour la mise en branle du processus électoral. 

Si rien n'est fait en ce sens, les condidats auront du mal à faire campagne librement en toute sécurité, a-t-i indiqué. 

Il s'est également prononcé contre la chasse aux sorcières.

Le KONAKOM rejoint ainsi la position de Fanmi Lavalas qui réclame le désarmement et la fin des persécutions  contre ses membres pour intégrer le processus électoral. 

Les populations de plusieurs départements dont le Plateau-Central, vivent une situation particulière , en raison de l'inexistence de l'autorité de l'Etat. 

Ces zones continuent de subir la loi des rebelles en dépit de la présence de la force multinationale. 

Une vive tension a régné dimanche à Petit-Goâve lorsque des individus armés ont incendié à l';aide d'une grenade le sous-commissariat de police situé à l'entrée de la ville. 

Cet incident s'est produit quelques heures après une altercation entre des agents du CIMO et le nommé Ti Kenley qui s'était auto-proclamé commandant de Petit-Goâve.

La police a effectué des arrestations  parmi les partisans de l'ancienne opposition, dont Ti Kenley, dans le cadre de cette affaire.

 Les partisans du mouvement GNB ont érigé des barricades et forcé la police de libérer leurs camarades.  

Des soldats de la force multinationale ont été dépêchés sur les lieux dans le but d'aider à rétablir la paix àdans la ville.

AHP 31 mai 2004 11:40 AM 

 

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James B. Foley se félicite du déploiement  de la force onusienne en Haïti


Port-au-Prince, 1er juin 2004 -(AHP)- L'ambassadeur américain en Haïti James B. Foley,  s'est félicité du déploiement ce mardi de la force onusienne enn Haïti. 

Selon M. Foley, la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti doit contribuer à créer un climat de paix et de sécurité dans le pays. 

Toutefois, ce qui est le plus important dans cette démarche, a-t-il dit, est que les différents acteurs engagés dans le pays travaillent  à la professionnalisation de la police nationale d'Haïti.

 

AHP 1er juin 2004 3:50 PM 


***Des inconnus armés ont criblé de balles au moins 4 maisons à Petit-Goiave dans la nuit de lundi à madi.

Selon des notables de la vile, ces actes ont été commis par des membres de l'ancienne opposition et visaient des des proches de Fanmi lavalas.

En efffet, un cadrre du parti, Frédéric Pénès, a été légèrement touché alors qu'il se trouvait dans son lit.

De nombreuses douilles de pojectiles ont été retrouvées à l'intérieur des maisons criblées.

***Au moins 6 personnes ont blessées par balles lundi aux Gonaïves dans des echauffourées entre des habitants des quartiers de Raboteau et de Jubilé Blanc. 

Ces incidents ont éclaté après que les hommes de Raboteau eurent tenté de récupérer une motocyclette confisquée par des hommes armés de Jubilé Blanc.

***Le météorologue Renand Jean Louis, a fait savoir que la saison cyclonique débute ce mardi en Haïti.  

Renand Jean Louis appelle les hauitiens à la précaution mais il faudra attendre a-t-il précise les mois d'oût et septembre pour savoir si Haïti  sera touché. 

Il a indiqué qu'il y a de forts risques d'inondations si la pluie continue de tomber.